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ACTUALITE 2010

17-25 décembre 2010

La neige se mit à tomber le 17, continua le 18….
Mon quartier étant situé en haut d’une côte, je fus quelque peu anxieuse de descendre dès 14h au théâtre de L’Echo du Robec pour la dernière de nos Méfaits d’hiver. Et pourtant il faisait jour puisque nous avions prévu quelques dernières mises au point et répétitions avant le vernissage de Dominique Cordier et notre pièce. Mais, à 18h30 comme à 20h30 le public fut assez clairsemé : une trentaine de personnes – que nous avons trouvé extrêmement courageuses d’ainsi affronter les intempéries. Un grand merci à elles, ainsi qu’à Daniel Charlot et Serge de Smeytere, qui nous ont assuré, sur scène, un beau décor et de magnifiques lumières.
Côté presse nous avions eu, le jour-même, un article dans Paris-Normandie, où l’affiche du spectacle, que j’avais fait parvenir au journal était remplacée par une photo d’une Simone Arese…


… qui n’était pas moi mais la très belle Dorothée Blanck. J’ignore les origines de cette confusion car cette photo de Dorothée a été prise par moi, durant le tournage du kino Voyageuse de Sergueï Vladimirov, en septembre à Trouville. Et elle ne figure que sur mon site et celui de Dorothée. Devrais-je en conclure que Paris-Normandie est un journal espiègle ? Ce serait une étonnante et très récente reconversion ! Un salmigondis du même acabit avait déjà eu lieu en juin 1999, où une photo de moi était présentée…


… sous l’identité d’Annie-Claude Ferrando. Mais la raison de la confusion était plus évidente : Annie-Claude, qui exposait dans une galerie rouennaise, m’avait invitée à y dédicacer mon 4° roman, paru depuis peu : Madame la Comtesse préfère le jazz (voir mon site http://simone.arese.free.fr).

Il devait être 22 ou 23 heures quand les derniers amis nous quittèrent après le spectacle, et il n’était pas question que je remontasse ma côte de nuit (la Côte de nuits se descend plutôt, pour peu qu’elle soit en bouteille !) et j’ai donc dormi chez la comédienne Geneviève Tourret (qui s’illustra si magnifiquement en Madame Marguerite il y a quelques mois). Je pensais pouvoir rentrer le lendemain matin, non que mon hôtesse me mesurât son hospitalité, mais Monsieur Cyber de La Maine et Mademoiselle Mira de Courtequeue, mes deux chats, devaient déjà crier famine. La neige était de nouveau tombée pendant la nuit. Nous tentâmes cependant une sortie vers 11h, dans la voiture de Geneviève, pour rallier la mienne…


… stationnée aux abords du théâtre…


… où je figurais une nouvelle version de Carmen attendant
La Hurlette dans leur inénarrable Sur le banc :


Comme il est probable que les jeunes internautes (et les internautes encore jeunes) ignorent tout de ces deux personnages, je précise que ces deux clochards, interprétés par Jeanne Sourza (1902-1969) et Raymond Souplex (1901-1972) furent créés en 1935 et devinrent, après la guerre, un feuilleton radiophonique à succès (1949-1963), que je me souviens d’avoir écouté chez mes parents. Tous deux parisiens (Jeanne Sourza était née à Montmartre, d’un père maréchal-ferrant de fiacres et d’une mère blanchisseuse, ah comme cela fleure encore le XIX° siècle !), ils s’illustrèrent également au théâtre, au cinéma, à la télévision (où Raymond Souplex incarna, de 1957 à 1972 l’Inspecteur Bourrel dans cet autre feuilleton (policier celui-ci, la mode en débutait) Les Cinq dernières minutes).
Entrées dans le théâtre désert Geneviève et moi y remîmes quelque ordre sur scène, en coulisses, au bar, et nous nous apprêtions à recharger ma voiture quand nous dûmes nous rendre à l’évidence : la neige insistait, les roues patinaient. Je renonçais à risquer un accident. C’est alors que les méfaits du tabac, se transformèrent en bienfaits du tabac : mon hôtesse, plus téméraire que moi et, surtout, en manque de cigarettes, décida que puisqu’elle avait roulé jusqu’au théâtre, elle pouvait rouler jusqu’à Rouen pour s’approvisionner. Et, sur ma prière, elle roula plus loin que le premier débit de tabac, sur les quelques kilomètres de plat qui nous séparaient de ma côte. Je continuais à pied, de la neige jusqu’aux mollets. La neige ne tombait plus, le paysage était somptueux. J’étais heureuse autant qu’éblouie, m’arrêtant sans cesse pour mieux admirer cette Normandie transformée en carte postale montagnarde. Il ne manquait que le traîneau du Pére-Noël, tiré par ses rennes. Son passage fut remplacé par celui d’une saleuse, et d’une voiture de pompiers, véhicules certes moins poétiques mais plus efficaces.
Mes deux affamés furent très heureux de me retrouver, leur dernier repas ayant été avalé 24 heures plus tôt. Il n’était évidemment pas question pour moi de redescendre dans Rouen deux heures plus tard pour assister (taverne St Amand) à la présentation du livre Echantillons d’Eléonore Clovis, juste paru chez Gallimard, et dont Philippe Davenet, parrain de ce jeune écrivain, accompagnerait la lecture de quelques morceaux de piano.
Je restais calfeutrée chez moi jusqu’au matin du 23, où Geneviève, toujours serviable, vint me chercher pour me ramener au théâtre, où je pus enfin charger ma voiture et la remonter jusqu’à mon parking, chargée jusqu’à la gueule de tout mon bazar théâtral (costumes, éléments de décor) et de provisions suffisantes à tenir jusqu’à… l’année prochaine, car on connaît ma phobie de cette période festive, vouée à une sainte inconnue du calendrier et dont je me promets d’être quelque jour l’hagiographe : Sainte Gabegie.
Je termine donc l’année entre mes chats, mon ordinateur et mon téléviseur, où j’ai revue hier, aux informations régionales Lucette Aubourg (née en 1913, célibataire acharnée ayant refusé 22 demandes en mariage !) qui tint, à Gonneville-la-Mallette la célèbre Hostellerie des Vieux Plats :




Cet établissement, que les parents de Lucette avaient tenu avant elle, vit passer toutes les célébrités des deux derniers siècles. J’avais rencontrée cette pétulante vieille dame, derrière la caisse d’où elle surveillait les touilleux de dominos, et proposait son livre de mémoires en mai 2003 :


