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ACTUALITE 2013

15 décembre 2013

Actualités cinématographiques :
- The immigrant de James Gray, trop mélodramatique à mon goût
- Avant l’hiver, de Philippe Claudel, dont les premières minutes ont, à mon sens, un défaut majeur puisqu’on y apprend qu’un des personnages essentiel à l’intrigue est mort ! Le suspens est donc partiellement cassé, d’entrée, ce qui m’a agacée (d’autant qu’on revoit ensuite le personnage vivant, bien central, le film n’étant plus qu’un long flash-back jusqu’à sa mort). Hors cet agacement initial, j’ai néanmoins apprécié ce film, superbement servi par ses comédiens.
- Chez nous c’est trois, de Claude Duty, sorti en juillet, n’est plus sur les écrans, mais, bonne nouvelle : on le trouve à présent dans les commerces, avec, en prime le moyen-métrage La peinture à l’huile du même réalisateur…


…de quoi faire des heureux pour Noël. A moins qu’on ne préfère offrir une Alfa Roméo…


… dont je souhaite me séparer. Elle date de 1995, mais n’a que 55000 km. On peut me joindre par mail si on est intéressé simarese@wanadoo.fr
Pour ma part j’ai déjà reçu des cadeaux (d’amis aussi généreux que rusés, car me sachant allergique à Noël, ils organisent de comparables agapes de manière décalée : le 10 décembre). J’ai donc eu, choix judicieux, des chocolats, et trois livres, le premier récemment paru et abondamment illustré…

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… offert par Philippe Davenet, qui est le « chouchou » de ma chère Mira, ravageant mes fauteuils de joie dès qu’il arrive :


Les deux autres livres fleurent bon la poussière des greniers (qui est aussi la poussière de nos mémoires) : un album scolaire délicieusement désuet (édition d’origine 1853, réédition 1925)…


… et un pastiche incongru des voyages de découvertes…


… inévitablement assorti de naufrages (parfois causés par des sirènes !). L’humour règne à toutes les lignes (avec une mise en page toujours différente), et je dois résister à l’envie d’en porter ici la totalité pour ne vous en livrer que 4 de ses 40 pages :

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Cette « somme » géographique et historique d’une île minuscule au large de l’Irlande est aussi un « bijou » par sa taille : 10 cm/14,5. Dans ma bibliothèque il voisinera avec deux autres ouvrages nains, dont le premier (8cm./10), relié, publié en 1945 à Lyon…


… a la particularité de comporter une préface signée Charles Forot (1890-1973)…


…plus longue (63 pages) que le texte qu’elle présente (38 pages). Cette préface, ouvrant sur un poème dédié à la religieuse est en fait une espèce de rêverie sur ce personnage. Charles Forot fut en effet poète, éditeur, et créa dans sa maison ardéchoise (dite « le pigeonnier ») de Saint-Félicien, un foyer culturel très fréquenté, comportant même un théâtre de verdure où se produisaient régulièrement auteurs et comédiens. Ce fut une mode que ces théâtres de verdure, car j’en connus un dans mon village natal, ayant hélas déjà perdu son usage dans mon enfance…


… après avoir connu pire utilisation pendant la dernière guerre…


… et n’être plus que ruines à présent


On sera peut-être curieux de savoir quel fut le propriétaire de cette aimable construction ? Il s’agit d’Albert Parissot (1845-1911), sénateur de l’Eure, dont la mémoire, injustement négligée, m’a semblé mériter un site internet, justement titré : Qui se souviendra d’Albert Parissot ? J’avais créé ce site, très modeste, en 2004. Je viens de le refondre complètement (grâce à des documents inédits), en élargissant le sujet à d’autres personnages et d’autres lieux de ce village (Beaumont-le-Roger) ; c’est un texte qui fait à présent l’équivalent d’une cinquantaine de pages, entrelardé de 163 photos. J’y espère beaucoup de visiteurs !
Revenons à Charles Forot : il ajoute également à son petit livre, une postface consacrée à Claude Joseph Dorat, dit Chevalier Dorat (1734-1780)…


... qui fut… mousquetaire du Roi avant de verser dans la littérature, avec notamment une tragédie qui connut le succès : Régulus, qui me ramène une nouvelle fois à mon village natal, où ce personnage romain…


... sonne heures et quarts d’heure en haut du clocher de l’église Saint-Nicolas.
Donc, Dorat produisit, entre autres ouvrages, une traduction versifiée des Lettres de la religieuse portugaise. C’était d’autant plus une curiosité que le manuscrit portugais avait été, dès la première édition, déclaré perdu ! En fait il n’avait jamais existé car ces épistoles brûlantes avaient été rédigées directement en français par Gabriel Joseph de Lavergne, comte de Guilleragues (1628-1685), qui les publia d’abord anonymement (1669) puis s’en prétendit le 1er traducteur, avançant même, comme une indiscrétion, qu’il les avait tenues de leur destinataire, son ami Noël Bouton, marquis de Chamilly, comte de Saint-Léger (1635-1715)…


… lequel avait guerroyé au Portugal. On pista ses déplacements, découvrant que l’un d’eux avait dû frôler un couvent dans la ville de Béjà. Recoupant ensuite dates et patronymes des nones, on crut identifier l’amoureuse, nécessairement de bonne et ancienne lignée : Marianna Alcoforado (1640-1723). Le succès de ces lettres continua, il en parut d’apocryphes (qui bernèrent, entre autres, notre Dorat, qui en troussa une « traduction » en vers tout comme pour les 5 lettres originelles) et même : des réponses de celui qui aurait suscité pareille passion ! La bataille continua également entre littérateurs, jusqu’à notre siècle, qui penchant pour que l’auteur soit Guilleragues, qui pour Marianna (Philippe Sollers, dernier en date). Tout ce beau monde semble cependant d’accord pour ne point accorder la paternité des lettres à M. De Chamilly, dont Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon……


… rarement porté à l’indulgence, disait qu’il « avait si peu d’esprit qu’on en était toujours surpris, et sa femme, qui en avait beaucoup, souvent embarrassée. »
Le second ouvrage nain (7 cm/11) de ma bibliothèque…


… porte le titre d’un des 9 textes courts qu’il contient. Aucune date de publication n’y figure, mais je suis néanmoins certaine que c’était avant 1954, car sa propriétaire Simone Gabriez a noté, sur la dernière page, outre son identité, la date de l’achat : 18.8.54. Ce livre est donc passé d’une Simone à une autre Simone, sans que nous sachions quoi que ce soit l’une de l’autre, car je l’ai acquis (comme le précédent) chez un bouquiniste.
Et j’ai encore plus petits : un calendrier de 1947 (3,8cm/5,7)…


… et ce que je considère comme l’ouvrage le plus précieux de toute ma bibliothèque : un manuscrit (3cm/4), de 120 pages, cousues main…


… écrites en latin, de plusieurs mains pieuses, et qui ne sont guère lisibles qu’à la loupe :

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Ce dernier n’est pas dans ma bibliothèque, mais enfermé dans un petit fourreau de suédine, à sa taille, qui contint un bijou. Et le fourreau enfermé dans ma « boîte aux trésors », ce qui lui assure une double protection contre la lumière, ennemie de l’encre et du papier. J’avais trouvé cet « Ordinaire de la messe » il y a bien longtemps, alors qu’avec mon mari, si amoureux des livres, nous musions dans le bric-à-brac des Chiffonniers d’Emmaüs. C’est à la mémoire de ce mari, Alberto Arèse, que je dédie cette dernière actualité (quelque peu bibliophile) de l’année 2013, qui l’ôta à mon affection, le 4 juin.


3 Décembre 2013

Donc, comme prévu quand Jérôme Tabouelle était venu voir notre musée du CHENE, nous allâmes à notre tour, visiter le « sien » : la merveilleuse Fabrique des savoirs d’Elbeuf. Si merveilleuse que mes genoux supportèrent sans broncher de me porter toute la journée dans ce dédale, depuis les salles du musée à ses réserves, que séparent des couloirs labyrinthiques ! Je connaissais déjà les salles, pour être venue plusieurs fois, mais je n’avais pas encore vu l’exceptionnelle exposition de grosses bê-bêtes préhistoriques ….


….qu’aiment tellement les bambins (et que je conseille également aux adultes. Elle dure jusqu’au 9 mars 2014), comme je n’avais pas eu le bonheur de pénétrer dans les réserves – qu’on aurait tort d’imaginer poussiéreuses et en désordre, car tout y est inventorié, classé, à l’abri de la lumière et de l’humidité. La Fabrique des savoirs est comparable à un iceberg : il y en a plus sous la surface qu’au-dessus !
Je retrouvais encore des bê-bêtes à une autre exposition…


… se tenant au Conseil Régional, dans ce beau bâtiment qui fut une caserne Louis XVI. Elle avait été conçue dans la cadre du 31° festival du livre de jeunesse, en collaboration avec l’Association Lire et faire lire 76 et grâce au prêt gracieux des œuvres du musée strasbourgeois Tomi Ungerer, du nom de l’artiste :


Elle s’achèvera le 5 janvier 2014. L’association lire et faire lire 76 (www.lireetfairelire.org) est très active puisque chaque semaine en Seine-Maritime, près de 400 bénévoles vont à la rencontre d’enfants, dans divers établissements scolaires, crèches, centres de loisirs, centres sociaux, hôpitaux, foyers de l’enfance, médiathèques. Les livres ne sont donc pas en danger de disparaître. Ouf !
Autre association très active : le C.H.S., abréviation de Centre d’histoire sociale de Haute-Normandie fondé en 1984 par le regretté Jean-Pierre Engelhard, afin de sauver monuments et machines industriels (dont on se souciait peu avant lui). Son fils a repris le flambeau de l’association (www.expotec103.com) et du musée …


… invitant à fêter la saint Eloi :

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Nous étions également invités à participer à la reconstruction d’un four à pain…


… proche du musée, et qui a été victime, le 28 août 2013, d’un incendie volontaire :


Ce four avait été découvert fort dégradé, alors que son propriétaire s’apprêtait à le détruire. Il accepta d’en faire don à l’association, qui le démonta, et le reconstruisit sur ce site de la Pannevert. J’étais de son inauguration en 1989, et il m’est arrivé d’y acheter pain ou brioches car des élèves de l’Ecole de boulangerie y cuisaient de régulières fournées. On y fêtait d’ailleurs, en mai, la saint Honoré, patron des boulangers et pâtissiers. On peut constater qu’il avait fière allure, sur cette photo prise deux mois avec l’incendie :


Le vandalisme sévit d’ailleurs sur tout cette promenade pourtant charmante des rives du Robec et de l’Aubette, car toutes les vitres des bâtiments bordant les rivières ont été pulvérisées. Ma promenade fut donc d’autant plus triste que j’ y avais connu des moments heureux sur avec des membres de ma famille à présent disparus.
Cette tristesse perdura au retour, où je m’arrêtais à une autre exposition (de photographes), dont le thème n’incitait pas à la gaité…


… malgré l’affiche cocasse :




23 novembre 2013

Les manuscrits pullulent. On ne les voit pas, mais ils circulent autour de nous, ils nous encerclent, nous assiègent discrètement, se déplacent sous des camouflages divers, à l’intérieur des sacs à mains Hermès, des besaces de routards ou des mallettes directoriales, des sacs postaux, des wagons de trains à grande vitesse, des camionnettes jaunes qui les emportent à flanc de montagne, des sacoches de préposés sur les trottoirs des villes. Ils s’infiltrent dans les boîtes aux lettres les mieux protégées, parviennent dans les bureaux, dans les cuisines, et jusque dans les chambres. Ils prolifèrent dans la pénombre, se reproduisent entre eux, explosent en silence chez les lecteurs professionnels, parfois sous des titres ou des présentations différents pour donner le change, s’accumulent en famille sur les étagères concaves des victimes expiatoires.
Certes…
Mais les manuscrits, lorsqu’ils sont enfin publiés, devenus livres, mettent parfois très longtemps à venir entre les mains des lecteurs. Celui dont est extrait ce paragraphe, par exemple, et que j’ai trouvé chez un bouquiniste, hier. Je n’ai même pas eu à entrer dans la boutique pour le repérer, car il était en évidence, dans une petite caisse suspendue à l’extérieur, telle une jardinière. C’est le titre qui m’a fait l’acquérir sans hésitation : La Première ligne. J’ai été concernée, en 2002, par ce livre, mais sans en avoir les références exactes. Un ami m’avait envoyée au lycée Corneille, pour un casting. Ce lycée était en effet le premier, en France, à proposer des classes cinéma. Et en fin d’année, chaque élève devait écrire un scénario, dont celui jugé le meilleur (par un jury), deviendrait un court-métrage, tourné par toute la classe. Ce film auquel je participais (dans le rôle de la secrétaire d’un éditeur, chargée de … décourager les auteurs d’écrire) était titré La dernière ligne, en référence, me dit-on, à une nouvelle titrée La première ligne. Nous nous sommes bien amusés, durant ces 4 jours de tournage. Ce n’était qu’un exercice scolaire certes, qui ne connut aucune diffusion commerciale, mais eut cependant droit à une projection privée dans une salle comble de … parents d’élèves. J’avais alors choisi d’être au générique sous le pseudonyme de Valentine Marino.
Donc hier, par hasard, j’ai retrouvé le personnage que j’avais incarné. Et je sais à présent que la nouvelle était en fait un roman de Jean-Marie Laclavetine, paru en 1999, et qui reçut, la même année, le Goncourt des lycéens
Notre journée d’hier était consacrée aux livres, puisqu’en compagnie de Claude Duty, j’allai à l’annuel Salon du livre de la jeunesse. Mon compère a craqué pour une biographie de la Comtesse de Ségur (née Sophie Rostopchine, qu’un appariteur calamiteux déforma en Rossetonchien !), et moi pour deux mini-albums du Père Castor (éditeur présent dans ma bibliothèque personnelle depuis … une soixantaine d’années) :

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Je les ai choisis pour leur joli graphisme, constatant ensuite que les textes d’Andersen y ont visiblement (et malheureusement) subi quelque modernisation. Je ne devrais cependant pas jeter la pierre à ces « rewritters », car j’ai fait bien pire avec ma nouvelle également titrée La Petite marchande d’allumettes, qui n’était pas inspirée du conte de Hans Christian Andersen (1805-1875) mais d’un fait divers. De même pour ma version de La Reine des neiges. On peut lire ces textes ici (se reporter à la table des titres pour les trouver)
Nous avons eu en prime quelques marque-page…

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… que je pourrai ajouter à ma collection.
C’est après ce passage à la Halle aux toiles - qui suivait un déjeuner chez Paul, où nous avions eu ce dépliant sur les célébrités y ayant fréquenté les tables bien avant nous…


… que nous sommes repartis chez Claude, pour y prendre l’indispensable carton d’invitation au vernissage d’une exposition au musée des Beaux-Arts. Je n’avais pas, à l’origine, prévu d’accompagner Claude. Et c’est donc par hasard, vraiment, que j’ai remonté cette rue ou m’attendait le livre de Jean-Marie Laclavetine.
Et le vernissage de l’exposition ? Il avait lieu … la veille. Nous ne sommes donc pas allés au musée. Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot, car une visite commentée de cette exposition y est prévue le 1er décembre à 15h, intitulée : Dans l’atelier d’Emma. Madame Bovary illustrée par Albert Fourié et Poussières de couleurs : pastels dévoilés.
Albert Fourié ! Mais oui : le peintre de Repas de noces à Yport, si prisé des Rouennais (et sur lequel j’ai assez écrit pour y consacrer une rubrique ici-même, au titre du tableau).
Cinéma : depuis ma précédente actualité, j’ai vu Violette (sur lequel je ne me prononcerai pas, me soupçonnant toujours allergique (depuis le lycée !) à Beauvoir, Sartre et l’existentialisme en général) et Le Médecin de famille, film de l’Argentine Lucia Puenzo (d’après le scénario tiré de son roman). Je l’ai trouvé excellent et très beau esthétiquement, magistralement interprété par tous les comédiens, particulièrement Alex Brendemühl dans le rôle du monstrueux Josef Mengele (1911-1979). Sur ce même sujet (la fuite des nazis après la guerre et leur installation en Amérique du sud), j’avais déjà vu Ces garçons qui venaient du Brésil, en … 1978. Il s’agissait alors d’une coproduction anglo-américaine, dans un film de Franklin Schaffner (1920-1989), tiré d’un roman d’Ira Levin (1929-2007), et bénéficiant d’un casting de célébrités : Gregory Peck (Mengele) Laurence Oliver James Mason Lili Palmer. Mais le film de Lucia Penzo m’a paru plus subtil, moins rocambolesque, car elle s’est glissée dans le flou couvrant la présence de Mengele à Bariloche, avant sa fuite au Paraguay.
J’en termine de cette actualité par l’image d’un cadeau trouvé dans ma boîte aux lettres…


… souvenir de ma collaboration au tournage d’une émission historique, en mai de cette année. Je vais donc pouvoir ajouter, dans une de mes jolies boîtes métalliques, ce dvd à la cassette de La Dernière ligne, de Little Appaloosa etc.