Je vis également, le même soir, sur une autre chaîne (j’en reçois à présent 18 au lieu de 5 car pour éviter d’adjoindre un adaptateur à mon vieux poste j’en ai acheté un nouveau, numérique – comme quoi il m’arrive parfois de sacrifier au modernisme !) le spectacle de l’époustouflante Christelle Cholet : L’Empiafée. Ce spectacle tourne déjà depuis un moment et je le recommande chaleureusement à tous les internautes d’aller le voir quand il passera dans leur ville (programme sur le site de cette fabuleuse comédienne-chanteuse : http://www.cristellecholet.com)

Cette année 2010 a été heureuse pour moi, grâce aux amis. Je les remercie tous, et plus particulièrement :
Hervé Boudin, mon partenaire des Méfaits divers, qui m’a permis, en avril, ce merveilleux voyage au Liban (voir, sur ce site, rubrique au nom de ce pays),
Philippe Davenet, qui fut aussi de nos Méfaits divers dans la version proposée au château d’Etelan le 26 septembre,
Marc Prieur et Annick Delaunay pour leur hospitalité et participation active durant cette folle semaine du festival off courts de Trouville, sans oublier que Marc fut aussi un magnifique Président de la Société d’Alphabétisation des Cochers dans cette même version de nos Méfaits divers à Etelan
Claude Duty pour l’affiche de notre spectacle et pour… pour… je ne peux pas le révéler actuellement, ce sont des projets pour 2011.
Cette année écoulée n’a pas été aussi aimable pour tous les Seinomarins (= habitants de la Seine maritime !). L’équipe rouennaise du festival de cinéma nordique a en effet jeté l’éponge, et ce festival (créé en 1987) n’aura plus lieu. Mais alors, si tous ces merveilleux réalisateurs et comédiens du nord de l’Europe ne viennent plus à Rouen, qu’allons-nous faire des trolls qui les accompagnaient :




12 décembre 2010

Donc, je suis allée au cinéma vendredi matin, voir un excellent film : A bout portant. Puis j’ai eu le temps d’acheter un petit livre tout à fait indispensable : Indignez-vous ! de Stéphane Hessel. Et j’ai réussi à rentrer à temps pour le dernier épisode du feuilleton hebdomadaire d’ Antenne 2, consacré cette semaine à la diplomatie française au Liban, avec en vedette l’ambassadeur en missions diverses dans ce pays qui m’est cher, et que j’ai donc pu revoir, non sans émotion.
Autre émotion hier : me rendre au théâtre de L’Echo du Robec, avec Hervé Boudin, pour convenir de la disposition scénique, du décor et des lumières de nos Méfaits divers, que nous y présenterons pour la dernière fois (avis donc aux paresseux qui se diraient : j’irai une autre fois, car l’ultime occasion de juger de notre jeu et de mon texte accolé à celui de Tchekhov sera celle-ci : 18 décembre, 20h30, à Darnétal).
J’en terminerai aujourd’hui en vous conseillant l’excellent site du dessinateur canadien Simon Tofield, qui propose, en courts dessins animés, les mésaventures diverses (autant qu’irrésistibles) de sa vie en compagnie d’un chat. En prime vous avez même une vidéo où il évoque (en anglais hélas, nul n’est parfait) son travail, enregistrement du son compris : http://www.simonscat.com
De quoi sourire et même rire en ces temps moroses…


10 décembre 2010

Une fois encore j’évoquerai mes lectures actuelles.
Pour me consoler, sans doute, de n’avoir pu descendre à l’annuel salon du livre pour enfants (je crains beaucoup le verglas car j’habite en haut d’une côte) je suis retournée à la bibliothèque de mes jeunes années, avec …


… constatant que le souvenir que j’en avais était surtout celui des 41 premières pages, quand le petit héros vit encore en liberté dans l’île rouge (Madagascar), ayant pour ami un vieil homme pauvre, vaguement sorcier, qui l’emmène en forêt, où quatre animaux (une grenouille-taureau, un petit rat, un oiseau cardinal et un maki) sont de bons génies. A la page 42 l’enfant entre au collège puis suit son père, de retour en France. Certes, les 4 génies, qui ont pouvoir de se transmuer, le suivent, devenant des jouets (un ours en peluche, une poupée blonde, une autre en Bécassine, et un marin), et il rencontre une charmante petite fille, avec laquelle il se mariera plus tard, jusqu’à devenir les parents de quatre enfants qui ne seront autres que les quatre fan’foudys ayant de nouveau migré dans un autre état. Mais toute cette intrusion de la réalité (le collège, le pays où je vivais, les jouets et – pouah – ces enfants qui grandissent et forment une famille) ne m’avait pas séduite comme cette familiarité avec des animaux, au cœur d’une forêt, où les arbres, pas plus que ces animaux ne ressemblaient à la faune et la flore de la forêt qui entourait mon village natal. Moi je voulais trouver de la magie, de l’exotisme dans les livres. Je ne voulais pas ici et maintenant mais là-bas et jadis
Je relus aussi…