19 novembre 2013

Journée chargée le 15, avec 3 rendez-vous :
- Au CHENE, pour rencontrer Jérôme Tabouelle, venu nous apporter ses conseils éclairés pour la modernisation de notre musée. Et il nous accueillera le 27 en sa (merveilleuse) Fabrique des Savoirs d’Elbeuf. J’ai déjà visité ce lieu à plusieurs reprises, et je ne m’en lasse pas. Mais je ne doute pas qu’y être guidée (jusque dans les réserves !) par le conservateur aura une saveur particulière…
- A Etelan, pour une réunion en deux points : bilan de notre saison 2013, perspectives de notre saison 2014
- A Yerville, pour un vernissage…


… que j’ai raté car notre réunion à Etelan se termina trop tard !
Le 16, je retournais à Etelan, pour la dernière manifestation de notre saison 2013 : un Entretien sur l’architecture de bois, par Yves Lescroart qui régala l’auditoire de sa science et de la projection de nombreuses photos, comme celle-ci (maison d’Orbec) :


A présent le château, son jardin…


… sa garenne…


… vont pouvoir dormir tranquille dans la froidure jusqu’au 18 avril 2004, où la traditionnelle réunion œcuménique dans la chapelle…


… sera le signal de leur réveil.
Mais nous, ne nous endormons pas, ne nous laissons pas bercer par la proximité délétère des fêtes de fin d’année. Des amis comptent sur nous pour n’être pas oubliés. Pierre Torres, par exemple, enlevé en Syrie, avec d’autres confrères journalistes, et que nous connaissons bien, pour le dévouement de bénévole dont il fit preuve au CHENE, sa tendresse aux animaux comme aux humains, sa générosité, sa gentillesse, sa discrétion. Il est le fils du sculpteur Jose Torres, qui s’insurgeant dès son adolescence contre le régime franquiste, dut fuir son pays, se fixant en Normandie. Il est à présent octogénaire, et espère, entouré de son épouse, son autre fils (jumeau de Pierre) et leurs nombreux amis, le retour du jeune homme. Aidons-les en ajoutant nos noms au comité de soutien www.otagesensyrie.org


10 novembre 2013

Très chaleureux vernissage à l’ESPE (ancien IUFM… ah, les sigles !) de Mont Saint-Aignan (voir annonce actualité précédente), où les magistrales photos de Pierre Olingue se doublaient d’un prêt de costumes de l’opéra de Rouen.
Si vous avez raté ce moment, courez voir ces expositions (9h/18h du lundi au vendredi), qui durent jusqu’au 20 décembre.
Enfin des films regardables sont revenus sur les écrans de cinéma après tous les navets américains de l’été - qui ont eu plus de succès que le si charmant Chez nous c’est trois de Claude Duty (sorti le 17 juillet), on se demande bien pourquoi… non on ne se le demande pas : plus de fric pour les productions américaines et donc plus de matraquage promotionnel, allez-y les gogos…
Donc, dans les films enfin regardables (évidemment français ! Cocorico !) que j’ai pu voir ces derniers jours, je conseille vivement Un château en Italie de et avec Valeria Bruni-Tedeschi , dont j’avais précédemment apprécié Il est plus facile pour un chameau…(de passer par le chas d’une aiguille que pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux, citation tirée des Evangiles de Marc, Mathieu, Luc) en 2003. Dix ans ont passé entre ces deux films, comme pour Claude Duty, entre Bienvenue au gîte et Chez nous c’est trois. Autre similitude entre Valeria et Claude : ils ont tous deux eu recours aux talents de Noemi Lovsky, la première pour l’associer au scénario, le second pour lui donner le rôle principal. A quand l’association de ces trois-là pour un petit chef-d’œuvre à la fois tendre et burlesque ?
L’autre film que je conseille également : Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier (dont je viens également de revoir – à la télévision - le fascinant Dans la brume électrique sorti en 2009). C’est une comédie (et c’est bien tragique que ce soit une comédie !) où les critiques saluent particulièrement Thierry Lhermitte et Raphaël Personnaz, mais j’avoue avoir surtout été admirative de Niels Arestrup, que j’ai toujours apprécié, mais qui ici, m’a un peu plus épatée car son rôle d’homme calme, pondéré, dont la rapidité d’action n’a d’égal que la lenteur de son rythme (en complète contradiction avec le maelström permanent qu’est son ministre de tutelle !) m’a semblé une nouvelle facette de son grand talent.
Pour ce matin, j’irai voir Violette Leduc, dont je rendrai évidemment compte dans une prochaine actualité.
J’en termine de celle-ci en annonçant la dernière manifestation de notre saison 2013 au château d’Etelan, où Yves Lescroart viendra évoquer l’architecture de bois en Normandie, le 16 novembre à 16h. Après cela le château sera totalement fermé pour l’hiver, ne se réveillant qu’à Pâques. Mais l’équipe (de l’association des Amis d’Etelan) s’occupant des manifestations se gardera bien de s’endormir car elle est déjà à l’œuvre pour préparer la saison 2014 !


28 octobre 2013

Simone a arrêté le trafic ferroviaire.
Simone sévit dans le sud de la Suède.

Tels sont aujourd’hui les gros titres de journaux finlandais ! Qu’on se rassure : il ne s’agit pas de moi prise d’une colère homérique ou dotée de superpouvoirs comme dans un de ces « navets » du cinéma américain, mais de la tempête baptisée de mon prénom, sans doute parce que c’est la sainte du jour au calendrier. Enfin, pas vraiment la sainte car aucune Simone n’a été canonisée, c’est donc la saint Simon. Mais cette tempête, qui a précédemment sévi en Angleterre avant de venir souffler sur nos côtes bretonnes et normandes puis filer vers l’Europe du Nord, avait été nommée … Christian. Où va-t-on si même les tempêtes sont transsexuelles ? Serait-ce un nouvel effet du réchauffement climatique ?
En tout cas, si je ne sévis pas en Suède, ce site à de nouveaux « fan’s » en terres lointaines : après l’état de Washington, talonné par l’état de Californie, c’est au Vietnam qu’on me devient fidèle : de 15 à 20 visiteurs quotidiens dans la ville d’Hanoï !
Que donc ces internautes lointains (comme ceux plus proches !) admirent le beau carton d’invitation du prochain vernissage d’exposition où je me rendrai :

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22 octobre 2013

Quelques images du relâcher de Safran et Paprika


…de l’exposition d’Annie-Claude Ferrando avant le vernissage…


…pendant le vernissage…


… et d’un très prochain concert du Quatuor Berhenz




17 octobre 2013

Une actualité en forme d’annonces :
Rappel de l’exposition d’Annie-Claude Ferrando (du 19 octobre au 3 novembre, à l’ancienne chapelle du Carmel de Bois-Guillaume)…

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… dont le vernissage aura lieu le même jour que celui de l’annuel salon de l’AYAC :


Une intéressante manifestation à Beaumont-le-Roger…


… organisée par la Fabrique de la Risle


Et la galerie AKKA me signale la mise en vente d’une toile de Michel Leclerc (voir ce nom à la rubrique arts plastiques de mon site) :


Pour plus d’informations concernant cette vente, téléphoner au 01 43 54 66 75


13 octobre 2013


Qu’est-ce qui peut bien se préparer à l’intérieur de cette cocotte-minute ? A trop écouter les mauvaises nouvelles concernant les pays en guerre ou infiltrés par des terroristes, je parie que votre réponse sera : confection d’une bombe artisanale.
Pas du tout. L’intérieur de l’objet est beaucoup plus délicieux que des matières explosives avec paquets de clous car il s’agit de … gelée de pommes. Et l’auteur de la méthode (qui mériterait de figurer au Quid 2014) n’est autre que mon frère ! Dans le jeu des 7 familles – que j’ai beaucoup pratiqué dans mon enfance – je voudrais, dans la famille des inventeurs méconnus, la sœur et son casque télépathe...



... destiné à communiquer avec les phoques, un temps recueillis et soignés au C.H.E.N.E avant d’être relâchés en mer :


Vous doutez de l’efficacité de ce casque (qui fonctionnait en tournant le bouton de la veste) ? Vous avez tort. Car il a même fonctionné lors d’une réunion au CHENE, où des élus étaient présents : doutant de son efficacité sans doute (à moins que ce ne soit de ma santé mentale ?) ils ont été assez généreux pour nous offrir les balises dont nous manquions pour équiper nos phoques. Et depuis nous pouvons suivre les balades de nos chers mammifères marins. L’un d’entre eux a l’âme particulièrement voyageuse, car il excursionna le long des côtes anglaises et des côtes bretonnes avant de revenir à sa colonie d’origine (auquel nous l’avions rendu). Il faut bien que jeunesse se passe !
Je me demande si la mienne n’a pas été influencée par ce jeu des sept familles :

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(en pédalo avec papa, sur le lac d’Annecy)

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(ayant emprunté la voiture d’un neveu)

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(le poney Kawa et Pascal Sanchez sur le tournage de notre Little Appaloosa)
Mais revenons-en au temps présent, avec du cinéma justement : j’ai vu et aimé Le majordome, qui, à travers la biographie d’un homme, permet une révision de la récente histoire des Etats-Unis d’Amérique. M’ont plu également (mais vus à la télé) : Un conte de Noël d’ Arnaud Desplechin, Quinze jours ailleurs de Didier Bivel (avec l’extraordinaire Judith Chemla), qui n’est pas une nouvelle version du film (titre français identique, 1962) de Vincente Minelli même s’il présente quelques similitudes quant à l’internement psychiatrique du personnage principal. Enfin j’ai également aimé Violences de Santiago Amigorena avec Marie-José Croze, actrice canadienne que j’apprécie particulièrement. Concernant la violence j’ai également vu ce matin l’absolument terrifiant Prisoners de Denis Villeneuve (autre Canadien, dont Incendies m’avait déjà bien secouée il y a quelques années). On ne tarit pas d’éloges sur l’acteur Hugh Jackman jouant le père d’une des deux fillettes enlevées, mais pour ma part je donnerais plus volontiers l’Oscar à Jake Gylendhall dont le rôle du policier, plus introverti, me semble plus difficile. Et ce soir je ne manquerai pas de revoir (hommage de la télévision à Patrice Chéreau mort cette semaine) La Reine Margot.
Pour en terminer de cette actualité, quelques photos de Michel Vandichèle concernant l’Entretien de Bruno Lecoquière La réserve naturelle de l’estuaire de la Seine…



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…qui me ramène tout naturellement au CHENE, qui sera si heureux mardi de rendre Safran et Paprika à la mer…


… avant de préparer :



6 octobre 2013

D’abord, une annonce au sujet du concert de Laurent Caillet au château d’Etelan le 13 octobre : ce concert, déjà reporté une fois par le pianiste (pour blessure à la main suite à du bricolage) est annulé par le même (pour raison de santé). Il prie son public de l’excuser et nous a proposé de revenir pour la saison 2014.
Ensuite, avec un peu de retard, quelques photos prises chez Annie-Claude Ferrando, à l’occasion du week-end portes ouvertes des ateliers d’artistes (28/29 septembre).

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Cette artiste est évidemment présente aux cimaises du Salon de Rouen, dont Hasan Saygin (né en Turquie en 1958, installé à Paris depuis 1982) est l’invité d’honneur, avec de beaux nus…


… et de non moins belles Natures mortes (un genre jadis appelé Vies silencieuses, car il ne comporta pas, à l’origine, des animaux morts)…

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Ce genre très en vogue au XVII° siècle (et dont les Vanités furent un sous-genre) est à mon grand regret un peu passé de mode. Merci donc à Hasan Saygin de le remettre d’actualité. Il me renvoie évidemment à une artiste italienne qui m’est chère : Giovanna Garzoni (1600-1670) :




4 octobre 2013

Quelques nouvelles du CHENE (www.chene.asso.fr). Ou plutôt : de mon retour au CHENE (où j’avais déjà, cet été tenu quelques permanences au musée), avec quelques photos du déjeuner des bénévoles (22 septembre) : le président de l’association Didier Ferray accueille les participants…

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… avant de mettre la main à la pâte (en l’occurrence : au barbecue) :

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Quelques tablées :

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Merci à Claude et Mireille Loison de m’avoir confié ces photos !
Par ailleurs, toujours au CHENE, j’ai assisté au Conseil d’Administration du 3 septembre, où j’ai eu le bonheur d’apprendre qu’on me confierait la tâche de rénover la petite revue de cette association…


…dans laquelle j’avais publié des textes il y a quelques années (voir, sur ce site, la rubrique Animaux du CHENE). Je n’œuvrerai pas seule puisque j’aurai le dessinateur Ponpon pour collaborateur, ce qui ne manque pas de me réjouir, car il a beaucoup de talent et avait plaisamment illustré mes textes.
Je vais également tenir quelques permanences sur le stand du CHENE, lors des journées consacrées aux salons Maison et décoration/Nature et jardin qui se tiendront au Parc des Expositions de Rouen, du 11 au 14 octobre.
Venez nombreux !


1er octobre 2013

Une fin septembre riche en évènements divers :
Du cinéma : Blue Jasmine de Woody Allen. J’en attendais beaucoup, comme à chaque film de ce réalisateur. J’ai été déçue, n’ayant pas ri et pas non plus été émue. Par contre j’ai été enthousiasmée par Rock the casbah de Laïla Marrakchi, que je conseille vivement.
Du théâtre … chez l’habitant :


Une lecture musicale au château d’Etelan, par Alain Bézu et Philippe Davenet :

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Une visite de John Belmont, mon correspondant américain, qui avait décalé l’organisation de son annuel séjour en France pour être présent à cette lecture musicale.
Quant aux plaisirs à venir, les artistes continuent leur rentrée, avec l’annuel salon de Rouen…

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... et les expositions personnelles de Serge Acher

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… et la très attendue présentation des cathédrales d’Annie-Claude Ferrando

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Quant au château d’Etelan, à l’inverse des artistes il ne fait pas sa rentrée mais sa sortie… de saison 2013, qui s’achèvera par un concert, de Laurent Caillet, consacré à Beethoven le 13 octobre à 16h, et trois Entretiens avec Bruno Lecoquierre évoquant la réserve naturelle de l’estuaire de la Seine le 12 octobre à 16h, Alain Durand, qui posera la question la chasse est-elle utile à l’homme le 26 octobre à 16h, et Yves Lescroart dissertant de l’architecture de bois en normandie le 16 novembre à 16h.
Vous aurez noté que tout cela n’a pas lieu à 17 ou 18h, mais à 16h, consacrant, par cet horaire précoce, que nous serons entrés dans l’automne.


25 septembre 2013

Donc, faisons retour sur images à notre Journée-passion des artisans et métiers d’Art du 8 septembre :
Foule dans le parc (ici autour de Bernard Girard, girouettier www.mesgirouettes.com )


Foule dans le château (à droite de la photo : le magnifique chef-d’œuvre de Marie-Pierre Fournier, doreuse www.dorure-polychromie.com, à gauche : le sompteux cartel restauré par les ébénistes Chantal et Yannick Bourhis www.bourhis.yannick.fr)


Et, pour en venir à chacun des exposants : Franck Peuvrel, ferronnier, www.face-o-fer

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Laurent Delory maçon-restaurateur


Sébastien Rouen Emmanuelle Altur céramistes http://augresperche.free.fr

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Franck Demeillers couvreur (de dos, veste grise) www.demeilliers-couverture.fr avec, à droite de la photo Charles Briat tailleur de pierres, dont la faconde fit merveille pour donner toutes explications de ce sacerdoce que fut pour lui ses 30 années passées à restaurer le château


François Montaufray restaurateur en horloges et pendules (dont les régulières sonneries animèrent de musique le grand salon) www.montaufray.com


Beaucoup de curiosité autour des sculptures sur ivoire d’ Annick Colette


Chantal Bourrhis, présentant son travail de restauration de marquetterie :

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Micheline Lesieur enlumineuse avait apporté son matériel…


… et quelques-unes de ses œuvres :

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Les brodeurs Noiseliet nous donnaient la nostalgie des merveilles d’antan :

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Et dans la chapelle le sculpteur (pierre et bois) Pierre Déchamps présentait un fort beau panneau…


… ainsi qu’une somptueuse rosace ancienne restaurée par le maître-verrier Patrick Forfait qui, ne pouvant être présent ce jour-là, avait eu la gentillesse de venir déposer l’œuvre dans cette chapelle dont il restaura les vitraux.