… de X.B. Saintine, où un malheureux piémontais, prisonnier politique de Napoléon 1er, a pour seul divertissement de regarder pousser un brin de végétation surgi entre les pavés de la forteresse. Mais voilà que la tige prend des forces, aurait besoin qu’on ôtât quelque pavé pour mieux s’épanouir. On soupçonne le malheureux de vouloir s’évader, etc…
J’aimais particulièrement les nombreuses illustrations (en noir et blanc dans le corps du texte plus quelques pages couleur), d’un dessinateur dont je retrouvais d’autres œuvres dans deux volumes de la même série : Les Contes de Perrault, Madame Leprince de Baumont et de Madame d’Aulnoy, ainsi que Pantagruel. Hélas si ces titres portaient tous leurs noms d’auteurs (et même d’adaptatrice pour 2 d’entre eux : Gisèle Vallerey) celui de l’illustrateur n’était précisé nulle part (certes présent sous chaque dessin, mais illisible).
Ayant relu ces livres à l’ère informatique, j’ai effectué quelques recherches par Internet, qui demeurèrent vaines. J’ai donc poussé plus loin, par un mail interrogatif à l’éditeur (Nathan) qui m’ a rapidement répondu qu’il … me répondrait, ce qu’il n’a pas fait.
Si quelque internaute peut me renseigner, j’en serai fort aise.
Pour Les Quatre fan’foudys, de Eugène David-Bernard (paru aux éditions Gedalge) l’illustrateur est mentionné en page de titre : J. Ribera.
Après ce retour en enfance ( l’ai-je jamais quittée ? Je suis toujours étonnée quand je rencontre dans une glace la vieille femme grasse que je suis devenue, car, à l’intérieur, je me sens toujours cette gracieuse petite fille, dont ou trouvera des photos en abondance sur mon site Passage du temps http://passagedutemps.fr) je suis allée à de plus adultes lectures. Mais toujours, il s’agit de là-bas et jadis puisque j’ai lu L’Or de Blaise Cendrars (découvrant ainsi l’étonnant aventurier Johann August Suter) et Une année dans la vie de Tolstoï, où l’auteur Jay Parini s’est glissé non seulement dans la peau de Tolstoï, mais aussi de sa terrible épouse, de ses enfants, son secrétaire, son médecin. L’année en question est celle de la mort de l’écrivain, en gare d’Astapovo. J’avais vu, il y a longtemps, à la télévision (du temps qu’elle était de qualité) une pièce retraçant ces derniers moments de l’écrivain. J’ai donc fait de nouvelles recherches, découvrant que 3 auteurs avaient écrit sur cet épisode tragico-rocambolesque : Stefan Sweig, Léon Kas, Ivan Dobchev. C’est cette pièce de théâtre qui m’avait d’ailleurs menée, il y a quelques années à l’excellent livre de d’Alberto Cavallari : La Fuite de Tolstoï.
Pour ce matin je vais au cinéma. J’hésite entre plusieurs films, seulement certaine de ne pas aller voir la dernière production Disney : Raiponce. Raisons multiples :
- je crains que le Raiponce de Disney n’ait pas grand chose à voir avec le conte d’origine.
- visuellement ça me paraît plutôt laid et ça va, sans doute, être très bavard, comme, hélas, la plupart des dessins animés contemporains.
- les noms des auteurs inspirant cette maison sont, depuis toujours, passés à la trappe. Dans un pays où on intente des procès pour la moindre peccadille, on ne semble pas connaître la notion de droit d’auteur (Google embraye d’ailleurs dans cette voie puisque proposant des livres numérisés sans autorisation préalable des auteurs et/ou éditeurs). Pour Raiponce (que j’ai connue sous le nom de Rapunzel) Disney peut certes être tranquille : les frères Grimm sont morts depuis longtemps, ils ne sauraient réclamer des royalties. Mais le droit d’auteur est aussi un principe moral : il est inaliénable et doit continuer à figurer sur les couvertures des livres comme aux génériques des films qui s’en inspirent.
Mais…
Mais encore Jacob Grimm (1785-1863) et Wilhelm Grimm (1786-1859) sont eux-même quelque peu usurpateurs, car certains des contes dont ils se prétendirent les auteurs - Cendrillon, La Belle au bois dormant, Barbe-Bleue
– avaient été auparavant publiés par Charles Perrault (1628-1703), qui fut le premier à mettre par écrit ces histoires populaires, jusqu’alors transmises oralement. Son recueil eut du succès, et il eut deux suiveuses, normandes : Marie-Catherine d’Aulnoy (1651-1705), auteur de L’oiseau Bleu (dont quelques épisodes sont comparables à ceux de Rapunzel !) et Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (1711-1780) qui publia, en 1757, sous son nom, La Belle et la Bête, qui n’était que la version abrégée du texte de Gabrielle Suzanne de Villeneuve (1695-1755), ami des Crébillon père et fils.
Bref : les règles de la profession (ou pour être exacte : des professions du livre) n’étaient alors pas plus écrites que les contes qui s’étaient transmis oralement. Mais il n’en est plus de même, heureusement, et ceux qui, aux siècles précédents, empruntaient des titres sans y voir mal, transgressent à présent des lois.
Pour en finir sur le sujet (de Raiponce/Rapunzel), je vous livre l’illustration de mon livre d’enfant :


Elle est de Feodor Rojankovsky (1891-1970) illustrateur russe, qui émigra en France puis aux U.S.A. Une des illustrations de ce même livre de contes (Blanche-Neige) me semble traduire quelque nostalgie de sa Russie natale…


… mais, dans ma mythologie personnelle, ce pourrait être aussi un portrait de Sophie Hébert, que j’ai connue au C.H.E.N.E. où elle continue de soigner-sauver la faune sauvage mise à mal.
Pour en rester à la Russie cependant, je rappelle une nouvelle fois qu’on me verra très prochainement sur la scène de L’Echo du Robec, rendant hommage à Anton Tchékhov, en compagnie d’Hervé Boudin.





1er décembre 2010

Neigera-t-il bientôt ici, ainsi que le prédisent, à la télévision, nos étourdissants présentateurs du bulletin météo ?
J’en serais fort marrie car j’ai un alléchant programme de divertissements pour la fin de semaine :

....

A propos de télévision : mon poste fait évidemment partie de ceux qui ne pourront recevoir les programmes numériques. Ecran noir le 2 février, à moins que je ne fasse l’acquisition d’un adaptateur.
Question : quelque petit génie ne pourrait-il inventer, pour le concours Lépine, un adaptateur à connecter non sur un poste mais sur les … humains qui, comme moi, sont, depuis toujours, inaptes aux nouveautés technologiques ?
Il serait assuré d’une fortune rapide (pour peu qu’il déposât son brevet), car avec tous les centenaires gaga qui vont, dans les prochaines décennies, surpeupler les maisons de retraite il aurait une vaste clientèle.
Bravo à Mario Monicelli, qui, a 95 ans, atteint d’un cancer de la prostate, a eu le courage de se défenestrer depuis sa chambre d’hôpital pour ne pas devenir un légume. Après m’avoir tant fait rire avec ses comédies, il m’émeut de ce bel exemple de dignité humaine.