Que les absents aient bien des regrets de n’avoir pu admirer toutes ces merveilles ! Mais qu’ils se consolent car le succès de cette journée nous a fait décider de la pérenniser : elle aura de nouveau lieu en 2014, le même week-end précédant celui du patrimoine, où, cette année, Vincent Maurice et Diane Chmela nous offrirent un bien beau concert :

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23 Septembre 2013

Encore quelques photos d’Off-courts : Claude Duty seul ou en bonne compagnie (Vivi Agathe) …

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Antoine Martin comédien, mais qui pour notre kino Le Miracle brésilien fut à la fois notre caméraman et monteur…


Cop. Pierre Crêpo/off-Cours

Dominique Hammen comédienne, qui fut, avec Aurore Cordelier et Marc Prieur (voir photos actualité précédente), ma partenaire du kino sus-cité…


Cop. Pierre Crêpo/off-courts

… en attendant celles (nombreuses !) de notre Journée-passion des artisans et métiers d’art (8 septembre) à Etelan, du concert de théorbe et violon baroque (15 septembre), toujours à Etelan, du déjeuner des bénévoles de l’Association du CHENE (22 septembre), à Allouville-Bellefosse. Qu’on me pardonne mon retard, mais j’ai subi des caprices de ma live-box, qui m’a privée, à plusieurs reprises, de mon téléphone ou/et d’internet.
La « rentrée » est aussi celle des artistes, comme on en jugera, avec ces expo de Dominique William Cordier

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Patrick Forfait

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du salon annuel de Grand-Quevilly


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et l’ouverture, sur toute l’agglomération rouennaise, de nombreux ateliers d’artistes (dont Annie-Claude Ferrando) les 28 et 29 septembre :


Mais le 29 septembre il y aura aussi la dernière lecture musicale de notre saison 2013 à Etelan :



16 septembre 2013

Très gros succès de notre Journée-passion des artisans et métiers d’art le 8 septembre dans le parc et le château d’Etelan. Les visiteurs arrivèrent dès l’ouverture (10h) comme en témoigne ces photos envoyées par Bernard Girard, le girouettier :







D’autres photos suivront quand notre « reporter » habituel Michel Vandichèle trouvera un moment pour me les envoyer. Il faut dire que dès le lendemain de cette inoubliable journée (rendue possible grâce à l’assistance logistique de Nathalie Demunck, directrice de l’Office de tourisme Caux-Vallée-de-Seine) Michel et Marie-Thérèse Vandichèle (qui avait assuré un abondant déjeuner à nos invités du 8) étaient promus gardiens de … chats, chez moi, envolée, pour la semaine, à l’annuel festival d’Off-courts à Trouville. Envolée : oui, car ces moments intenses, dans une communauté chaleureuse, nous donnent des ailes. J’ai pu tourner un kino écrit « sur le pouce » le matin du 10, et dont je fus aussi réalisatrice (très improvisée) et interprète, en compagnie de mon habituel compère Marc Prieur ainsi que des comédiennes Aurore Cordelier Dominique Hammen. Antoine Martin était à la caméra, au montage, Serge Doré à la prise de son et arrangement musical. Nous avons, pour cette « œuvre » titrée Le Miracle brésilien, parfaitement respecté les consignes temporelles : tourner, monter, montrer en moins de 48h, un film ne devant pas dépasser 5 minutes de projection. Il y eut des consignes encore plus draconiennes, pour le 14° anniversaire de ce festival : tourner des kinos de … 14 secondes. Je ne m’y suis pas essayée, mais nous avons déjà des idées pour l’année prochaine (histoire de rêver cet hiver…). Marc eut le bonheur de battre son record de tournage, participant à 6 kinos. A propos de record, j’en ai également battu un, dans un autre domaine : j’ai eu 72 visiteurs sur mon site le 8 juin, dont 43 dans l’état de Washington ! Cette assiduité quotidienne de lecteurs américains, qui dure depuis des mois, ne manque pas de m’intriguer et j’aimerais bien que ces inconnus entrent en correspondance avec moi (simarese@wanadoo.fr).
Revenons-en au festival avec quelques photos. D’abord, quelques portraits de l’excellent photographe québécois Pierre Crépô missionné par Off-Courts (qu’ils soient remercier de m’autoriser à publier ces photos dont ils détiennent le copyright) :
Aurore Cordelier


Laurence Brebec


Simone Arese


Et quelques instantanés de Claude Duty, l’éminent membre du jury de ce festival :
Marc Prieur


Marc Prieur et Omer Most


Omer, que j’avais évidemment entendu Homère, concluant qu’il était grec. Mais Omer venait d’Israël, où il a importa la tradition des kinos ! Chaque année en effet cette kinomania contamine un peu plus la planète, et pour 2014, 70 pays étaient représentés à Off-courts, ainsi que le précisait cette jolie carte :


Inévitablement les lumières du festival…


… finirent par s’éteindre (chaque nuit fort tard, car il m’arriva de me coucher à l’heure où d’ordinaire je me lève, avant que ne paraisse l’aube).
Mais que de souvenirs engrangés, d’amis retrouvés, de courts-métrages vus. Et nous avons également fêté l’anniversaire de Claude, pris notre dernier petit-déjeuner chez Simonne L’Hermitte qui a récemment ouvert une galerie à Deauville, proche de celle tenue par Antoine Arnoux ...


… qui expose également à Touques :


Mes gardiens quittèrent l’appartement de mes chats alors que j’y revenais le 14. Et le 15 nous nous retrouvions à Etelan, pour le très beau concert (théorbe et violon baroque) de Vincent Morice


et de Diane Chmela



2 septembre 2013

Cette actualité sera surtout un post-scriptum à la précédente. On m’a en effet demandé le texte que j’ai lu dans la chapelle d’Etelan la nuit du 24 août, avant l’apparition d’Eric Blanchot et ses loups. Ce texte (et la genèse de son écriture, en 1992) figure sur ce site, à la rubrique animaux, qu’il débute.
Quant à Eric Blanchot et son assistant je me demande si je ne les ai pas déjà rencontrés, lors d’une précédente randonnée-surprises (diurne) autour de Beaumesnil, en juin 2005…


… les surprises incluant une présentation de rapaces :


C’était la première randonnée que j’effectuais. Bien qu’elle ne fût pas sur un rythme soutenu, et ponctuée d’arrêts sur ses 9 km, j’en fus quitte pour une tendinite au genou, dont je ne me remis jamais. Mes quatre étages et mes kilos en trop n’arrangèrent pas les choses. Mais au moins ai-je eu droit à un beau certificat :


Ce Guillaume Jacques Constant de Liberge de Grandchain (1744-1805) qui me remerciait outre-tombe…


… avait, en 2004, fait l’objet d’un de mes ateliers d’écriture, avec des élèves du lycée hôtelier de Bernay, de l’I.M.E de Beaumesnil et leurs enseignantes Nora Magnan Dominique Labrousse. C’est un de mes plus beaux souvenirs d’ateliers. Notre récit commun figure également sur ce site, constituant à lui seul la rubrique Mellicie hallucine. Quant au certificat des randonneurs, il avait été calligraphié par Micheline Lesieur, qui présentera ses enluminures lors de notre très prochaine Journée-passion des artisans et métiers d’art le dimanche 8 septembre à Etelan (10h/18h) :

Et il y aura beaucoup d’autres merveilles présentées ce jour-là puisque 18 métiers seront représentés, dont certains peut-être en voie de disparition ! Nous espérons donc un public nombreux.
Après cette journée, je retournerai à Trouville, où le festival Off-courts de courts-métrages francophones aura débuté le 6 septembre. Il est ordinairement aux mêmes dates que le festival du film américain de Deauville, mais cette année les Américains sont venus plus tôt, craignant probablement la concurrence et notre francophonie affirmée ! J’espère bien que je pourrai, comme chaque année, tourner quelque kino, ce qui me consolerait de rater le vernissage d’une exposition d’Yves Richard :




26 Août 2013

Le samedi 24 était annoncé « chargé sur les routes », avec des gendarmes embusqués partout, yeux vissés à leurs jumelles cafteuses.
Pour moi aussi ce 24 fut chargé en …présence à mes deux chères associations :
- de 14h à 19h, j’étais de permanence au musée de la nature du C.H.E.N.E (Centre Hébergement Etude Nature Environnement http://chene.asso.fr), à Allouville-Bellefosse, charmant village également connu pour son chêne vieux de … 9 siècles
- de 20h à … 1h du matin je fus au château d’Etelan, pour la randonnée nocturne organisée par le très efficace Office du tourisme Caux Vallée de Seine. Les 64 randonneurs partirent courageusement sous la pluie…


… qui tomba durant les 5 km, qui, en boucle, les ramenèrent au château, où les surprises annoncées (mais non dévoilées !) les attendaient. Elles avaient été également prévues en extérieur, mais elles eurent lieu dans la chapelle, dont la nuit permettait aux ors de resplendir sous les lumières. Je lus d’abord un texte consacré au dernier loup tué en Normandie…


… et quand j’en eu fini, on entendit cogner violemment à la porte de la chapelle, et deux louvetiers en costumes d’époque (dont les possibles fantômes avaient été évoqués pendant la randonnée) parurent, avec leurs deux loups. La surprise fut effectivement totale, et le bonheur d’écouter ces louvetiers évoquer leur métier et les mœurs des loups. Tout cela se termina en extérieur (la pluie nous en ayant enfin fait la grâce de cesser) par une distribution de beignets et de cidre offerte par l’Office du tourisme (dont la directrice Nathalie Demunck et son assistante Julie Cordonnier avaient évidemment été de la randonnée) ; Nous pûmes alors nous assurer que ces loups n’étaient point des fantômes (pas plus que leurs louvetiers) en les…
carressant, car ils sont devenus fort civilisés depuis qu’ils font du cinéma, sous la gouverne de leurs louvetiers (ayant également à leur actif de travailler avec des chevaux, des oies, des rapaces) :

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Bien sûr, l’apparition des louvetiers et leurs bêtes eut été plus saisissante encore s’ils avaient frappé, comme initialement prévu, au grand porche pour surgir dans le parc plutôt qu’à la petite porte de la chapelle, mais pénétrer dans la chapelle eut le charme d’un interdit car les loups, dont l’organisation sociale si proche de celle des hommes dérangeait l’Eglise, passaient pour des créatures alliées du Diable et étaient donc interdits d’entrée dans les bâtiments religieux, interdit étendu à leurs louvetiers. Sans doute est-ce donc le Diable qui fit cesser la pluie à ce moment-là. Donc : thank you Satan, comme chantait le regretté Léo Ferré
Septembre approchant à grand pas, je vous livre à présent les plaisirs que réserve encore Etelan en ce mois de « rentrée »
- dimanche 8 : Journée-passion des artisans et métiers d’art (10h-18h. Gratuit). 18 métiers seront représentés, dans le parc et le château : céramiste, corbeiller, coutelier, couvreur, doreuse, ébéniste restaurateur, enlumineuse, ferronnier, girouettier, lingère brodeuse, maçon à l’ancienne, restaurateur de peintures, restaurateur d’horloges et pendules, sculpteur sur bois, sculptrice sur ivoire, staffeur mosaïste, tailleur de pierre, verrier (vitraux)
- samedi 14 : Journée du patrimoine (10h-18h)
- dimanche 15 : Journée du patrimoine (10h-17h) et, à 17h : concert de luth, théorbe, violon baroque par Vincent Maurice Diane Chmela
- dimanche 29 (17h) : Ce sont les Romains qui ont fait le Panthéon ! Lecture musicale d’Alain Bézu (textes de J. Méry) accompagné au piano par Philippe Davenet (interprétant O. Resphigi)


20 août 2013

Suite du tourisme de mai :
Premier arrêt à Eu, ville royale, avec son château-musée-mairie :

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Ce château fut commencé en 1578 par Henri de Guise (surnommé Le Balafré, 1549-1588) et son épouse Catherine de Clèves (1548-1633), dont les mausolées sont visibles à la chapelle du collège des Jésuites, qui accueillit le célèbre prédicateur Louis Bourdaloue (1632-1704) dont les sermons étaient si longs qu’on dut inventer, pour les dévotes désireuses de les écouter en leur entier, un petit récipient qu’elles glissaient discrètement (?) sous leurs jupes et jupons pour y … uriner ! Je me souviens d’avoir vu, au château des Rochers, sous vitrine, un de ces objets (dont la forme s’apparente quelque peu à une saucière !), ayant appartenu à la Marquise de Sévigné (1626-1696). Et cet objet de l’intimité féminine n’est pas passé à la postérité sous le nom de son inventeur (qui demeure donc inconnu) car il fut baptisé un bourdaloue ! Moi je connus ce nom dès ma plus tendre enfance, ignorant alors qu’il était à la fois celui d’un homme et d’un urinoir, car il était aussi celui d’une tarte, que fabriquait mon père, et dont la recette avait été inventée par un pâtissier du XIX° siècle, installé à Paris, rue Bourdaloue…
Revenons-en au château d’Eu :les travaux furent terminés en 1665 par Anne Marie Louise d’Orléans (1627-1693) dite La grande mademoiselle, cousine de Louis XIV (1638-1715) Au XIX° siècle il devint la résidence d’été du roi Louis-Philippe (1773-1850) et de son épouse Marie-Amélie (1782-1866) qui y reçurent le peintre William Turner (1775-1851) et la reine Victoria (1819-1901) en 1845.
Nous continuâmes par Le Tréport, avec son quai (où nous arrêta un délicieux restaurant gastronomique) et son imposante église (au chemin trop raide pour les digestions !)…


… son élégante maison ornée de céramiques …




... ses falaises…


… et l’ancien casernement des chevaux-légers d’Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), qui, abandonné quand il n’eut plus d’usage, squatté, faillit être détruit, et fut finalement sauvé par … mon frère Michel Margas qui proposa à la ville de le reconvertir en logements sociaux, ce qui fut fait il y a une trentaine d’années :

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Belle réalisation, n’est-ce pas ?
Nous terminâmes la journée par Mers-les-bains, ses maisons aussi tarabiscotées que colorées…

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… sa mouette perchée sur un lampadaire (version maritime de la fable Le Corbeau et le renard ?)…


… et ses cabines de bain …




9 août 2013

Avant de relater la seconde partie de notre tourisme de mai (Eu, Le Tréport, Mers-les bains), quelques évocations cinématographiques. Après avoir été déçue par un certain nombre de films :
- A song for Marion (trop « mêlo » et prévisible pour être vraiment émouvant)
- La Grande belleza (j’ai commis l’erreur de me fier au titre évoquant la beauté, car il s’agissait beaucoup plus de la décadence – et nonobstant les critiques enthousiasmés à Cannes, n’est pas l’héritier de Fellini ou de Scola qui veut !)
- La nuit attendra (un polar violent de plus, de trop)…
… j’avais trouvé plaisant Les Beaux jours, aimé Pour une femme (deux films faits par des femmes : Marion Vernoux Diane Kurys – ce n’est sûrement pas un hasard !) et encore plus apprécié Landes (toujours sur les écrans, à ne pas rater !).
Je n’avais donc pas abandonné le plaisir du cinéma, mais j’avais été un peu trop débordée par les actualités d’Etelan pour évoquer ces films.
Côté lecture ? Plaisir quasi abandonné, pour les mêmes raisons. A présent je me replonge, avec délices, dans mes albums d’enfance, comme on l’aura constaté dans quelques précédentes actualités. Egalement retournée à des lectures d’adolescence : Graziella, d’Alphonse de Lamartine (Mâcon, 1790 - Paris, 1869), Sylvie (et autres nouvelles) de Gérard de Nerval (Paris, 1808-1855). Au premier je reproche beaucoup cette phrase : Il y a plus de génie dans une larme que dans tous les musées et dans toutes les bibliothèques de l’univers. Et je ne résiste pas à citer Gustave Flaubert (Rouen, 1821-Croisset, 1880), qualifiant le talent de ce confrère de lyrisme poitrinaire. J’ai également cédé à la relecture d’un recueil de nouvelles de ma très chère Edith Wharton (New-York, 1862 - Saint Brice, 1937) Fièvres romaines, que j’apprécie toujours autant


4 août 2013

La saison étant au tourisme, je viens vous offrir quelques photos sur le sujet. C’est cependant une actualité décalée puisqu’elles ont été prises en mai, par mon frère Michel Margas et sa compagne Annick Bredoux venus passer quelques jours chez moi. Mais les lieux visités étant anciens, foin d’actualité puisque nous sommes dans l’intemporel…
Mes visiteurs commencèrent, le 16 mai, par le Musée des Beaux-Arts de Rouen…


… essentiellement pour y admirer la très riche exposition Ebouissants reflets consacrée aux Impressionnistes (je l’avais déjà évoquée au moment de son ouverture, je rappelle donc qu’elle est visible jusqu’à la fin septembre) :