28 novembre 2010



Oui : c’est bien moi, dans ce cadre bucolique hors-saison : Mira de Courtequeue. Je profite que les deux vieux font la sieste pour m’attaquer à l’ordinateur. Ce n’est pas vraiment la première fois, car je furète partout dans l’appartement quand ils n’ont pas l’œil sur moi. Je suis curieuse de nature. Surtout quand Elle ouvre le réfrigérateur, mon meuble préféré (où Elle a bien failli m’enfermer tant je suis prompte dans mes explorations). Il est dans la cuisine, qui est aussi ma pièce préférée. Surtout quand Elle n’y a pas fait le ménage : je rencontre toujours quelque croquette échappée des gamelles ou dédaignée par Cyber. Il y a exactement six ans qu’il a quitté le clapier de la S.P.A. pour emménager ici, il s’est embourgeoisé, connaît les codes de la bonne société : ne jamais terminer complètement son assiette, et, surtout, ne pas saucer, c’est un geste de manant ou de plouc. Mais moi, qui étais encore S.D.F. en juillet, les codes je les ignore (à commencer par le code de la route d’ailleurs, car si je l’avais su je ne me serais sans doute pas engagée à la sortie de ce tunnel d’où surgissaient des bolides. J’ai eu un grave accident. C’est Elle qui m’a raconté, car je n’en ai aucun souvenir : j’étais inconsciente quand Elle m’a ramassée) et je mange tout ce qu’on me donne (comme tout ce qu’on ne me donne pas et que je réussis parfois à détourner). Il faut bien que je grandisse, grossisse, car face au Cyber je ne fais pas le poids quand nous jouons à nous bagarrer. C’est le seul jeu que j’avais appris dans la rue. Ce n’était d’ailleurs pas vraiment un jeu, mais une question de survie, alors qu’avec Cyber c’est pour rire. Je ne perds pas toujours la partie, car s’il a la force, moi j’ai la ruse, et la rapidité. Parfois je l’ai à la fatigue, car avant que je n’arrive chez lui il menait une vie tranquille : manger, dormir, manger, dormir, à la rigueur une partie de boules de cotillon de temps en temps, ou de cache-cache avec Elle. Mais ils s’essoufflaient vite l’un et l’autre. Moi j’ai de l’endurance, du nerf, pas un gramme de graisse…
Revenons-en à mon charmant portrait. C’est Tonton Philippe, le pianiste, qui me l’a offert, par souci d’équité : chacun le sien. Et moi, par souci d’équité également, je l’offre aux internautes, comme a fait le Cyber en date du 26 septembre. Je me trouve assez gracieuse, et ma queue raccourcie par l’accident n’a nullement nui à mon sens de l’équilibre.
Mais… je n’entends plus ronfler… Les deux vieux doivent en avoir fini de leur sieste. Je vous quitte avant qu’ils ne me surprennent jouant de la souris avec l’ordinateur…



25 novembre 2010

A propos de Dominique Cordier (voir actualité précédente), elle expose actuellement au collège Jules Verne de Déville-lès-Rouen



…ou j’étais allée il y a quelques années tenter de trouver des correspondants pour les petits écoliers de Badoudou (Sénégal), dont je revenais, avec un film tourné par Jean-Pierre Jacques, fondateur du C.H.E.N.E.
Autre exposition à ne pas manquer (d’autant qu’elle est brève) à Bihorel :


Quant à mes lectures, je me suis régalée avec 2 de ces romans policiers historiques que j’affectionne :
Le Noyé du grand canal de Jean-François Parot
Les Rapines du Duc de Guise de Jean d’Aillon
Ce sont deux auteurs que j’apprécie particulièrement. Le second titre était de circonstance puisque j’avais vu récemment l’excellent film de Bertrand Tavernier
La Princesse de Montpensier : je restais dans la même époque, celle où Catherine de Médicis s’arrêta au château d’Etelan, étape que j’ai relatée dans La Nuit d’Etelan (qu’on ne peut plus trouver que sur Internet, tout comme mes 4 romans précédents car je suis un auteur épuisé, dans tous les sens du terme !)
Et pour ceux qui aiment les lectures régionales, je signale le Salon du livre normand, qui se tiendra ce dernier week-end de novembre, à Fontaine-le-Bourg. Renseignements au 06 21 87 70 35


21 novembre 2010

J’ai remis le nez dehors, pour me rendre au cinéma (séances de 11h) voir deux films excellents : L’homme qui voulait vivre sa vie et La Princesse de Montpensier.
Mais je ne pousserai pas jusqu’à Fécamp pour voir, dans la bibliothèque Banse, récemment restaurée, la dernière série des Voyages en patrimoine :


J’entre en effet dans ma grande léthargie hivernale, où j’ai cependant quelques commandes de travaux d’écriture (que j’évoquerai ultérieurement), lesquels me fourniront un bon prétexte pour ne plus sortir en ces jours maussades où la lumière est si avare – et où la transe des fêtes de fin d’année va saisir mes congénères.
Je ferai tout de même une apparition au théâtre de l’Echo du Robec, le 18 décembre, pour l’ultime représentation de nos Méfaits divers


… qui remportèrent un beau succès au Liban en avril, et au château d’Etelan en septembre. Cette double pièce sera précédée, dans la foyer du théâtre, du vernissage (18h30) d’une expo de la photographe Dominique Cordier, consacrée – cela s’imposait – à un voyage en Russie.
Qu’on réserve sa soirée…


11 novembre 2010

92° anniversaire de l’armistice de la première guerre mondiale, qui dura 4 ans.
Toutes les villes et villages de France commémorent cet anniversaire, devant les monuments aux morts où les dates … varient, certains portant 1914-1918 , d’autres (comme ci-dessous celui d’Allouville-Bellefosse) 1914-1919. C’est que si l’armistice fut déclarée en 1918, le traité de paix ne fut signé qu’en 1919.


Je ne suis pas allée, aujourd’hui, me recueillir publiquement devant un de ces monuments, ni sur la tombe de ce grand-oncle à La Forêt-du-Parc (Ici repose Raoul Landrin mort pour la France à Tahure le 9 octobre 1915 dans sa 29° année regretté de toute sa famille croix de guerre et médaille militaire) …


… mais, dans l’intimité de mon appartement silencieux, entre mes chats si propices à la lecture, je me suis plongée dans ce livre :


Il fut publié chez Payot, dès 1915. Le dessin de couverture n’est pas signé. Quant à ce J. Montvert, qui a recueilli ces lettres et récits, je n’ai découvert qu’une seule chose : son identité est un pseudonyme !
J’ai également feuilleté de nouveau Paroles de poilus, publié en 1998 suite à un appel de Radio-France (appel qui suscita … 8000 réponses) et j’en recopie ces quelques lignes prémonitoires d’Henri Alban Fournier (en littérature Alain-Fournier) adressées, le 20 août 1914, à sa fiancée Pauline Le Bargy (plus connue sous le nom de Madame Simone, et qui devait lui survivre fort longtemps puisqu’elle mourut en 1985, à 108 ans) :
Songe que nous serons peut-être bientôt couchés dans des tranchées dans l’eau et le froid et la boue, sous le feu. Il ne faut rien nous dire, il ne faut rien penser qui nous enlève un peu de foi et nous coupe les jambes. C’est de toi que j’attends toute ma force, toute ma vertu, toute mon audace, tout mon mépris de la mort.



7 novembre 2010

J’ai quelque retard pour annoncer la suite yvetotaise de Voyages en patrimoine

… mais on pardonnera à une pauvre malade, qui espère bien être rétablie pour aller au nouveau spectacle de la compagnie Nicolas Degrémont, qui présentera Central Park de Woody Allen, les 8 et 9 novembre, à l’Espace Guillaume le Conquérant de Bois-Guillaume (réservations au 06 62 67 00 93). Aller également au vernissage d'une nouvelle exposition (toujours très attendue) de Ronel :


Cette exposition, intitulée Terres d’ubiquités sera visible du 8 novembre au 17 décembre, à l’IUFM de Mont saint-Aignan. Le carton d’invitation comporte un joli texte de l’artiste :



2 novembre 2010

N’ayant pas voulu participer à l’assèchement des pompes par civisme (laisser l’essence à ceux qui en avaient besoin pour travailler alors que, me concernant, ce n’est jamais destiné qu’à mes loisirs), j’ai continué à rater quelques évènements culturels. Le vernissage du salon de l’AYAC à Yvetot par exemple…


… Ainsi qu’un spectacle au théâtre de l’Echo du Robec…
Mais cette claustration indépendante de ma volonté ne m’a pas pesé car je vis dans un appartement bien chauffé, au calme entre mes livres et mes chats. A propos de mes chats : mademoiselle Mira de Courtequeue se civilise décidément comme on pourra en juger sur ces photos (prises par Geneviève Seminel, tandis que son mari servait de cobaye aux explorations de Mira)

...

A présent, j’ai de nouveau de l’essence dans ma voiture. Mais je suis clouée au lit par une angine. Mes greffiers ne s’en plaignent pas :




18 octobre 2010

Un vernissage que j’ai raté le 16 octobre, pour cause de grève des transports en commun…


… une inauguration à laquelle j’ai pu assister (le dimanche je peux me passer des transports en commun car on trouve plus facilement à se garer dans Rouen) :




13 octobre 2010

J’ai oublié, dans mes annonces de salons livresques des 9 et 10 octobre, celui consacré au polar, dans le charmant village d’Autretot (710 habitants). Situé dans l’ancienne grange (restaurée, aménagée) de ce qui fut une énorme ferme, il accueillait une quinzaine d’auteurs, la librairie havraise au Bouqui’n’oir et un passionnant conférencier : Patrick Grée, libraire (entre autres activités culturelles dans l’édition et le cinéma) chez Polis (http://www.librairie-polis.com). Je n’ai pas résisté à m’offrir 3 titres :
Courrier posthume de Sylvie Granotier (auteur dont j’avais déjà apprécié d’autres titres – et dont j’apprécie également les talents de comédienne)
Et, sur conseils de Patrick Grée:
Tranchecaille de Patrick Pécherot
Ambernave de Jean-Hugues Oppel
Ces deux derniers auteurs m’étaient inconnus, mon plaisir de les découvrir fut donc d’autant plus grand que ces ceux titres sont excellents.
J’avais, la veille, dérogé à ma sévérité budgétaire (dont la contrainte est : seulement des livres en poches ou d’occasion) en m’offrant un livre d’art consacré à Charles Léandre (1862-1934). Je n’avais pourtant ce jour-là, pas franchi la porte d’une librairie, mais de la boutique de l’Abbaye de Saint Wandrille, pour y acheter … de la tisane ! Mais ce lieu est un véritable enfer quant aux tentations, car non seulement ses rayons alimentaires regorgent de produits délicieux, mais elle n’a pas limité sa librairie aux ouvrages pieux. J’apprécie Charles Léandre depuis longtemps, possédant de lui quelques caricatures parues dans la presse d’époque (découvertes aux Chiffoniers d’Emaüs il y a bien longtemps, et dont le papier journal a été hélas quelque peu brûlé sur les murs de mes divers appartements). Voici l’une d’elles :


Mais j’étais très ignorante quant à ce caricaturiste, qui fut également un excellent peintre, pastelliste, lithographe, sculpteur. Le livre d’Eric Lefèvre, abondamment illustré, a heureusement comblé mes lacunes.


5 octobre 2010

Dur, dur, de passer d’ un septembre qui, en ses débuts, avait toutes les apparences de l’été, à cet octobre si automnal. Dur, dur, surtout, de passer de l’adrénaline du cinéma (festival Off courts de Trouville) et du théâtre (présentation de nos Méfaits divers au château d’Etelan) à la mollesse d’être sans projet(s).
J’ai essayé de parer à ce blues, en fréquentant encore les salles obscures (Des hommes et des dieux, The town, Amore, tous excellents), en lisant (Les silences de Rose Tremain m’a particulièrement plu – comme tous les livres de cette romancière anglaise, que j’apprécie de longue date), je suis allée à un vernissage, et j’ai accompagné Françoise Boudier (ma si chère châtelaine d’Etelan) à la Soirée de remerciements de l’ensemble des partenaires de Normandie Impressionniste au théâtre des arts de Rouen (pardon : à l’Ooopéraaah de Rouen !) où, après six discours, nous avons pu entendre de la musique de Claude Debussy et Gabriel Fauré, sur des textes de Pierre Louys, lus par Hélène Vincent (un programme intimiste qui aurait certes mieux convenu à une salle plus petite), avant de tenter une approche du buffet, dans un foyer empli à craquer, et où je ne connaissais personne. Qui donc était cet ensemble des partenaires à remercier, qui ne comptait aucun(e) artiste ? Certes les peintres impressionnistes sont morts depuis longtemps, tout comme les musiciens, écrivains qui leur étaient contemporains. Mais bien des artistes vivants ont également assuré, en marge de l’exposition phare du musée de Rouen, des expositions, des concerts, des spectacles, qui ont largement contribué à ce succès commun… Ce que je retiendrai surtout de cette soirée de clôture, c’est que j’y ai reçu (comme tous les présents) un sac contenant un beau livre (de Marianne Alphant) consacré aux cathédrales de Monet et un DVD d’archives : Le cinématographe sur les pas des Impressionnistes.
Pour la semaine qui s’ouvre aujourd’hui, je n’ai qu’un projet de vernissage à Caudebec-en-en-Caux, pour une exposition intitulée Bois flottés et autres pêches étranges. L’artiste qui présente ces œuvres, Valérie de Mazencourt, m’est connue depuis qu’elle exposa au château de Bois-Himont, où le C.H.E.N.E. y organisait son annuelle Fête de l’Oiseau en avril 2006 (voir dans les Cyber’s chroniques)


Mais il y a bien d’autres distractions possibles, avec, entre autres, ces Voyages en patrimoine, qui toujours présents (jusqu’au 23 octobre) à la bibliothèque d’Elbeuf (ouvrages du fond ancien, dont la très célèbre Description de l’Egypte) le sont également au Havre :

Et, pour en demeurer aux livres et à la lecture, je signale :
- la présence de nombreux dessinateurs à Dieppe, les 9 et 10 octobre (médiathèque Jean Renoir et l’Estran http://www.anbd.fr) pour une manifestation intitulée Le phylactère et la mer
- le salon du livre de la jeunesse à Caudebec-lès-Elbeuf, le 10 octobre (http://www.caudebecleselbeuf - les majuscules et l’accent sur lès ont évidemment été supprimés, les ordinateurs sont des barbares incultes c’est bien connu)
- le festival de lecture à voix haute, par la compagnie Catherine Delattres, dispersé sur de nombreuses communes, du 1er octobre au 15 novembre ( site : www.pnr-seine-normande.com). Cette compagnie (http://www.compagnie-catherine-delattres.com) qui, en divers parcs et jardins nous a cet été réjouis avec La Mouette, mettra le plus célèbre oiseau tchékhovien à l’abri des intempéries, dans des théâtres cet automne.