Pendant ce temps, j’étais dans le même bâtiment, mais de l’autre côté, dans l’ancienne bibliothèque municipale, où une équipe de télévision parisienne m’avait donné rendez-vous pour que j’évoquasse… Michel de Montaigne venu à Rouen rencontrer quelques « sauvages » brésiliens bien misérables de s’estre laissez piper au désir de la nouvelleté, et avoir quitté la douceur de leur ciel pour venir voir le nostre (Essais, livre I, chapitre 31). Ignorant pour le moment le devenir de cet enregistrement je n’en dirai pas plus.
Nous nous retrouvions à déjeuner près du Palais de justice, construit sous Louis XII et qui abrita d’abord le palais royal et l’échiquier, devenu parlement de Normandie. C’est le seul édifice civil de France à être aussi richement décoré :

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Il vit évidemment passer nombre de personnages célèbres, dont Catherine de Médicis, et son fils Charles IX, dont elle venait faire prononcer les lettres de majorité (août 1563). J’ai évoqué cela (et l’épisode des Brésiliens « importés » à Rouen) dans mon livre La nuit d’Etelan. Un personnage moins célèbre dut également, pour son malheur, y passer : un berger, qui, accusé de sorcellerie fut condamné au bûcher. Ce fut le dernier bûcher de sorcier en France (1684). Et si ce personnage – dont j’ignore hélas le nom – est cher à mon cœur c’est qu’il était de Beaumont-le-Roger, mon village natal (dont on peut voir des photos sur mon site Passage du temps). Mais pour en revenir à l’architecture du palais de Rouen, je ne saurais douter que Gustave Doré s’en soit inspiré pour illustrer la Belle au bois dormant de Charles Perrault


L’après-midi fut consacrée à une promenade à l’abbaye de Jumièges, fondée en 654 par saint Philibert. Elle fut victime – comme beaucoup d’autres bâtiments ou villages de cette région (qui s’appelait alors la Neustrie), de raids vikings entre 841 et 940. Mais l’état dans laquelle on la trouve aujourd’hui…

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… est évidemment dû à la Révolution française et ses conséquences funestes qui furent de la transformer en carrière de pierres. Ce qu’il en restait fut toutefois sauvé par la famille Lepel-Cointet en 1852. Le logis abbatial, récemment restauré, présentait une exposition photographique…


... et le parc quelques « installations » contemporaines, qui retinrent moins notre attention que les ruines de ce fabuleux monument…


… dont la plus célèbre légende est celle des Enervés de Jumièges, dont le peintre Evariste Luminais (1821-1890) fit une toile mémorable (à voir également au musée des Beaux-Arts) et Claude Duty (chez lequel nous dînions ce soir-là) un moyen-métrage non moins mémorable.
Quant à l’anecdote la plus plaisante ce me semble être la visite manquée de Victor Hugo, qu’un gardien pointilleux ne laissa pas entrer car il le trouva trop mal … habillé !
Au lendemain de cette première journée bien remplie, nous prenions la direction de la mer …


... à Dieppe, pour fêter mon 66° anniversaire dans un excellent restaurant, près de l’église saint Jacques, où nous fîmes évidemment un arrêt, avant de visiter, l’après-midi le château-musée…


…qui possède une très riche collection d’ivoires – souvenir pour le moins ambigu du commerce triangulaire, qui déshonora tant de ports français. Le personnage le plus célèbre de Dieppe est évidemment un marin, honoré d’une statue…


Abraham Duquesne (circa 1604-1610, Dieppe, 1688, Paris) commença sa carrière comme corsaire (la différence entre un corsaire et un pirate est que le premier travaille pour le roi et le second pour son propre compte !) et aurait du la terminer comme amiral s’il n’avait été de ces « opiniâtres » refusant d’abandonner la foi huguenote. Sur ce sujet, Louis XIV, ordinairement intraitable, se montra indulgent avec ce zélé serviteur (qui ne manquait point d’impertinence, car à la demande d’abjuration que lui adressa le roi il répondit : « Sire, quand j’ai combattu pour Votre Majesté, je n’ai pas examiné si Elle était d’une autre religion que moi », phrase qui aurait valu les galères à tout autre que lui. Louis XIV ne parut pas rancunier puisque, faute de le faire amiral, il le fit marquis. Mais ce roi absolu, n’hésita point, quand ce marquis de fraîche date mourut, à mettre ses biens sous séquestre, priant épouse et fils du défunt de choisir entre émigration ou abjuration. La veuve et deux des fils préfèrent demeurer en France (et y récupérer leurs biens), mais les deux autres fils, demeurant fidèles à leur foi et à leur père, émigrèrent en Suisse, emmenant dans leurs bagages le cœur de leur père, qu’ils déposèrent au temple d’Aubonne.
Après Dieppe, nous sommes allés à Varengeville-sur-mer, où, notre voiture garée sous un des magnifiques prunus du parking…


… nous visitions la célèbre église et son cimetière marin…


… enviant les vaches d’avoir une si belle chambre avec vue…


… et nous terminions cette belle escapade par la visite du manoir d’Ango (construit entre 1530 et 1544)…


… sa loggia à l’italienne…


… qu’immortalisa Fragonard


… et son pigeonnier (le plus grand de Normandie, seul à posséder un toit d’inspiration byzantine)…


Ce Jehan Ango (1480-1551) eut bien mérité lui aussi d’avoir sa statue à Dieppe. Armateur très vite enrichi (grâce à un de ses capitaines, Jean Fleury, qui détroussa Cortés ramenant le trésor du dernier empereur aztèque sur 3 caravelles). Il était l’ami de François 1er, qui le nomma gouverneur de Dieppe (au moment où ce port de 40000 habitants était le plus important de France). Grâce à lui, Jean Aubert put découvrir Terre-Neuve, les frères Verrazano explorèrent l’Amérique du nord, de Terre-Neuve à la Floride, et les frères Parmentier voguèrent jusqu’à Sumatra. Il envoya également un de ses navires au Brésil (on y revient…). Ango avait également une somptueuse demeure à Dieppe, qui fut détruite par un incendie. Il m’est arrivé d’assurer des ateliers d’écriture dans la cour du manoir, en 2008. On en trouvera trace dans ma rubrique « Dieppe et le Canada », sur ce site.
Le 18 fut encore consacré au en bord de mer, mais au Havre (fondé par François 1er en 1517) où nous sacrifiâmes encore aux Impressionnistes…


… à la cathédrale (un des rares monuments du XVI° encore existant dans cette ville qui subit un des bombardements les plus destructeurs de la dernière guerre)…


… avant d’aller regarder les bateaux :

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Nous aurions pu ensuite rentrer directement chez moi. Mais mon frère aimant toujours ajouter un peu d’imprévu aux programmes, il nous détourna jusqu’à Beaumont-le-Roger, mon village natal, que dominent fièrement les ruines de l’ancien prieuré de la Trinité …

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Ce prieuré ne vit pas passer les Vikings (la rivière qui traverse Beaumont n’ayant pas les dimensions de la Seine), mais subit, comme l’abbaye du Bec-Hellouin (dont elle dépendait), Jumièges et bien d’autres bâtiments religieux, ce même sort de devenir carrière de pierres après la Révolution.
Mais ces ruines (la promenade préférée de mon enfance imaginative) me ramènent une nouvelle fois à mon illustrateur préféré…


… Ne dirait-on pas en effet que Fédor Rojankovsky s’en inspira pour sa version de La Belle au bois dormant, tout comme Gustave Doré calqua le palais de justice de Rouen pour ce même conte ?


2 Août 2013

Encore une image de Fedor Rojankovsy (1891-1970) pour illustrer le conte Rapunzel


Cette image de la tour d’où, par une étroite ouverture, se penche l’héroïne aux longues tresses est restée si prégnante dans ma mémoire que, à la vue de ce bâtiment…


… je crus bien avoir pénétré dans le conte. Mais la petite fenêtre était fermée. L’héroïne s’était-elle échappée ? Ou attendait-elle l’arrivée du jeune prince ?
Je n’eus évidemment pas la réponse car je n’étais pas dans une forêt magique mais dans les jardins de l’abbaye de Valloires :


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Cette abbaye, construite en 1226, à été intégralement reconstruite aux XVII° et XVIII° siècle. Nous n’avons hélas pas eu le temps de la visiter, nous étant trop attardés dans celle de Saint Riquier…

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… où nous eûmes la chance de surprendre une répétition d’un des concerts dominicaux, donnés de juillet à septembre, sur cet orgue sublime. Qu’on juge du programme : Haëndel, Purcell, Byrd, Britten, Tallis, Dowland, Shield (et quelques autres…).
Une partie des bâtiments conventuels sont à présent transformés en musée, et nous pûmes y voir une très belle exposition :


Mais où sont donc ces deux abbayes (s’interrogeront les internautes en mal de tourisme) ? En Seine-Maritime ou dans l’Eure, ces deux départements dont je ne franchis jamais les frontières quand je suis au volant de ma voiture ? Et bien, justement : je m’étais aventurée plus loin, jusque dans la Somme, où j’avais promis de longue date d’aller rendre visite à Michel Hubin, mon dévoué web-master :


Nous posons ici dans le jardin de sa compagne, avec Diane, la chienne qu’ils ont adoptée quand son maître est mort. On remarquera aussi un chien de bois…


…qui n’est qu’une branche d’arbre dont le hasard a décidé de la forme animale. Un très aimable chat habite également cette maison, mais je n’ai pas eu loisir de le photographier, car il fuit perpétuellement la tyrannique Diane (pourtant arrivée après lui en ces lieux).
Faute de pouvoir vous montrer cet aimable chat (à la fourrure écaille de tortue), voici encore une illustration de Rojankovsky, célébrant le plus célèbre chat de notre littérature française…


… et ce même héros, portraituré par Fred Marcellino (1939-2001)…


… ainsi que par Jean-Marc Rochette (né en 1956)



27 juillet 2013

La date du jour est celle de la canicule, du latin canicula (en français : petite chienne), nom donné à la plus petite des constellations du chien :


A cette date Sirius est la plus brillante étoile. Et, c’est aussi la journée la plus torride de l’été.
L’été versatile, certes, mais qui cette année, s’étant décidé fort tard, tient ses promesses depuis plusieurs semaines, nous écrasant de sa chaleur.
Cette belle image du ciel est tirée d’un de mes chers livres d’enfance : Les Merveilles de la nature de l’auteur américain B.M. Parker. Publié en 1952 dans son pays d’origine, il fut traduit en français (éditions Cocorico) deux ans plus tard. Si les collaborateurs français eurent aussi droit à leurs noms sur la page de titre, les illustrateurs n’y figurent pas, ce qui était assez courant à l’époque – au vif regret de Claude Duty, qui reconnaît à ces illustrateurs de livres pour la jeunesse (selon un plus récent intitulé) l’origine de sa vocation de « designer » (guillemets pour introduire à regret un mot anglais dans ma prose) puis de cinéaste.
La maison que j’habitais dans mon enfance avait une particularité assez incommode : il fallait, pour accéder à l’étage des chambres, sortir dans notre cour pour atteindre l’escalier situé dans une tour appuyée sur le corps principal de cette maison. C’était fort désagréable en hiver (d’autant que je quittais alors la seule pièce chauffée, où nous avions dîné), mais j’aimais particulièrement ça en été, car je prolongeais ma journée d’un moment d’observation, dans cette nuit qui ne m’effraya jamais, et où j’attendais le passage des deux chauve-souris familières (les martinets étant déjà rentrés aux nids sous les toits) et tentais de reconnaître étoiles et constellations. Mais les seules que je savais identifier étaient les deux Ourses :


Il n’était pas précisé s’il s’agissait d’ours brun ou blanc, mais nous pouvons supposer que les ancêtres latins qui avaient nommé étoiles et constellations n’avaient probablement pas connaissance des ours polaires.
Il y avait aussi un trio d’ours que j’aimais particulièrement dans mon enfance, dessinés par Feodor Rojankovsky…


… lequel subit peut-être quelque censure car dans cette édition (petit format, de 1950), la culotte de Boucle d’or, bien visible sur une édition antérieure (1949)…


…est judicieusement cachée par un montant du lit.
Puis-je supposer que c’est à cause de cette censure que l’artiste, agacé, a moins soigné son dessin ?
Mais pour en rester à cette rubrique animalière, voici un bien joli portrait, d’un animal qui n’est ni dans le ciel ni dans les images d’un livre mais prend pour le moment pension à la clinique du CHENE :


Il avait 3 jours quand il fut découvert échoué sur une plage.
Et il aura peut-être trois mois quand l’équipe soignante le relâchera dans son élément naturel. Trois mois de soins, de nourriture, tout cela à un coût, auquel vous pouvez participer :




21 juillet 2013

Pas de bonheur sous les frondaisons d’Etelan pour moi aujourd’hui : les sœurs Andranian ont annulé hier soir, à 20h, le concert qu’elles devaient donner aujourd’hui, à 17h30 dans le grand salon. Non pas qu’elles se soient livrées, comme Laurent Caillet, à quelque bricolage dommageable pour leurs mains, mais elles jugeaient les réservations insuffisantes. Ce n’était pas un argument contestable. Mais elles ont ainsi fait fi des gens venant sans réservation, et du programme de Normandie Impressionnisme où elles figuraient. Que donc les malheureux amateurs de piano aventurés pour rien aujourd’hui à Etelan (enfin : pas vraiment pour rien ! Ils peuvent toujours visiter parc et château !) nous pardonnent … ce dont nous ne sommes pas coupables, car nous avions, comme pour toutes les manifestations précédentes, assuré leur promotion par programmes papier, affichage public, flayers, nombreux mails.
Mon cher Philippe Davenet était des rares personnes ayant réservé, lui qui n’hésita pas, le 13 juillet, à jouer à Villerville en bord de mer…

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…aux risques de sable dans le piano, partitions envolées, mouettes irrespectueuses de son si joli costume :

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Mais Euterpe, la muse consacrée à son art, veillait sans doute sur cet enfant chéri d’elle car elle sut maîtriser sable, vent, marées et volatiles, pour un concert très applaudi.
Je suis donc à présent en congés d’Etelan, pour jusqu’aux abords de septembre, mois pendant lequel nous accueillerons trois manifestations (que j’évoquerai plus avant dans mon actualité).
Quant à Laurent Caillet, son concert du 7 juillet est reporté au 13 octobre.