30 septembre 2010

Quelques photos (de Gérard Gros) prises à Etelan lors de nos « Méfaits divers » :


de gauche à droite :
Marc Prieur, en Président de la Société d’Alphabétisation des Cochers
Simone Arese, en épouse du conférencier
Hervé Boudin, en conférencier, invitant notre pianiste
Philippe Davenet à saluer avec nous, lequel nous propose un bis…


… et nous n’hésitons pas à chanter, de manière totalement improvisée…


… mais notre public en redemande …


… et j’entraîne le Président des Amis du parc et du château d’Etelan à valser, car Philippe, toujours généreux s’est encore remis au piano…

....

… et la joie perdure, comme on peut le constater sur le visage radieux de François Boudier, notre belle hôtesse, qui, selon la tradition, invite artistes et public à passer dans la salle à manger pour déguster quelques tranches de quatre-quarts et de brioches accompagnées de cidre. Nul doute que cette journée restera un des grands souvenirs de l’année 2010…


26 septembre 2010



Oui, c’est bien moi, Cyber de La Maine!
Cette photo est un cadeau de tonton Philippe, le pianiste. Les musiciens sont des âmes sensibles, c’est bien connu, et celui-ci a dû sentir que je saturais un peu de la gloire nouvelle (et relative, faudrait pas exagérer) de Simone Arese (rebaptisée Nitroglycérine par son compagnon peintre - que je n’ai pas connu : elle vivait seule quand elle est venue m’adopter à la S.P.A. en novembre 2004). Elle a jadis écrit des romans, des nouvelles, ce qui la tenait sage chez elle (enfin… sage… quand elle n’explosait pas les machines à écrire ou n’engueulait pas son ordinateur). Mais voici qu’à présent elle se pique de faire du cinéma, d’être théâtreuse. Et là, je peux vous dire, c’est moins calme.
Quoiqu’ encore… pour le cinéma elle nous a abandonnés une semaine, alors que mes parrain et marraine, chez lesquels je logeais ordinairement quand elle s’agitait ailleurs, avaient déménagé à Fécamp. Bien sûr, tata Varpu est venue deux fois par jour remplir nos gamelles, vider nos litières et nous distraire un moment. Mais cette période du festival OFF-courts nous a tout de même semblé longue. Vous aurez compris que je n’emploie pas le pluriel de majesté (bien qu’après cette photo je pourrais y prétendre), mais que je parle également au nom de l’autre agitée du bocal - oui, maintenant je dois en supporter deux : Nitoglycérine et Mira de Courtequeue, cette clocharde dont l’identité ronflante ne saurait faire oublier ses origines roturières (roturières : du latin roturius = sur la route. C’est d’ailleurs là que Nitro l’a ramassée il y a 2 mois. Elle aurait mieux fait de la nommer Kerouac).
Quand Nitro est rentrée du festival de Trouville, se vantant d’avoir eu 4 fois son nom à des génériques de kino, elle a d’abord abondamment dormi, épuisée. Ce n’était pas désagréable, loin de là, car les siestes sont propices aux câlins sur le lit.
Mais ça n’a pas duré : elle a repris ses répétitions de théâtreuse. Rôle d’une dame en colère, rien à redire sur ce choix, ça lui va comme un gant. Mais qu’est-ce qu’elle gueule ! Après un certain Volodia, dont j’ignore complètement qui il est, puis après son mari de scène (que joue Tonton Hervé). Certains jours elle s’en cassait la voix ! Mais le pompon, c’est quand elle a atteint la phase terminale de répéter en costume. Ah, pétard, dans le genre terrifiant elle était tellement parfaite que Mira en est demeurée pétrifiée au sol une longue minute, alors qu’ordinairement c’est une grande sauteuse en hauteur (la garce, je ne peux pas toujours la suivre sur les sommets des bibliothèques !).
Enfin aujourd’hui, c’est le grand jour : elle est enfin partie infliger ses « Méfaits divers » au public du château d’Etelan, nous sommes peinards pour quelques heures. J’en profite donc pour ce coup d’état : m’immiscer dans sa rubrique actualité. Normalement, j’étais autrefois cantonné à celle portant mon nom : Cyber’s chroniques. Mais le problème est bien dans le mot « autrefois », car dès que Madame a démissionné de la présidence du C.H.E.N.E (cette association dont j’étais le rédac-chef), j’ai été privé d’audience. Elles eurent pourtant un franc succès, mes 33 chroniques (novembre 2004 - juin 2006). J’espère, chers internautes, que ça vous incitera à les lire – voire relire si vous étiez de mes fan’s. Y’a pas que l’actualité de passionnante sur ce site. Faut explorer un peu plus loin…
Aaaah, j’entends son pas dans l’escalier. Déjà ! Comme le temps passe quand j’écris ! Vite, vite, envoyer cette page à tonton Michel, le oueb-mastère, puis éteindre l’ordinateur, rejoindre ma corbeille. Quand elle entrera je m’étirerai en baillant, comme si j’émergeais d’une longue sieste. Moi aussi je peux être comédien. Si vous avez connaissance d’un casting de chat, n’hésitez pas à m’informer, il suffira de préciser « pour Cyber » sur le mail que vous enverrez à : simarese@wanadoo.fr. Mais je dois préciser que pour la musique du film dont j’aurai le rôle-titre, j’exigerai tonton Philippe, qui a dû enchanter les oreilles du public d’Etelan cet après-midi…


20 septembre 2010

Hé bien non : je n’ai pas cédé, cette année, aux sirènes des Journées du Patrimoine. Pour la bonne raison que je crois bien connaître le patrimoine régional et pour la mauvaise raison que je suis de plus en plus agoraphobe (en plus d’être claustrophobe. Quant aux T.O.C….)
Mais j’ai cédé à l’attrait de Quai des livres, où des particuliers, des bouquinistes, des associations caritatives proposaient, sur les quais de Rouen, des milliers de livres à des prix défiant toute concurrence (quoi qu’encore, les professionnels…). J’y suis arrivée dès 9h, armée de mon caddie, et j’en suis repartie trois heures plus tard (la foule commençant à être vraiment dense, sous un soleil très estival). Bilan de mon marché (22 euros) :
Dans la catégorie fictions ou documents :
Porfirio et Constance de Dominique Fernandez (Grasset, 1991)
Le poète et le roi (une biographie de La Fontaine) de Marc Fumaroli (De Fallois, 1997)
Gomora de Roberto Saviano (Gallimard, 2007)
Les Silences de Rose Tremain (J.C. Lattès, 2010)
Dans la catégorie livres d’art :
Du pays des Amazones aux îles Indigo de François Place (Casterman/Gallimard, 1996) – que j’avais longuement feuilleté l’année de sa parution.
Jardins des Médicis, un ouvrage collectif (Actes sud/Motta, 2000) – également feuilleté lors de sa parution, qui précédait de peu celle de La Nuit d’Etelan, où je faisais revivre Catherine de Médicis (voir mon site : http://simone.arese.free.fr)
Nos cahiers d’écoliers 1880-1968 (Les arènes, 2002) – où auraient pu figurer les miens (voir mon site : http://passagedutemps.fr).
Uniquement des livres que je n’aurais pu acheter en librairie (mon budget ne m’autorise que des ouvrages parus en éditions de poche) et qui représentent (selon les prix indiqués sur les 4° de couverture) une somme de … 175 euros (soit quasiment 8 fois ce que j’ai dépensé !)
Je pourrai, la semaine prochaine, me vautrer dans tous ces délicieuses lectures ! Mais pour celle qui s’ouvre ce matin, je continue à répéter mon rôle d’épouse furieuse (d’un conférencier fumeux) car notre représentation à Etelan (http://wwwchateau-etelan.fr) approche à grands pas. Après notre Première Mondiale au Liban (voir à cette rubrique Liban) , ce sera notre Première Française ! Que les retardataires s’empressent de réserver les dernières places encore libres…


16 septembre 2010
J’avais promis quelques photos d’Off-courts (voir actualité du 13 septembre). Les voici.
Pour commencer 2 photos du tournage de « Voyageuse »


de gauche à droite :
Mathieu Massard Vladimir Kanic
Sergueï Vladimirov Marc Prieur


Dorothée Blanck

Puis quelques portraits, à la terrasse d’Off-courts :


Sergueï Vladimirov


Anne Revel Bertrand



de gauche à droite :
Marc Prieur, Jean-Pierre Lazzerini
Dorothée Blanck Annick Delaunay Vasse


Jean-Pierre Lazzerini Marc Andréoni


Laurence Brebec Uriel Jaouen Zrehen



Claude Duty Dorothée Blanck

Et moi-même en pomme verte, avec…


Claude Duty


Samuel Prat


Armin Mobasseri


Xavier de Prémonville



13 septembre 2010

Le 11° festival Off-courts s’est achevé hier !
J’y arrivai dès l’ouverture (vendredi 3), où il y eut les deux cérémonies habituelles : en mairie, et au village (cette ancienne banque, abandonnée à de futurs travaux et qui, depuis 2009, augmentée de quelques abris de chantiers, sert de lieu provisoire au festival), Christian Cardon (le maire) et Samuel Prat (le créateur-directeur du festival) étant toujours aussi heureux de la présence de ce festival dans Trouville. Ce moment festif de l’ouverture fut évidemment précédé d’une organisation logistique et technique d’envergure, les ordinateurs, perceuses et outils divers ayant beaucoup chauffé ! Sergueï Vladimirov et moi-même étions tout à fait frais dans nos tenues estivales. Nous ne le sommes pas restés longtemps (frais ! Pour les tenues estivales, nous avons pu en user car le ciel a été le plus souvent ensoleillé). Cette première soirée continuait par une projection dans la salle mise à la disposition du festival (par le groupe Barrière) à l’intérieur du Casino et s’achevait par un retour au village, pour écouter le concert de Random Recipe, un groupe québécois.
Le travail commençait pour nous dès le lendemain. Comment ça : le travail ? Mais oui ! Sergueï, nos charmants hôtes (Marc Prieur, Annick Delaunay-Vasse) et moi-même n’étions pas venus pour être les spectateurs passifs (des 123 courts-métrages proposés !) mais pour participer activement, comme l’année précédente, aux kinos, ces (très) courts-métrages à tourner, monter, montrer en 24/36 heures. Qu’on en juge : les réunions de mises en place des kinos avaient lieu les matins (dès 10 heures) de samedi, dimanche, mardi, pour des tournages … quasi immédiats, afin d’être montrés les dimanche, mardi, jeudi (à partir de 22 heures). C’est dire s’il fallut faire fissa pour monter les équipes, tourner, montrer (la salle de montage fonctionnant donc nuit et jour).
Le kino réalisé par Sergueï (Voyageuse, à partir du scénario que j’avais écrit pour lui) fut donc tourné dès samedi après-midi, à l’aéroport de Deauville, dans la voiture de Marc (qui se dédoublait en chauffeur de sa propre voiture et chauffeur de l’héroïne, interprétée par la sublime Dorothée Blanck, avec, dans cette même voiture, Sergueï, les techniciens son et caméra Mathieu Massard, et Vladimir Kanic avec tout leur matériel !) et sur la plage de Trouville pour des séquences diurnes et nocturnes où apparaissaient également la belle Hoda Safiah et Bob Levasseur. Sergueï est rentré (de la salle de montage) épuisé à 4 h du matin, pour s’accorder 3 heures de sommeil, tandis qu’une conversion de fichiers était en cours (ne me demandez aucune explication technique, je suis connue pour être totalement nulle en ce domaine !). Moi j’avais déjà dormi, pour écrire, à cette heure calme de la nuit, un autre scénario de kino, commandé par Armin Mobasseri (pour lequel j’avais déjà travaillé au précédent festival).
Pour la réunion-kino du dimanche, c’était au tour de Marc d’être très concerné puisque lui et moi souhaitions former une équipe qui tournerait Ab urbe condita, scénario de kino que j’avais écrit afin qu’il y incarne le personnage principal (dont il avait eu l’idée). Anne Revel Bertrand, réalisatrice bien connue, qui avait, l’an passé, déjà réalisé pour nous Noces d’étain, accepta de récidiver, ce qui fut d’autant plus généreux qu’elle est, comme Claude Duty, un des membres très occupés du jury. L’équipe fut donc constituée ce dimanche, pour un tournage lundi, qui commença à la Villa Montebello charmant musée de Trouville, que le maire, d’un coup de fil, avait fait ouvrir pour nous. Anne et Marc y étaient entourés, côté comédiens, par Laurence Brebec (avec laquelle je m’étais illustrée, en 2009, dans Les Vieilles, une des publicités du Meuh-cola tournées par Vincent Wilson) Marc Andréoni, Dominique Millière et Armin Mobasseri (exceptionnellement passé de l’autre côté de la caméra), rejoints, pour les séquences de l’après-midi, par Jean-Pierre Lazzerini (qu’il soit ici particulièrement remercié car, à l’égal de Anne, ce comédien bien connu dut soustraire de son temps de membre du jury pour participer à ce kino – et bien d’autres !). Le chef-opérateur était Guillaume Lachanal et le preneur de son Mathieu Massard (auquel nous avons été « abonnés » car il avait été sur notre tournage de Noces d’étain l’an passé) Nous avons tous beaucoup ri pendant ce tournage, spécialement lors des scènes de cave où le décorateur de service avait passé des heures à nous monter un faux mur. Notre maquilleuse Carole Rostaing, qui nous suivait depuis le matin, et fut encore avec nous pour une séquence près du phare, sembla également bien s’amuser.
Le kino de Sergueï fut montré le dimanche soir, celui d’Anne le mardi.
Ce même mardi le public put également voir le kino où j’avais été engagée comme comédienne Ti beau, ti bon, à point c’bien de Uriel Jaouen Zrehen.
Quant au kino d’Armin Avant la nuit, il passa le jeudi soir.
Tout ce travail fourni ne nous a pas fait oublier que c’était l’anniversaire de Claude Duty, car Marc et Annick lui organisèrent un dîner d’une dizaine de personnes pour fêter ça, dans leur maison de Deauville le mercredi.
Au total près de 70 kinos ont été tournés entre samedi et jeudi, par des kinoïtes de 15 nations. Voyageuse peut d’ailleurs prétendre au titre de kino international puisque Sergueï est d’origine russe, Dorothée de père allemand et de mère polonaise, Hoda israélienne, Vladimir serbo-croate et notre monteur Papy Jamaïca venait du Burundi…
Les curieux peuvent déjà aller voir nos kinos (et tous les autres !) sur le site : http://www.off-courts.com. Mais qu’ils soient patients d’attendre le téléchargement pour avoir une vision correspondant au temps du film et non pas hachée
J’ai dit l’essentiel aujourd’hui, mais je reviendrai sur le sujet ultérieurement, quand j’aurai les photos que nous avons prises pendant cette folle semaine…Pour se faire une petite idée de ce joyeux festival, on peut aller voir la vidéo de Claude Duty sur son site : http://www.claudeduty.com