14 juillet 2013

Encore un succès à Etelan, avec l’intérêt suscité par la présence, dans le parc du château, de 23 voitures de collection de l’Association Calandres Rétro Rouennaises qui fut accueillie avec humour par la Dame d’Etelan encadrée de ses deux abeilles car nous n’avions pas hésité à nous coiffer du bonnet phrygien, symbole de notre fête nationale :


Et j’avais préparé mon désormais célèbre Cocktail des lutins de la garenne d’Etelan (non : je ne fournis pas la recette car les lutins qui m’en ont livré le secret me transformeraient en grenouille) que ma toujours courageuse partenaire Marythé Vandichèle avait accompagné de délicieuses gougères et d’un cake aux olives de sa fabrication. Ah, comme ce fut bon de pique-niquer à l’ombre des arbres centenaires, avant l’ouverture au public. Mais assez évoqué la fête nationale et les agapes du jour, quelques photos des belles carrosseries…

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…dont les aimables propriétaires n’hésitèrent pas à nous montrer les dessous :


Et pendant que les humains ébaubis parlaient technique et performances, dame Magrette se livrait aux joies nouvelles de sa première maternité. Pour un coup d’essai ce fut un coup de maître, car elle n’a pas moins de dix petits :

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7 juillet 2013

Nouveau succès, hier, à Etelan, du trio Charles Maletras (guitare) Anne Heroult (chant), André Jenny (guitare), au service (magistral) de la Bossa Nova :

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Et l’été ayant enfin consenti à paraître, c’est à l’extérieur que nous avons pu ensuite prendre le traditionnel goûter d’après concert…


… sans oublier d’admirer le paysage s’étendant sous la terrasse :


Aujourd’hui c’est Laurent Caillet, qui, sur le piano d’Etelan, devait être au service de Beethoven (Etelan prône l’éclectisme). Mais il s’est malencontreusement blessé la main en se livrant aux méfaits du bricolage et ce concert est remis au 13 octobre (16h).
Pour le 14 juillet, on pourra admirer quelques voitures de collection dans le parc du château (14h-17h30), grâce à l’ Association Calandres rouennaises.
Le 21 juillet (17h30), ce sera au tour des sœurs Andranian de charmer l’auditoire du grand salon avec, dans le cadre de Normandie Impressionnisme, leur programme Impressions d’eau, empruntant à Fauré Debussy Ravel, Verlaine Apollinaire Proust Monet Boudin.
Mais revenons un peu en arrière, avec quelques photos supplémentaires de Sequana.
D’abord, la « vraie »…


… dont cette unique représentation, découverte par des archéologues aux sources de la Seine, figure à présent au musée de Dijon.
Ensuite, son imitation, qui sévit dans le grand salon du château d’ Etelan, le 23 juin 2013 (suivie par une traîne de 3 mètres)…


… ayant capturé le piano dans ses filets…


… et dont le somptueux diadème…

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… intrigua fort. Mais où donc l’interprète avait-elle déniché pareille tenue ? Chez un loueur de costumes ? Dans les réserves d’un théâtre ? Chez Emmaüs ? Et pour le diadème ? Etait-il prêté par un musée ? Par un de ces joaillers de la place Vendôme, qui, lors du festival de Cannes, décorent les actrices d’or, platine, émeraudes et diamants ? Rien de tout cela… Secret de fabrication :
Il faut initialement, ce qui demande des décennies d’existence, ainsi qu’ un grand nombre de placards et cartons divers, n’avoir rien jeté, sur le mode : ça peut toujours servir - et donc si vous êtes de grands gaspilleurs, inutile de lire ce mode d’emploi :
Plier un drap en deux, découper-le en forme de T. Au centre de la barre horizontale, le drap toujours plié, découper un arc de cercle. Il ne reste plus qu’à déplier, élaguer les deux barres du T (l’horizontale à la longueur de vos bras, la verticale à celle de votre hauteur), et vérifier que votre tête passe bien par l’ouverture prévue (sinon : l’agrandir d’un nouveau et mesuré coup de ciseau). Coudre ou draper, en fonction de votre pudeur ou de l’état de votre corps (j’avais cousu !).
Le vêtement est presque prêt. Il ne reste que de froncer sommairement le rideau (auquel vous n’avez pas résisté car il était soldé 2 euros chez Top’déco) et le coudre au dos de l’étrange tunique, laquelle sera resserrée en son milieu par une vieille ceinture, enrichie d’un collier en coquillages.
Au cou et aux poignets : d’autres colliers.
Le grand moment de la confection du diadème, pièce maîtresse, est arrivé. Prendre une vieille assiette en carton doré, de format carré (sur laquelle, des années auparavant, une amie vous avait apporté sa spécialité de fruits déguisés – on admirera l’à-propos de la conservation). Plier par le milieu, de façon à obtenir deux triangles. Les coller ensemble, avant de les assommer sous votre plus gros dictionnaire. Quand vous avez l’assurance qu’ils sont tout à fait solidaires, n’auront plus aucun esprit de rebellion, remettez l’arme du crime à sa place, et, comme pour la tunique, tracez/coupez un arc de cercle sur la base du triangle double. Farfouillez dans votre boîte à couture à la recherche d’un morceau d’élastique, que, d’une main aussi ferme que pour le meurtre au dictionnaire, vous agraferez aux extrémités de l’arc de cercle (après avoir bien vérifié, par essais successifs et peut-être léger redécoupage, que c’est parfaitement au format de votre crâne). Farfouillez encore, dans le carton aux souvenirs, où sont, entre autres merveilles (telles vos robes de baptême, de mariage, le cordon de votre aube de communiante, la garniture du berceau de vos poupées – à présent reconverti en berceau à chat) les épingles à chapeau de votre mère (ou grand-mère, selon génération de la costumière improvisée). Piquez-en quelques-unes au sommet de l’assiette en carton reconvertie en diadème d’or pur. Ajoutez encore une broche avec une jolie pierre, au centre de cette merveille d’orfèvrerie. Au final, dissimuler l’élastique sous vos cheveux bien ébouriffés, ajoutez un bon kilo de fard à paupières et 500 grammes de rouge à lèvres. Au final, évitez de tomber dans les escaliers du château d’Etelan, ou de vous prendre les pieds dans ses tapis, car la représentation serait compromise…
Elle ne le fut pas : artistes et tenue furent applaudis.
Egalement applaudies, le soir du 28 juin (Hôtel de Région, pendant la fête suivant la présentation du film de Claude Duty – voir actualité précédente) les retrouvailles du comédien Julien Baumgartner avec son éphémère partenaire d’une scène gourmande de Chez nous c’est trois :


Cette robe-ci, nettement plus sobre que la tenue de Sequana, avait également été améliorée (non : je ne dirai pas : customisée !) de dentelles anciennes, ayant orné un corsage de ma si chère maman


1er juillet 2013

Petite échappée touristique dans l’Eure le 26 juin, très exactement dans la jolie ville de Bernay (épargnée par les bombardements de la dernière guerre, au contraire de mon proche village natal, qui eut la malchance d’être choisi par l’occupant allemand pour y construire son plus grand terrain d’aviation de la Normandie)

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Le 28, c’était le grand soir de Claude Duty, présentant enfin son troisième long-métrage à Rouen :

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Les spectateurs (enthousiasmés par ce film, qui tranche agréablement, par sa tendresse joyeuse, avec toute la violence s’étalant en général sur les écrans) eurent même droit à un DVD regroupant la majeure partie des courts-métrages du cinéaste rouennais :


Cette avant-première avait déjà été précédée de quelques autres à voir sur le site de Claude : http://claudeduty.typepad.fr
et d’un passage à FR3 :
http://haute-normandie.france3.fr/2013/06/28/avant-premiere-nationale-rouen-de-chez-nous-c-est-trois-le-dernier-film-de-claude-duty-279041.html
Quant au 29, très agréable après-midi musical chez une amie, grâce à un trio composé pour la circonstance :


Entre Patricia Trouvé (violoncelliste) et Philippe Davenet (pianiste) : Florent Dusson (violoniste)
Le soleil étant exceptionnellement présent, nous pûmes ensuite profiter de la terrasse et du jardin, où je fus photographiée avec quelques autres invités …

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… dont n’était pas Claude Duty, parti de bon matin (après une nuit courte car la fête au Conseil Général s’acheva fort tard !) présenter son film à Loudéac


24 juin 2013

Que de plaisirs variés à Etelan cette deuxième quinzaine de juin :
Le 15 avait lieu le très attendu spectacle du Théâtre Musical Coulisses consacré au répertoire de Félix Leclerc, pimenté de musique slave. Les très belles voix d’Elisabeth Touchard (lecture) et d’Henry Dubos (chant) étaient accompagnées par la guitare d’Henry, le piano… de Françoise Boudier, aux mains de Tania Dubos, et la célèbre cithare de Martial Murray. Le public fut immédiatement conquis, et nos aimables artistes n’hésitèrent pas à faire quelques bis…

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Le 21 la compagnie Le Qui vive fut dès 16h à Etelan, pour : - 1°) transférer, avec l’assentiment et l’aide efficace d’Elisabeth Boudier et Alain Boudier les meubles du grand salon dans la salle à manger, afin de pouvoir installer le décor de leur Songe d’une nuit d’été et quelques 70 chaises pour les futurs spectateurs (dont une soixantaine avaient eu la prudence de réserver !) dans ce grand salon. Ces travaux de déménageurs eurent lieu dans la joie, car nous étions tous déjà heureux à l’idée de la représentation du lendemain (et consolés qu’elle n’eût pas lieu sous les grands tilleuls, comme initialement prévu)
- 2°) répéter une fois de plus cette pièce, dont « la dernière » aurait lieu dans ce lieu magique faisant visiblement rêver les comédiens.
Enfin ce fut le grand soir du 22, Nicolas Degremont présentant la pièce …


… avant que je frappe les trois coups, non pas avec le traditionnel brigadier (nous n’en possédons pas à Etelan) mais en empruntant la canne de notre hôtesse. Et le délire shakespearien put commencer :

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Deux heures et demie plus tard, les spectateurs firent une ovation aux comédiens, qui remercièrent en applaudissant à leur tour…

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… et tout le monde se retrouva à l’étage, pour partager la soupe à l’oignon préparée par Alain Boudier…


… avant que les spectateurs ne rejoignent leurs véhicules par la grande allée éclairée aux flambeaux, et que les comédiens puissent se restaurer du souper préparé par les soins de Marie-Thérèse Vandichèle


… qui avait déjà régalé, en mai, la troupe du Cabaret des dandys nous ayant présenté un exceptionnel Britannicus :


La route du retour, solitaire, me parut bien longue, tant j’étais fatiguée. Et pourtant, dès le 23, je passais de mon statut d’abeille d’Etelan (titre que je partage avec Marie-Thérèse et Elisabeth tant nous butinons pour qu’Etelan soit un royaume de miel) à celui de … déesse antique afin de présenter mes Mémoires de Seine (mouture nouvelle, condensée, abrégée, de Seine en scènes : voir rubrique à ce titre sur ce site) incarnant Sequana


... accompagnée par mon cher Philippe Davenet, dieu du piano à son habitude :

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cop. M.-A. Rialland.......................................

Au plaisir d’avoir satisfait notre public (qui avait également applaudi mon extravagante tenue faite maison !) s’ajouta, pendant le traditionnel « pot » suivant chaque concert, celui d’une heureuse surprise : retrouver Jeannine Plu, mon ancienne professeur de Français (du lycée de Vernon, en ces années où parmi les élèves, figuraient aussi Hervé Boudin et Marie-Ange Rialland), toujours aussi pétillante dans sa 90° année :


cop. M.-A. Rialland

A présent, il n’est plus que d’attendre le plaisir du prochain concert …

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… qui ne manquera pas de réveiller les souvenirs des folles soirées de la récente Armada.


12 juin 2013

Un homme qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.
Cette phrase célèbre pourrait être l’épitaphe d’Alberto, qui a tant aimé les livres.
Il naquit à Padoue, en 1947. Padoue, la provinciale, l’endormie, ainsi que la qualifia Paul Morand ; Padoue, la discrète, à l’ombre de Venise, son éclatante voisine. Nous sommes tous l’enfant de notre lieu de naissance autant que l’enfant de nos parents. Alberto fut donc un homme discret. Il quitta Padoue pour terminer ses études à Turin, par un mémoire de linguistique sur un manuscrit latin du XII° siècle, conservé dans une bibliothèque monastique.
Ce n’était peut-être pas la meilleure manière d’apprendre à vivre dans notre turbulent XX° siècle.
Son diplôme obtenu il alla passer quelques jours à Positano, perle de la côte amalfitaine prétendait le catalogue de voyages que ma mère et moi avions consulté peu avant. Nous étions donc, lui, et nous, au même hôtel, cette même semaine d’Août 1973. Il nous aborda par le biais de ma lecture du moment : les Histoires extraordinaires d’Edgar Poe. Nous ignorions alors, en ces minutes d’une première conversation – où il me dit aussi, apprenant que j’étais bibliothécaire : « c’est un beau métier » - nous ignorions que nous commencions notre propre histoire extraordinaire. Pour ma part, j’avais lu beaucoup de contes de fées dans mon enfance, j’avais même parfois convoqué ces belles dames dans les forêts de mon village natal, ou dans les ruines si pittoresques de son prieuré, qui semblait avoir servi de modèle aux illustrations de Fedor Rojankovsky pour La Belle au bois dormant. Je fus donc séduite par l’érudition d’Alberto, et lui, sans doute, par ma joie. Il me demanda en mariage, par lettre, trois mois après notre rencontre, alors qu’il faisait son service militaire en Sicile. La Sicile fut aussi, en avril 1975, la destination de notre voyage de noces, que j’avais gagné grâce à un concours dont le thème d’écriture imposé se résumait d’un titre : « J’ai rencontré l’homme de ma vie ».
L’homme de ma vie n’aura été qu’un moment de ma vie, car les contes de fées ne durent que dans les livres. Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d’enfants peut se rectifier, nous concernant, par : Ils se marièrent, furent heureux quelque temps, et lurent beaucoup de livres.
Mais, séparés sans être fâchés, nous nous rencontrions encore régulièrement, et, toujours il accompagnait ses visites de livres, achetés à la Procure et l’Armitière, où, sûrement les libraires remarqueront son absence. Car ainsi que croassait le Corbeau d’Egar Poe : never more, jamais plus ils ne reverront ce lecteur fidèle.
Ciao Alberto. Spero che il Paradisio ti aspetta.


Sous l’olivier de Selinonte
Avril 1975


10 juin 2013

Images de Debussy à l’heure de l’impressionnisme concert donné par le Conservatoire Caux Vallée de Seine au château d’Etelan le 8 juin.

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Et pour, pour la suite de ce mois de juin, voici les annonces d’un concert, d’une pièce de théâtre (en plein air si le temps est plus aimable qu’il ne fut pour le Britannicus) et d’une lecture musicale



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4 juin 2013

Beau succès au château d’Etelan, le 1er juin, pour le 3°Entretien


…consacré au livre sur la cathédrale de Rouen (3 ans de travail, 32 auteurs) que présentait Armelle Sentilhes, sa coordinatrice, assistée de Nicolas Plantrou


Et beau succès du soleil (enfin !) le lendemain sur notre région, car tous les peintres dont nous espérions la présence sur les pelouses, sous les frondaisons, dans le jardin d’iris…


… ou sous la tonnelle de vigne…


… du parc d’Etelan, allèrent probablement, à l’exception d’un seul, qui mérite bien de figurer dans cette actualité :


… poser leurs chevalets et leur crème solaire en bord de mer. Et il était sans doute trop tôt pour qu’à 17h ils passent, au retour, écouter le sublime concert de la très belle, très talentueuse harpiste Albane Mahé



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… qui n’eut droit qu’à un maigre auditoire, dont l’enthousiasme compensa néanmoins la maigreur. Et à ce programme conséquent et varié…


… elle nous fit la très aimable surprise d’encore ajouter Au matin de Marcel Tournier (1879-1951), qu’elle dédia à Françoise Boudier Marie-Thérèse Vandichèle et Simone Arese. D’étonnement, de joie, quelques larmes coulèrent sur mes joues, que le soleil avait bien rougies tandis qu’un peu plus tôt sur la terrasse j’avais maladroitement dessiné La jardinière abandonnée. Il semble que j’ai bien « perdu la main » depuis ma jeunesse car mon imprimante elle-même émit un verdict … négatif, scannant mon œuvre en noir et blanc alors que j’avais usé de mes petits crayons de couleur à la boîte si délicieusement désuète…


… acquise lors de mon premier voyage en Grèce (1968), quand j’aspirais à devenir un de ces écrivains voyageurs, que j’admirais tant. L’année suivante je pris d’ailleurs quelques dans l’atelier de Lazlo Mindzenti, peintre hongrois, dont l’atelier était, à Rouen, rue Beauvoisine, dans cette superbe maison centenaire, qui accueillit ensuite l’excellent restaurant Au bœuf couronné (cédant ultérieurement la place à l’ Imperium où la bière coule à flots dans les jeunes gosiers bruyants). Mais si j’ai souvent honoré la table du Bœuf couronné, je n’ai pas vraiment subi l’influence de Lazlo Mindzenti, car je préférais alors les peintres impressionnistes, dont Rouen a récemment décidé qu’ils étaient « bankables » pour le tourisme. En personnel hommage une copie de ma jeunesse barbouilleuse :


Et que les peintres absents d’Etelan dimanche ne se récrient pas : s’ils avaient été présents ce sont leurs œuvres qui illustreraient cette actualité !
Pas d’accueil aux visites du parc ou du château, ce prochain week-end, mais un concert (gratuit) qui devrait faire date, le samedi 8 juin, à 16h : Debussy à l’heure de l’Impressionnisme par le Conservatoire Caux Vallée de Seine, fêtant ses 40 ans d’existence en 40 concerts sur 40 lieux différents. Nous devrions cette fois être assurées de « faire le plein » car les familles des élèves peupleront probablement tous les sièges, comme « aux grandes heures d’Etelan » qu’évoque régulièrement la très nostalgique Françoise Boudier, « grandes heures » que nous nous évertuons à tenter de faire renaître, bien que les temps et les personnes aient changé…


1er juin 2013


Jolie carte, n’est-ce pas ? Elle était parmi les multiples documents offerts aux adhérents du Comité de tourisme de Seine-Maritime, lors de l’assemblée générale à laquelle ils étaient convoqués le 28 mai 2013. J’y représentais évidemment le château d’Etelan. L’absence de ce château sur cette carte retint donc mon attention. Il devrait être à peu près là où il y a un dessin de cycliste, entre le musée Hugo de Villequier et l’amphithéâtre romain de Lillebonne.
Et si je compare à une édition antérieure (on sait que je conserve tout, ce qui promet un beau casse-tête le jour où je devrai déménager)…


… je constate que ce château était déjà absent, à l’égal de l’amphithéâtre de Lillebonne, apparu sur la carte de cette année 2013. Perplexe je me suis étonnée du château absent auprès d’une des personnes chargées de la communication, qui m’a assuré que le château était présent sur leur site (j’avais dû mal voir, en l’y cherchant la veille de cette A.G.) et que notre programme de la saison 2013 (que je lui remis d’autorité) y serait reporté. Bien sûr, je vérifierai…
Et puisque j’évoque le voisinage du musée Victor Hugo de Villequier, je peux annoncer leur nouvelle exposition…


…que je pus voir dès le vernissage, où j’étais hier, toujours en mission pour Etelan ! C’est un très beau musée, même si à l’exception de son magnifique jardin en bord de Seine, il nous envahit de tristesse, car Léopoldine…


…la jeune morte si chère au poète, y est un pesant autant qu’invisible fantôme, aussi bien dans la reconstitution de sa chambre havraise…


… que dans le salon…


… où son rire d’enfant, de fiancée, de jeune mariée dut mettre de la joie, jusqu’à ce jour sinistre de 1843, où une promenade en barque se termina par la noyade de 4 personnes, dont Léopoldine et son mari.
Mais pour ne pas terminer sur cette note sombre, alors que le printemps semble enfin pointer son nez aujourd’hui (ce qui ne fut pas le cas le précédent week-end, où les comédiens du Cabaret des dandys ont dû jouer leur admirable Britannicus dans le grand salon du château et non pas sur la terrasse comme initialement prévu), voici la couverture du plus récent bulletin…


…d’une association consacrée non pas au patrimoine architectural et historique telle celle des Amis d’Etelan mais au patrimoine vivant (et menacé) de la faune sauvage.
Association dont je fais évidemment partie, et sur laquelle on trouvera plus de détails dans ma rubrique associations… dès que je trouverai le temps de m’y consacrer !


30 mai 2013

Projection privée et festive de notre dernière galéjade le 28 mai :


Tous les invités (dont la plupart étaient de la galéjade) ont beaucoup ri. C’est une bonne chose en ces temps sombres !

Notre Claude Duty rentrait de Cannes en pleine forme et confirmait de manière plaisante la date de la prochaine sortie de son 3° long-métrage :


Le 29 Philippe Davenet et moi répétions notre future lecture musicale, pour laquelle le cher Claude nous a concocté cette affiche :


Et demain je fais le tri des photos de mes récentes promenades en fraternelle compagnie…


… pour une prochaine actualité, c’est promis


23 mai 2013


Cette photo de chat souriant me fut envoyée par Claude Duty pour mon anniversaire !
Et précédemment il m’avait fait parvenir la « photo-réclame » du coiffeur de son long-métrage Chez nous c’est trois (sur tous les écrans de France dès le 10 juillet 2013) ayant exercé son art sur ma tête pendant le tournage (été 2012) :


Autre carte d’anniversaire, postée par Jean-Pierre Fournier depuis la Sicile…


… où il est en voyage, et fit étape, sur mon conseil, à Piazza Armerina, où il put s’émerveiller des mosaïques de la Villa Casale, ainsi que je l’avais fait en avril… 1975 pendant mon voyage de noces (séjour sicilien d’une semaine, offert par la revue Mariages, organisatrice du concours dont j’avais gagné ce prix unique, suite au récit que j’avais fait, sur leur thème imposé : « J’ai rencontré l’homme de ma vie »).
Revenons à mai 2013. J’ai eu des pensionnaires toute une semaine, et j’évoquerai leur visite quand… ils m’auront envoyé les photos de nos pérégrinations (Dieppe, Le Havre, Le Tréport, etc).
Et ce mois avance à grands pas vers les deux évènements qui auront lieu à Etelan (www.chateau-etelan.fr) le 25 mai : l’Assemblée générale de l’association (14h30) et la première représentation théâtrale de la saison (20h) :


Elle est prévue en plein air (grosses laines et couvertures à prévoir), mais qu’on se rassure : si le temps persiste à être encore trop hivernal, nous nous résignerons à un repli dans le grand salon (d’autant que les tenues romaines des comédiens seront plutôt estivales !). Yohan Euthine, metteur en scène de cette pièce précise : « la tragédie c’est chiant ! Voilà ce que je souhaite démentir dans cette nouvelle mise en scène. Et si Néron n’était pas seul responsable de ses décisions ? Et si comme l’histoire nous le démontre depuis des siècles, un responsable politique était manipulable ? »
Quant à juin, il commencera, dès le 1er (à 18h) toujours au château d’Etelan, par le 3° entretien avec Armelle Sentilhes, qui évoquera la cathédrale de Rouen.
Et le 2 juin ce sera fête pour les peintres...


… et concert Jeux d’eau (17h) par la harpiste Albane Mahé



(http:// albane.mahe.pagesperso-orange.fr), qui, originaire du Havre, fait une très belle carrière mondiale (Israël, Rome, Bruxelles, etc)


13 mai 2013

J’ai une nouvelle fois ciblé un excellent film américain : Mud sur les rives du Mississipi de Jeff Nicols, qui en est aussi le scénariste, comme pour ses deux précédents. Il n’y a donc pas que les grands aînés auxquels je faisais référence dans mon actualité du 9 mai, qui sont capables de chefs-d’œuvre, car Jeff Nicols est né en 1978. J’avais fait le choix de ce film (dont je ne connaissais ni le réalisateur, ni les acteurs) pour une raison qui peut paraître mineure : voir des images du fleuve mythique, qui me fascine depuis l’enfance. Je suis en effet de la terre normande, qui vit partir bien des siens sur la mer, découvrant parfois des terres lointaines. Et les images de mes vieux livres d’histoire…


… ou de ma collection de buvards…


... ou les 75 aventures vécues (librairie Gründ, 1958) offert par ma marraine, et la statue d’Abraham Duquene (circa 1604/1610-1688) à Dieppe, sa ville natale, ou la plaque commémorative célébrant, à Rouen, dont il était originaire, René Robert Cavelier de la Salle (1643-1687)…


… ajoutés à un film présenté par un conférencier (à la salle Fabia de Nassandres, où je m’enculturais précocement en compagnie de mes parents) dont je possède toujours le livre acheté (et dédicacé par l’auteur !) à cette occasion …


… m’imprégnèrent fortement, m’assurant que si ces périodes de découvertes géographiques étaient révolues, je partageais cependant avec tous ces navigateurs audacieux, un sol natal commun qui me les rendait familiers au travers des siècles. Et ma curiosité pour eux perdura dans ma bibliothèque d’adulte :

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C’est ainsi que née dans une maison sous laquelle passait une source, dans un village normand où « au milieu coule une rivière » (la Risle) je rêvais d’un grand fleuve du Nouveau Monde, pour les raisons résumées par John Finley (1863-1940) : « Combien ces rivières seraient moins suggestives si les Français n’y étaient point passé les premiers »
Et il y eut encore, pour me rapprocher mentalement du Mississipi et de la Louisiane, la découverte, en 1995, dans la baie de Matagorda, de l’épave de La Belle, dernier navire de Cavelier de la Salle. Et les reportages tragiques concernant l’ ouragan Katrina, en 2005. Puis le film Dans la brume électrique (2009) de Bertrand Tavernier, d’après le roman de James Lee Burke.
Autre raison de mon choix, quant à Mud : j’espérais retrouver, peut-être, l’émotion que j’avais eu à voir Stand by me de Rob Reiner (d’après une nouvelle de Stephen King), vu en 1988 sur le conseil de Charles Tible, un temps producteur exécutif sur le projet de tournage de Mado poste restante (tiré de mon premier roman). En même temps, ce souvenir m’interrogeait : Mud ne serait-il pas quelque variante, pâle redite, simple copié-collé du film de Reiner, où quatre adolescents s’enfonçaient vers l’aventure, non par l’eau d’un fleuve, mais sur une voie ferrée traversant une forêt. Et leur quête était plus morbide car ils cherchaient le cadavre d’un jeune disparu, alors que ceux de Mud ne souhaitaient que s’approprier un bateau échoué dans un arbre, sur une petite île inhabitée.
Cette image de bateau perché, une nouvelle fois, me ramena aux images de la lente décrue avant suivi le passage de Katrina. Mais cette épave – plus contemporaine que celle de La Belle – dont Ellis (Tye Sheridan) et Neckbone (Jacob Lofland) croient être les découvreurs, a déjà un occupant : un homme est là, logeant dans ce bateau. Ce mystérieux, voire inquiétant Mud (Mathew McConaughey), auquel les deux garçons, initialement méfiants, se lient, est peut-être un meurtrier – à moins qu’il ne prétende cela pour se faire craindre, ou se faire « mousser » ? Je n’en révèlerai pas plus, pour ne pas casser le suspens. Je redis simplement que ce film est un chef-d’œuvre qu’il faut voir.
J’ai aussi assisté à un quelques grands moment des journées du 30° anniversaire du Grenier de la Mothe (en compagnie de Marc Prieur qui prit les photos ci-dessous) : une lecture musicale+ théâtre…

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… puis un dîner, dans la grande salle de réception où étaient exposés quelques-uns des costumes (emplissant un grenier du Grenier !) :


… avant la reprise des meilleurs moments des opérettes ou comédies musicales montés sur cette scène magique (qui fut jadis une … étable) :

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Même les jeunes enfants ont été bien sages :


Et le public (dans cette salle plus que comble) a fait une ovation finale, aux artistes et au trio familial créateur du célèbre Grenier : François, Catherine et Mathilde Guyant , qui en eurent des larmes de bonheur !
Pour la semaine qui s’ouvre ce lundi, j’ai prévu 1 ou 2 vernissage(s), une pièce de théâtre (La fête des voisins de Hervé Boudin
– déjà annoncée dans une de mes précédentes actualités). Et je verrai probablement Claude Duty, rentré hier d’une randonnée pyrénéenne dont il m’a envoyé cette photo…


… à laquelle j’ai répondu par celle-ci :



9 mai 2013

Cinéma hier matin : Sous surveillance de et avec Robert Redford. A voir absolument. Heureusement que pour compenser toutes les horreurs de films emplis de violence gratuite, de poursuites en bagnoles et d’effets spéciaux, les Etats-Unis ont encore cette génération d’acteurs et réalisateurs géniaux (mot que je n’utilise quasiment jamais car il est totalement dévalué pour cause d’emploi immodéré depuis des années ; donc : on peut me faire confiance quand je l’écris).
Et pour les deux samedis à venir, il sera possible d’allier une escapade à Deauville, ce qui est toujours agréable, et la visite de l’atelier de Simonne L’hermitte :




6 mai 2013

Quelques images des repérages et du pique-nique de la troupe Le Qui-vive
à Etelan le 1er mai :



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J’ai, dans l’actualité précédente, évoqué les deux pièces qui seront présentées à Etelan (25 mai et 22 juin), mais également ce dont j’espérais me divertir cette semaine. J’ai cependant oublié d’y inclure le vernissage de l’exposition annuelle de Maromme (du 11 au 26 mai), dont les invités d’honneur sont le peintre Guy Demun et la sculptrice Brigitte Dam.


On y retrouvera évidemment, parmi la trentaine d’artistes exposés, Annie-Claude Ferrando, également présente au salon de La Bouille dès demain…


… et dont la souscription pour son livre regroupant toutes ses versions de la cathédrale de Rouen connaît un franc succès. Que ceux qui n’ont pas encore répondu à l’appel s’empressent de le faire (bulletin dans mon actualité du 30 mars).
Sur cette lancée, j’annonce également les réjouissances de la semaine prochaine : une lecture musicale…

… une création théâtrale d’Hervé Boudin (avec lequel j’ai partagé les bancs du lycée de Vernon il y a …50 ans, et suis allée en tournée au Liban (voir à cette rubrique) beaucoup plus récemment. Il a écrit cette pièce sur mesure pour l’atelier qu’il assure à L’Echo du Robec de Darnétal. Sa fille lui a concocté deux illustrations successives pour le programme…


puis les flayers - je cède à cet anglicanisme pour montrer que je ne l’ignore pas, mais je lui préfère nettement le mot prospectus, dont mon dictionnaire étymologique d’Albert Dauzat et confrères me garantit l’ancienneté : « 1723 : programme de librairie ; fin XVIII°s., extension d’emploi ; du mot latin signifiant vue, aspect , participe passé substantivé de prospicere : regarder devant soi » :


On peut se demander pourquoi je préfère la première de ces deux illustrations ! Peut-être à cause de cet autre mot composé : potron-minet. Se lever dès potron-minet était se lever à ce moment de l’aube ou le poitron du chat (en promenade nocturne) devient visible. Et ce poitron n’a rien à voir avec poitrail, mais dérive du latin populaire posterio,
qu’on peut traduire par …cul.
Sur ce mot qui passe pour grossier, j’en termine pour aujourd’hui, rougissante, mais rappelant que ma chère Marquise de Sévigné employait souvent l’expression qui me réjouit encore.


4 mai 2013



Donc, le 26 Avril, j’étais au musée des beaux-arts de Rouen, dès l’ouverture, pour admirer l’exposition Eblouissants reflets. Oui : admirer car c’est vraiment une exposition exceptionnelle, beaucoup plus riche que la précédente puisqu’elle présente une centaine d’œuvres, où j’avoue, au risque de voir se récrier les puristes préférant les artistes « en haut de l’affiche », avoir particulièrement apprécié deux toiles de Jean-Louis Forain (1852-1931), dont je ne connaissais aucune œuvre, et Johan Barthold Jongkind (1819-1891) sur lequel j’avais un peu plus de lumières. J’ai apprécié également que cette exposition consacrée aux Impressionnistes comporte des photos d’époque et même un court-métrage présentant Claude Monet (1840-1926) dans son jardin de Giverny. Je retournerai probablement encore me faire éblouir avant que ces œuvres ne repartent aux quatre coins du monde (1er octobre). A propos : de quand peut dater cette expression prêtant des coins à notre planète ? D’avant Galilée (1564-1642) sans doute, du temps que la Terre était plate…
Ce même 26 avril j’assistais également au vernissage de la toujours très belle exposition de verriers internationaux à Alizay.
S’en mettre ainsi plein les yeux matin et soir fut une riche journée !
Le 28, j’étais de nouveau contemporaine de Galilée, en Catherine de Médicis, pour assurer la promotion de l’Association du Parc et du château d’Etelan (voir ma rubrique associations) :


Les photos de ma précédente actualité étaient de Michel Vandichèle, mais celle-ci est d’un aimable visiteur d’Eté en fête : Christophe Chatillon. Qu’ils soient remerciés l’un et l’autre.
Le 30 je pouvais de nouveau me réjouir les yeux de l’extravagant (et néanmoins habituel !) décor que la Pie rouge avait conçu pour mettre en scène (à leur manière, absolument unique, identifiable à la première minute) le récit d’un séjour en Palestine de l’écrivain voyageur Jean Rolin


Cette représentation fut suivie, selon une coutume bien établie, d’un dîner chez Claude Duty (voisin du théâtre), avec les joyeux comédiens, dont Philippe Davenet, qui assure toujours les moments musicaux de cette compagnie bien implantée (depuis 1968) dans la région rouennaise mais également connue à Paris et Avignon (ces villes indispensables à la réputation !), mais dont le lieu de vie et de création est le beau domaine aquatique du moulin d’Andé (www.moulinande.com), dont la « meunière » est, depuis 1956, Suzanne Lipinska.
Le 1er mai, j’explorais les … compteurs électriques du château d’Etelan (www.chateau-etelan.fr), afin de savoir comment nous pourrions éclairer Le Songe d’une nuit d’été que la troupe Le Qui-vive (www.lequivivre.fr) donnera sous les frondaisons d’Etelan le 22 juin (20h). Photo ci-dessous d’une représentation en intérieur dans un théâtre de l’agglomération rouennaise :


Cette exploration technique, assortie de réflexions et variantes sur la disposition scénique (pour un possible repli dans le château en cas de météo capricieuse) fut aussi le prétexte d’un pique-nique avec les comédiens qui découvrirent le lieu avec ravissement et eurent droit à une visite guidée de la chapelle par Françoise Boudier, qui, comme d’habitude, subjugua son auditoire par sa passion du lieu et son charme inaltérable.
Mais avant d’embarquer pour la magie de William Shakespeare (1564-1616), il y aura un autre moment de théâtre très fort, également en extérieur (repli prévu en intérieur si le temps est à la pluie) : Britannicus de Jean Racine (1639-1699) par Le Cabaret des dandys (www.lecabaretdesdandys.com):


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Je détaillerai tout cela ultérieurement (mais il serait prudent de déjà réserver vos places).
Quant à mes loisirs de la semaine prochaine, ce sera encore des expositions : celle de Christine Dao

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… et celle collective, qui sera présentée à l’IUFM de Mont Saint Aignan :


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J’irai également participer au 30° anniversaire du Grenier de la Mothe (là aussi il est prudent de réserver)


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29 avril 2013

Toujours par monts et par vaux pour asseoir un peu plus la réputation du château d’Etelan et la vivacité de l’association qui y consacre ses forces, son quatuor de missionnaires se rendit, par une température à ne pas mettre un pèlerin dehors, sur les terres de l’abbaye du Valasse, construite au XII° siècle, détruite par les Anglais au XV°, reconstruite peu après, vidée de ses moines à la Révolution, son abbatiale transformée en caserne, démolie en 1810, les bâtiments conventuels utilisés en dépôt de cavalerie et hôpital vétérinaire durant la dernière guerre, puis en laiterie jusqu’en 1984.
Ce 28 avril 2013 donc, sur ces terres bien amputées de leurs bâtiments originels, avait lieu une grande fête, organisée par l’efficace Office du tourisme Caux Vallée de Seine, qui avait dispersé les stands de ses exposants sur les vertes pelouses que l’aube avait givrées :


Qui s’approchait d’un peu plus près pouvait apprendre tout ce qu’il souhaitait savoir sur le château et l’association…


… accueilli par Catherine de Médicis, sa dame d’honneur et l’époux d’icelle…


… ainsi que Charles Briat, tailleur de pierre et autre missionnaire de l’expédition :


La reine alla se réchauffer un court moment dans la salle du trône…


… avant de rejoindre sa fidèle confidente…


… dont on vient de découvrir les mémoires dans un vieux fond d’archives dissimulé sous un faux plafond de Chenonceaux. L’Académie est en émoi, les historiens s’étripent, car le manuscrit suscite autant d’enthousiasme que de méfiance. Qu’on en juge : on savait la reine sensible aux découvertes de terres inconnues depuis qu’en 1550, elle avait été accueillie à Rouen par une cinquantaine de sauvages passablement dénudés, qui, renforcés de marins natifs de Normandie, avaient reconstitué, dans la sauleraie de la rive gauche, quelques scènes de leur vie quotidienne au Brazil :


Ce qu’on ignorait donc, et que révèlent les pages sorties de leur cache, c’est que Catherine, ne s’étant pas satisfaite d’avoir voyagé deux années à travers la France (pour y présenter son roitelet Charles IX aux populations ébaubies de leur caravane de 15000 personnes) profita de cette longue escapade en pays connu pour recruter une matrone présentant quelque ressemblance avec elle, matrone qu’elle éduqua dès son retour à Paris (1er mai 1566) afin de mettre ce sosie dans ses robes et ses palais, et de s’esbigner quelques mois. Elle se serait embarquée pour le Nouveau Monde, depuis Dieppe, visitant aussi bien les territoires indiens du nord de l’Amérique…


… que les hauts plateaux des Andes.


Et de retour en France (par le port du Havre-de-Grâce si cher à son cœur), elle retrouva sa confidente qui, espérant lui rendre goût à son royaume, lui avait préparé un accueil en forme de danses normandes :


On ignore ce que serait ensuite devenu le sosie de la reine car l’auteur du manuscrit n’en dit plus mot. Mais les érudits de notre association se sont jetés dans l’enquête en cours, et nul doute qu’une prochaine actualité de ce site nous révèlera l’identité de la matrone


24 avril 2013

Donc Nicolas Plantrou vint nous conter l’histoire du Belem

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…construit à Nantes en 1896, dernier trois-mâts barque encore capable de naviguer, mais qui, en 117 ans de vie, connut des destins et affectations variés, changeant même de nationalité (anglais, italien) avant de redevenir français en 1970. Classé monument historique en 1984, il était bien naturel d’entendre parler de lui dans cet autre monument historique qu’est le château d’Etelan, son grand aîné (construit en 1494).
Le sujet était comme un préambule au rassemblement de voiliers qui se tiendra à Rouen en juin prochain.
Mais avant cet évènement attendu (qui a lieu tous les 4 ans), Rouen sera déjà en vedette avec une importante exposition, dont le thème ne sera pas moins aquatique :

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23 avril 2013

Juste une annonce théâtrale en image de notre chère troupe La pie rouge, pour une pièce que j’irai voir la semaine prochaine avec les amis habituels :


17 avril 2013

Encore quelques photos de notre lecture musicale du 7 avril (prises par Annie-Claude Ferrando, alors que les précédentes étaient d’Annick Delaunay-Vasse et Jean-Pierre Fournier. Merci à eux !)

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Egalement quelques autres œuvres de Ronel, dont je suis allée voir la rétrospective, ainsi qu’ annoncé dans ma précédente actualité :

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Quant au cinéma, ce n’est pas un conseil que je vais vous donner, mais un … ordre : il faut absolument voir Quartet de Dustin Hoffman : rires, émotions et frissons de plaisir en écoutant les musiciens et chanteurs. Bref : un moment de bonheur (dans la campagne anglaise, ce qui ne gâte rien !) avant de retourner à notre monde cruel. Pourquoi donc l’Humanité qui a inventé les arts est-elle aussi capable des pires horreurs. Y-a-t-il un philosophe sur la ligne pour m’expliquer ça ?
Pour aujourd’hui, où la météo a prédit une très aimable température, j’irai me promener (avec ce cher Loulou
– qui tiendra son maître au bout de la laisse, comme d’habitude) jusqu’à ce royaume animal qu’est le CHENE (http://chene.asso.fr), en pleine effervescence pour sa préparation de sa Fête du Printemps

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Je ne pourrai hélas participer à cette fête car ma fin de semaine sera chargée puisque le samedi 20 il sera question de l’Armada…


… et plus précisément du Belem au château d’Etelan (www.chateau-etelan.fr), et le lendemain je me rendrai au Havre, chez ma collègue Marie-Thérèse Vandichèle, afin d’y organiser la présentation de ce château (et de notre programme !) sur une autre fête : celle d’Eté en Seine (28 avril) organisée par l’Office du tourisme Caux Vallée de Seine, dans le très beau cadre champêtre de l’Abbaye du Valasse (www.abbayedu-valasse.fr/manifestations/ete-en-seine-la-fete). Nous partagerons un stand avec Charles Briat (le tailleur de pierre ayant consacré tant d’années à la restauration du château d’Etelan) ci-dessous en compagnie de Françoise Boudier, dans la chapelle du château :


Comme cette manifestation (qui a lieu tous les 2 ans) attire des milliers de visiteurs, je précise prudemment aux amis qui voudraient saluer, outre Charles Briat, Catherine de Médicis et la comtesse Charlotte de Cossé-Brissac (qui accueillit la reine et ses enfants à Etelan, l’été 1563, quand la royale famille y fit escale, entre la reddition des Anglais au Havre et l’enregistrement des lettres de majorité de Charles IX au parlement de Rouen) qu’il faudra nous chercher dans l’espace « savoir-faire » et non pas dans celui « tourisme et loisir »


13 avril 2013

Quelques souvenirs de notre lecture musicale entre intimes à La Musardière le 7 avril :


Le maître d’œuvre : Philippe Davenet


Le maître de maison : Hervé Boudin


Alain Bézu
évoquant le maître de Jacques le fataliste


Où il est question d’élection d’un maître au Vatican (en … 1605)


Albane Louvet-Duboc dispute de la maîtrise des phobies
avec Philippe


Marc Prieur conclut en chanson de la maîtrise du sous-sol parisien aux débuts de la construction du métro


Où on notera que les artistes sont aussi le public…


… et que les plaisirs du ventre suivent ceux de l’esprit.

J’en termine de cette joyeuse actualité musicale par une annonce : ce site comporte une nouvelle rubrique, consacrée aux associations dont je fis ou fais encore partie. Elles sont au nombre de quatre mais cette nouvelle rubrique étant encore « en construction », vous n’en trouverez qu’une seule pour le moment. Devinerez-vous laquelle ? Réponse en cliquant sur le choix proposé à cette rubrique.


6 avril 2013

Les peintres (suite) :


Et après avoir présenté sa dernière expo à Lille puis Lyon, Ronel est revenu dans sa région présenter une vaste rétrospective (1980-2013) de son travail (tableaux, dessins et bois découpés) à la très belle galerie du parc de Notre-Dame-de-Gravenchon (23 mars-19 mai), qui est ouverte du mercredi au dimanche, de 15h à 19h. A ne pas rater : visite commentée par le peintre, suivie de dédicaces d’ouvrages, dimanche 14 avril à 15h30



Cinéma : sur le thème ô combien douloureux de l’accompagnement en fin de vie, j’ai vu un film… plaisant : Sous le figuier, tout à fait déconnecté de la réalité, car la mort y est bien douce, peu médicalisée, paisiblement attendue dans une belle maison, et pas même montrée car la très pudique caméra s’arrête avant l’image cadavérique. Bref : un conte de fées, qui m’a … légèrement agacée, car il y a des limites à l’entretien des illusions !
Pour aujourd’hui, point de cinéma, mais un… défilé de mode :


Et Etelan ?
Le second Entretien aura lieu le 20 avril, à 16 h. Nicolas Plantrou, président de la fondation Le Belem y évoquera ce bateau, en prélude à l’Armada de juin. N’ayant point sous le coude quelque photo de ce bateau, je propose en illustration ce bâtiment plus ancien, immortalisé sur un vitrail figurant dans la maison de Jacques Cœur, à Bourges :


Réservations sur le site d’Etelan (www.chateau-etelan.fr) ou à entretiensdetelan@associationetelan.gmail.com ainsi
qu’ indiqué sur notre si joli programme papier :




30 mars 2013

Les peintres frappent fort :
Exposition Christian Sauvé, à la galerie Rollin (Rouen), du 26 mars au 26 avril :


Exposition Jean-Marie Petithon accompagné du sculpteur Marc Touret, à l’Espace de la Calende (Rouen) du 30 mars au 27 avril :


Quant à Annie-Claude Ferrando, en sus de proposer deux expositions…




… elle propose une souscription pour un livre à paraître en septembre :




26 mars 2013


N’était-il pas beau notre carton d’invitation pour l’ouverture de saison à Etelan ?
Le feu fut allumé dans la cheminée dès 10 heures, car le château s’éveillait, certes, mais le froid de l’hiver s’était commodément installé dans ses murs (assez épais pour posséder quelques passages secrets !). Le grand salon était encore dans sa disposition « privée » …


… avant que les sièges soient déplacés, augmentés, dans ce salon comme à l’étage, pour y recevoir les invités de notre présentation de saison et le public de la nuit de la chouette. La salle à manger trahit bientôt quelques préparatifs de réception…




Les heures passèrent très vite, trop vite, comme c’est le cas pour tout évènement heureux.
Même les chouettes furent au rendez-vous. Mais l’obscurité étant de règle pour ne pas les perturber, notre reporter Michel Vandichèle ne put prendre aucune photo. En manière d’illustration, je propose donc une iconographie différente, tirée de ma collection de cartes postales et calendriers :


Artiste anonyme, VII° s. av. J.C.

Hibou, Albrecht Dürer (1471-1528)


Hibou grand-duc, Johan de Crem (pour la L.P.O)


La chouette Chantal, Mordecai Moreh


Tendre famille, dont j’ignore hélas qui en est l’illustrateur.
Et aussi tendre famille (photo Michel Hubin), qui fut en pension au C.H.E.N.E (Centre Hébergement Etude Nature Environnement)


Enfin chacun s’alla coucher, dans son lit ou son arbre, et les fantômes purent circuler en paix dans leurs murs rendus au silence.


Repos de courte durée, car dès le 23, le 1er Entretien eut lieu dans le grand salon (dont la disposition avait de nouveau varié) :




Le professeur Bertrand Macé
évoquant la procréation médicale assistée, avec, à sa droite,
Nicolas Plantrou posant les premières questions.


12 mars 2013

Chouette, l’actualité…

… pour annoncer le réveil du château dormant … pardon : du château… d’Etelan


Comme rien ne s’est jamais fait comme ailleurs dans ces murs centenaires, ce réveil aura lieu … en soirée. Et ce sera une fée de la Maison du Parc régional des Boucles de la Seine normande qui officiera, le 22 mars, à 19h, dans la grande salle d’Ecquetot, en projetant un film sur ces rapaces familiers. Ensuite elle répartira sa troupe (dont tous les membres auront obligatoirement réservé leurs places au 02 32 84 55 06) en trois groupes, qui s’en iront tendre l’oreille dans le parc, non pour écouter bâiller le château, mais hululer les gracieuses habitantes de ses futaies. Et j’ai ouï dire que durant ce premier concert de saison, un des princes de ce château pleurera abondamment sur des oignons, dont il fera une soupe dans une grande marmite pour réchauffer les auditeurs quand les chouettes auront rejoint leurs pénates.
Cette cérémonie d’éveil effectuée selon les rites, le public pourra revenir, dès le lendemain, à 16h, s’entretenir avec le professeur Bertrand Macé (chef du service de biologie de la reproduction au C.H.U. de Rouen) d’un sujet actuel : la procréation médicalement assistée, jusqu’où ? Tarif 10 € Réserver :entretiensdetelan@associationetelan.gmail.com
Ce sera le 1er Entretien, d’un cycle qui en comptera 8 : c’est la nouveauté de la saison 2013 à Etelan, qui proposera également 6 concerts, 2 pièces de théâtre, 2 lectures musicales et 4 Journée Passion. Toutes précisions données ultérieurement.
Pour aujourd’hui, contentons-nous du calendrier de Mars, si capricieux, qui a parfois soufflé le printemps en bémol et a soudainement repris la partition de l’hiver à la trompe de chasse et grosse caisse. Sans doute était-ce pour nous rappeler l’étymologie de son nom : Mars fut, en d’autres temps, dieu de la guerre.
Nous terminerons pourtant ce mois dans la paix, grâce à un recueillement œcuménique dans la chapelle du château (29 mars, 18h), en présence du pasteur Richard Tauffer :



9 mars 2013

Lundi matin, je trouvais ce cadeau (court-métrage de 11 minutes) dans ma boîte aux lettres, en provenance du Kansas…


… que Robert Butler présente ainsi :
This is an amazingly accomplished film from director Don Maxwell and cinematographer Roger Branit. Filmed in the Flint Hills and elsewhere on the Great Plaints, the movie employes spectacular black-and-white photography, evocative sounds effects and background of American Indian chants to chronicle the approach and unleashing of a thunderstorm
La journée se continua également par un court-métrage, en couleurs, et qui ne relevait pas de la catégorie documentaire esthétique mais du divertissement entre amis. Il s’agissait en effet de monter, chez Claude Duty, Le gendarme de Saint-Protais que nous avions tourné en mai et août 2012 avec nos complices habituels. Nous passâmes donc la journée devant l’ordinateur. L’objet (de 9 minutes) est fin prêt (affiche comprise). C’est donc le deuxième opus de Lafine & Kipe producteurs associés. Pas plus commercialisé que le précédent : Little Appaloosa (13 mn.), toujours très regardé sur Internet (ainsi que les divers kinos d’Off-courts).
J’ai également sacrifié aux longs-métrages, en allant 4 fois au cinéma entre le 26 février et le 8 mars, voir une comédie (excellente pour le moral) : Vive la France, un drame :Good bye Morocco, une autre comédie (dont j’attendais beaucoup et qui m’a décue) : Au bout du conte, et un film que je n’avais pas prévu de voir, mais pour lequel je me suis finalement décidée en apprenant que notre ami Sergueï Vladimirov y tenait un petit rôle (de colonel russe, bardé de médailles et à la coupe de cheveux improbable !) : Moëbius
.
Tout cela n’a pas nui à mon travail pour la saison 2013 du château d’Etelan, ni aux préparatifs d’autres réjouissances (une lecture musicale entre amis), ni à l’attention portée à la peinture…


… et au théâtre, puisque ce soir j’irai à la première d’une pièce de Harold Pinter, à l’Echo du Robec : Le Monte-plats :



3 mars 2013

Concernant l’identité des récents fidèles de mes divers sites internet à Washington, j’incline décidément à penser qu’il s’agit bien des habitants de cette grande maison blanche au bureau ovale. En effet, en plus des activités habituelles de ce lieu, on y a commencé un recensement de toutes les œuvres d’art afin qu’elles soient mises en ligne, comme pour un musée virtuel.
Mais cette maison, construite il y a plus de 200 ans, a eu 43 locataires successifs, les œuvres en question auront donc beaucoup bougé. Madame actuelle court dans toutes les pièces pour les retrouver et fait parfois irruption dans le bureau où Monsieur se concentre sur de plus sérieuses affaires : Dis-moi, chéri, est-ce que ce portrait a encore sa place ici? Ne serait-il pas mieux à la cave ? Ah… tu crois qu’il ferait tourner nos vins français en vinaigre ? Et tu penses que ces scènes de bataille pourraient couper l’appétit de nos invités les jours de grande réception dans la salle à manger ? Alors, qu’ils y restent : ces tableaux participeront à ma propre bataille, contre l’obésité, ce fléau national. Mais peut-être, pour le salon réservé aux plus délicats entretiens politiques avec tes confrères étrangers, devrions-nous privilégier quelques pacifiques paysages. Tiens, par exemple, ce Crépuscule de Louis Aston Knight, que je viens de dénicher dans les réserves. Il fut acheté en 1922 par un de tes prédécesseurs : Warren Harding. Et son successeur Calvin Coolidge organisa même une exposition privée d’œuvres de ce peintre. Le carton d’invitation figure toujours dans l’inventaire général de la maison. C’était un peintre américain, même s’il naquit à Paris en 1873 (d’un père également peintre : Daniel Ridgeway Knight). Il vécut à Beaumont-le-Roger de 1919 à 1940, où le jardin de son manoir Chantereine était alors plus visité que celui de son ami Claude Monnet à Giverny. Mais non : il n’était pas royaliste : Chantereine ne glorifie aucune tête couronnée, c’est simplement la dénomination d’un lieu où chantent les reinettes. Elles devaient être fort nombreuses car ce très joli village était traversé par la Risle, la Georgette et de nombreuses sources. Regarde-donc cette photo de l’artiste, surnommé « le peintre des eaux » : il a chaussé des cuissardes pour travailler directement dans la rivière. Comment je sais que Beaumont-le-Roger est un joli village ? J’ai consulté les sites de Simone Arese, écrivaine française qui en est originaire… Est-ce que tu ne pourrais pas, pour notre prochain voyage en France, demander à ton homologue de prévoir une visite là-bas, histoire d’honorer la mémoire du peintre, ça plairait beaucoup à nos filles…


24 février 2013

Des nouvelles des Etats-Unis :
Mon correspondant du Kansas (John Belmont) m’envoie cette photo de saison :


Quant à mes fan’s de Washington, qui consultent quotidiennement mes 3 sites internet, j’ignore tout d’eux pour le moment, car XITI, qui me révèle chaque matin l’audience de ces sites, au travers d’une jolie planisphère colorée, ne précise pas leur adresse. Peut-être habitent-ils une grande maison blanche, avec ordinateur central dans un bureau ovale…


14 février 2013

Claude Duty termine actuellement le mixage de son très attendu 3° long-métrage Chez nous c’est trois.
Trois effectivement sur cette photo qu’il m’a autorisée à vous livrer …


… le mixeur au centre de sa cabine spatiale (que n’aurait pas désavouée Aïe-Ti 4 de la planète Kripton 8) et, sur l’écran, le comédien Julien Baumgartner donnant la réplique à …Simone Arese


12 février 2013

Le pape Benoît XVI a démissionné. Ce n’est pas un scoop : la planète entière est au courant.
En la circonstance certains iconoclastes ne manqueront pas de se souvenir d’ Habemus papam film espiègle de Nanni Moretti.
Mais connaît-on le si charmant récit d’Albert T’Serstevens (1866-1974) intitulé Est-Est-Est, concernant le voyage de M. de Joyeuse, cardinal de son état, se rendant, en bel équipage et compagnie de sa chienne Borgnette, à Rome pour y élire un nouveau pape ? Je vous livre le début de cette nouvelle (faisant partie du recueil titré La Fête à Amalfi dont je possède l’édition de 1933) :
Le lundi 14 mars 1605, le pape Clément VIII étant mort depuis dix jours et enseveli de la veille dans la chapelle qu’il s’était fait construire, on ferma le conclave à huit heures de la nuit, tous les cardinaux s’y étant rendus en procession, marchant deux par deux, au nombre de soixante, avec la croix papale en tête du cortège.
Aussitôt le serment prêté, les factions s’organisèrent parmi les prélats. Les Florentins, les Bolonais et les Romains, tenaient pour Alexandre de Médicis, cardinal de Florence. Les Milanais et les étrangers briguaient en faveur de Tosco, créature du pape défunt ; on comptait beaucoup sur l’appoint des Français ; M. du Perron était à Rome au moment où le pape mourut, MM. De Sourdis et de Givry étaient venus en poste, brûlant les étapes, et faisaient leur entrée dans la ville l’avant-veille de la fermeture. Seul, parmi les cardinaux français, M. de Joyeuse manquait. On envoyait chaque jour à sa rencontre un courrier chargé d’une lettre pressante. En attendant son arrivée, les partisans de Tosco soulevaient des difficultés de procédure, réclamant de nouvelles prières, provoquaient des candidatures chimériques.
Le samedi 19, sur les dix heures, il y eut un grand émoi parmi les factions. La porte du conclave s’ouvrait avec fracas. Chacun se dit, avec une figure différente : « C’est Joyeuse ! »
Ce n’était pas Joyeuse (dont une rue rouennaise porte le nom).
Pourquoi n’arrivait-il pas ?
Je vous le laisse découvrir, en fréquentant quelque bibliothèque ne « désherbant » point, ou quelque échoppe de bouquiniste.
Cet auteur qu’on ne semble plus lire mériterait bien d’être réédité. Y-aurait-t-il quelque éditeur courageux sur la ligne ?


9 février 2012

Heureuse semaine quant aux spectacles que j’ai vus :
Au cinéma Alceste à bicyclette de Philippe Leguay avec, dans les rôles principaux, Fabrice Luchini et Lambert Wilson. C’est à la fois une jolie leçon de théâtre, et la confrontation désopilante de deux personnages amis-ennemis. Nous avons beaucoup ri.
Au théâtre j’ai retrouvé le conteur Eugène Guignon


…rencontré lors de ma première classe Maupassant (avril 1997) créée avec Jean-Pierre Fournier
à la ferme de l’Archelle. Eugène nous avait dit des textes de l’auteur qui nous rassemblait cette semaine-là. Mais quel chemin il a parcouru depuis ses débuts de conteur (1993) ! Avec Le tablier d’la Géronime il a subtilement entrelacé le récit d’un évènement privé – la fête familiale marquant le 50° anniversaire de mariage de ses parents – deux contes venus d’ailleurs (Espagne et Chine) ainsi qu’une version très actualisée de cette « scie » que nous avons tous entonné dans notre enfance « Ah, biquette biquette… ». Nous passons sans cesse de l’émotion au rire, nous voyons littéralement tous ces personnages dont il adopte le verbe et les postures. Sa famille devient la nôtre. Il n’est pas seul en scène, accompagné par Delphine Franck, sa fidèle violoniste, dont la musique et la jolie voix se tressent également aux récits.
Et puisque cette soirée m’a remis en mémoire ces ateliers d’écriture que j’ai tant aimé pratiquer (de 1995 à 2008 – date à laquelle je n’ai pas arrêté, comme on pourrait croire, mais où l’Education nationale a cessé de faire appel à moi, n’ayant plus les fonds nécessaires pour ce type d’animation, qui, pourtant, a révélé, épanoui nombre d’enfants et d’adolescents à eux-mêmes), voici le premier texte que j’ai écrit durant cette première classe Maupassant (mais oui : l’écrivain et le professeur devaient aussi produire des textes, comme les élèves, car nous tenions à être en démocratie !) sur le thème « Premières impressions », à rédiger en une heure :
J’étais réveillée très tôt, dans l’impatience naturelle de la nouveauté : un atelier d’écriture dans une ferme du Pays de Caux. Pays mythique, sans frontières véritables, vaguement triangulaire, entre Yvetot, Dieppe, Le Havre. Pays à jamais identifié à Maupassant. J’avais longtemps cru n’avoir que des attaches littéraires avec cette région, moi qui suis née dans l’autre département. J’ai découvert tardivement que mon père, natif de Rouen, était de souche cauchoise.
Un jour, ce devait être au printemps de 1988, j’ai décidé d’un périple, avec une carte routière, les textes de Maupassant et la cahier d’écolier où mon père venait, pour moi, d’écrire ses mémoires de jeunesse. C’était comme un jeu de piste entre les mots imprimés, ceux manuscrits, les lignes de la carte et les images que recevait mon œil. Dans les bois d’Imbleville, où mon père avait joué, enfant, j’avais cueilli des violettes, collées sur une lettre que je lui écrivis au retour de cette promenade. Il était encore à l’hôpital, mais, quand il serait rétabli, lui disais-je, nous referions la promenade ensemble.
La promenade n’a jamais eu lieu. Mon père est mort dans la canicule de l’été, la même année. Le Pays de Caux, qui devait être un plaisir, est devenu une douleur. Un devoir de mémoire aussi, une urgence d’écrire, parallèlement à ce grand aîné de Maupassant.
Alors… j’étais réveillée très tôt ce matin. Et je suis partie très tôt ce matin. Je souhaitais musarder, me perdre légèrement, et regarder voracement ces paysages où vécurent mes ancêtres. Les voyaient-ils comme moi ? Savaient-ils qu’ils étaient beaux, fragiles ? Ou, attentifs à leur vie difficile, ces gens simples, qui ne surent pas toujours écrire, parfois à peine signer leur nom sur les registres d’état-civil, étaient-ils atteints de cette espèce de cécité que donne l’habitude visuelle de lieux trop connus. Avaient-ils emprunté ce petit chemin, traversé ce champ, connu cette maison blottie dans un creux et dont la cheminée fume, bleu sur le bleu incertain du ciel ? Soupçonnaient-ils que ces grands arbres des talus, si caractéristiques, seraient abattus ? Etaient-ils attendris, comme je le suis, par les bêtes dans les près, vaches, moutons, chevaux ?
Je ne connaîtrai jamais la réponse à ces questions. Et c’est tant mieux. Posséder les réponses rendrait inutile d’aller plus avant, de m’enfoncer sur les chemins de mémoire, en terre cauchoise.
J’ai vu la pancarte « Archelle, 1 km ». Elle était rustique et légèrement penchée, attendrissante. C’était exactement ce qu’il me fallait. Et le premier être vivant, au bout du kilomètre, c’était un beau canard qui, semblait-il, me reprochait d’envahir son territoire, d’obliquer vers sa mare, bref : de déranger sa quiétude habituelle. Les oies ont encore été plus mal aimables. Et les enfants… ah, les enfants, je crois bien qu’ils ont un peu peur de la corvée. Ecrire, la barbe, c’était tellement plus amusant de se promener, hier, avant-hier. Deux heures à tirer, on reste groupé, hein, on reste groupé. Et si on n’avait pas d’idées ? Tu te rappelles tout, toi ? Faut en faire combien de pages ? T’as vu l’ânesse, elle est pénarde, elle, elle fait son tour de cour, c’est pas comme nous, bloqués ici. Il reste combien de minutes ? Qu’est-ce qu’on mange ce midi ? Et qu’est-ce qu’on fait, après déjeuner ? De la pâtisserie, dans le vieux four à pain qu’on a rallumé ce matin ; des douillons exactement, comme dans la nouvelle de Maupassant que le prof. nous a lue hier. Il paraît l’écrivaine, là, celle qui vient de nous donner le pensum, elle est fille de pâtissiers. Tu crois qu’elle sait faire des douillons ?


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4 février 2013

On nous raconta, en avril 1986, que le nuage de Tchernobyl avait été assez civilisé pour s’arrêter à nos frontières de l’Est. Ce fut un très gros mensonge, pour une très grosse catastrophe.
Le nuage de mercaptan, échappé d’une cuve de l’usine Lubrizol (rive gauche de Rouen), le 21 janvier 2013, était heureusement moins dangereux. Mais plus odorant, ce pourquoi il fut impossible de cacher qu’il traversa la Manche pour également incommoder les narines du sud de l’Angleterre. Les Autorités de ce pays demandèrent aux habitants de se confiner. A Rouen (et en Ile de France, première direction qu’avait prise ce nuage capricieux avant de virer de bord) on s’occupa de rassurer les populations : c’était un gaz absolument inoffensif. Mieux : un gaz rien moins que bienveillant puisqu’on en parfumait le gaz de ville, afin d’en détecter promptement les fuites. Ah, merci le mercaptan !
Quand, en route vers l’Angleterre, il passa au-dessus de mon immeuble, y pénétrant par les bouches d’aération, il ne se contenta pas de me faire pincer les narines, mais me suscita une vive sensation de brûlures aux yeux. Je crus innocemment que mes symptômes d’allergies habituelles (aux poils de chat, aux acariens, à la poussière maison) empiraient. Mais le lendemain un responsable de Lubrizol concédait cependant qu’on pouvait avoir ces symptômes (et des nausées et des vomissements) mais seulement si le mercaptan était en grosse quantité. Un nuage, sans doute, c’est une quantité infime.
On passa au nettoyage de la cuve, par un procédé jamais essayé auparavant (qui pouvait engendrer de nouvelles réactions chimiques dont on ignorait tout !) avec ce qu’on appela, toujours pour rassurer les populations : toutes les précautions nécessaires , lesquelles consistaient en essai préalable sur … 12 des 36 tonnes de la cuve incriminée (qui avait surchauffée pour une cause inconnue ayant eu pour conséquence ce nuage de mercaptan). Si 12 tonnes est une quantité de précaution, je veux bien reconnaître que je suis une imbécile d’en douter.
12 tonnes après 12 tonnes on parvint à vider la cuve. Mais il y resta un résidu. Résidu : que voilà un mot rassurant, qui commence par la même lettre que rien ! Un résidu n’est en somme qu’une broutille ! Mais voici que dans ce palpitant feuilleton un quidam fit le 2 février une fracassante révélation à un journaliste : le nuage ne pouvait être du mercaptan, mais plus probablement de l’hydrogène sulfuré, beaucoup plus toxique !
M’enfin qu’avait-t-on à faire de la déclaration d’un retraité ? Il voulait passer une heure d’ennui sans doute, faire l’intéressant dans la presse ? Que nenni : André Picot est retraité … du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) qui n’est pas connu pour abriter des plaisantins. Ce monsieur y fut directeur de recherche en toxicochimie, on peut donc lui accorder confiance.
Des écologistes avaient également battu en brèche les propos rassurants des Zautorités.
Bref : il se peut qu’à la prochaine fuite d’un produit dangereux sur cette rive classée Séveso, je ne sois plus devant mon ordinateur à vous donner de plaisantes nouvelles de ma petite vie de retraitée mais raide asphyxiée chez moi, en compagnie de mes deux chats qui n’auront pas plus résisté aux émanations.
Vous frémissez, j’espère ?
Concernant les plaisantes nouvelles il n’y a guère à dire, car je ne m’accorde quasi jamais de récréation, tout à ma tâche de programmatrice culturelle pour le château d’Etelan. Je n’y suis pas seule heureusement, mais l’autre tâcheronne habitant le Havre, ça complique un peu notre travail.
Je me suis cependant échappée au cinéma, où j’espérais un long plaisir avec le film Lincoln de Steven Spielberg. Mais je n’ai tenu qu’une heure (d’ennui profond). Tous les comédiens surjouaient, et il me semblait être égarée dans quelque musée Grévin dont les personnages auraient été bourrés de piles électriques. Palme de la perruque la plus ridicule pour Tommy Lee Jones
Mais peut-être que le mercaptan ou l’hydrogène sulfuré m’ont ramolli le cerveau…


15 janvier 2013

La neige est arrivée à Bruxelles, d’où Claude Duty m’envoyait cette photo :


Il est en séjour là-bas pour rencontrer les producteurs de Chez nous c’est trois, qui devrait être bientôt sur les écrans français. Ensuite il enchaîne avec le festival de Clermont-Ferrand.
Nous avons donc goûté sans lui de merveilleuses galettes chez une amie commune, qui compose de fort jolis bouquets :


Nous étions 14, dont 9 femmes, auxquelles Philippe Davenet avait réservé une jolie surprise sur le piano de notre hôtesse : 9 petits morceaux de sa composition, à partir des lettres de nos noms ou prénoms. Photo souvenir du groupe féminin autour de l’artiste :


Et ma personnelle partition (beaucoup plus brève que le morceau joué ! Quel est ce mystère ?)


Avec ce même Philippe, j’ai vu le film Renoir, de Gilles Bourdos qui nous a beaucoup plu. J’avoue même ne pas avoir ressenti un tel plaisir esthétique depuis Mort à Venise et Barry Lindon
A présent la neige est passée sur notre région : arrivée la nuit dernière, semblant s’installer sur un matin très gris, puis fondue au soleil de l’après-midi ! Un dicton prétend qu’en Normandie, on peut connaître les quatre saisons en une seule journée…


9 janvier 2013

Dans mon potager, ma plus belle citrouille…


… fut transformée en carrosse…


… pour que j’allasse au bal d’un château…

… en bel équipage. Mais je laissais passer l’heure, et au 12° coup de minuit, je perdis une chaussure et mon carrosse se changea en …


J’ignore si on me rapportera la chaussure, mais je puis assurer mes lecteurs qu’ils auront prochainement des nouvelles du château…




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