3 septembre 2010

Pour commencer, le premier portrait de Mademoiselle Mira de Courtequeue, fait par Michel Hubin, en date du 25 août (exactement un mois après que je l’ai ramassée - voir actualité du 31 juillet)


Le double portrait suivant est du à Agnès Mouchel, la monteuse en titre des films de Claude Duty. Elle vient régulièrement chez notre ami commun, et comme, dans nos pérégrinations du jour (30 août) nous sommes passés devant la palissade dissimulant le chantier de restauration de la chapelle du lycée Corneille, elle a souhaité immortaliser la gloire de Claude, dont le nom figure sur cette palissade, comme tous ceux des célébrités ayant étudié dans ce lycée…


… et Dieu sait s’il y en eut, puisque cet établissement, d’abord confié aux Jésuites (d’où l’à-propos de mon : Dieu sait), fut créé, à l’initiative du cardinal-archevêque de Rouen Charles de Bourbon, en 1593. Les cours y furent interrompus peu après (1595-1604), suite à l’expulsion des Jésuites (qui me met en mémoire un des plus beaux films que j’ai vus : Mission, de Roland Joffé, traitant de l’expulsion des missions jésuites du pays Guarani), puis, en fonction des divers changements de régime que connut la France, le collège changea plusieurs fois de nom. Les cours furent initialement donnés en latin, pas encore véritablement langue morte puisque les élèves devaient la parler entre eux (comme on put le constater dans le film Moi, Pierre C. de Jean-Claude Guézénec). Une section norvégienne fut créée en 1918 (quand le lycée, ayant servi d’hôpital militaire pendant la première guerre mondiale, put retrouver sa fonction d’origine). Elle accueille toujours une trentaine d’élèves norvégiens chaque année et ce collège, devenu un lycée mixte (ouf !) ouvrit sa première classe audio-visuelle (pionnière en France) en 1958.
La première pierre de sa chapelle (visible sur cette vue du ciel de l’établissement) fut posée par Marie de Médicis


Il m’est arrivé d’entendre quelques concerts dans cette chapelle. Quant au lycée je m’y suis illustrée une première fois en y passant les épreuves du baccalauréat (que j’avais préparé par correspondance, après des études vagabondes aux lycées d’Evreux, de Vernon, de Verneuil-sur-Avre) en … 1968. Je fus reçue, avec mention assez bien. Mais ce millésime 1968 a la réputation d’avoir été une piquette. Je n’en suis pas moins devenue écrivain (mes études stoppées à ce bac si péniblement acquis !). Mon second passage dans ce lycée fut pour un tournage (de la classe audio-visuelle justement) où, dans La Première ligne, de Frédérique Rouault , je tenais le rôle de la secrétaire d’un … éditeur. Mon personnage se prénommait Blanche, ce qui expliquait peut-être qu’elle s’était chargée d’une mission singulière : convaincre tous les postulants écrivains à en demeurer à … la page blanche.
Et cette évocation de ma participation active à un court-métrage me conduit tout droit vers le prochain festival de Trouville (3-11 septembre), où notre Little Appalosa (co-réalisé avec Claude Duty) fut programmé en ouverture l’an passé, où je fournis 2 scénarii de kino, et joua dans un 3°, du Québécois Vincent Wilson (galamment titré les vieilles – merci Vincent !), qu’on peut voir sur le site du festival : http://www.off-courts.com
Ayant évoqué, avec le lycée Corneille, un des fleurons de notre Patrimoine (qui sera fêté dans toute la France, comme, chaque année, ce même mois de septembre), j’en terminerai par ce feuilleton de Voyage en patrimoine, qui fait cette fois étape à Bernay :



31 août 2010

Emploi du temps agréablement chargé en ces derniers jours d’août :
Je vis, le 27, deux expositions, au musée de l’ancienne corderie Valois à Notre Dame de Bondeville, un lieu exceptionnel, évidemment situé en bordure de rivière puisqu’il s’agit d’un ancien moulin. La corderie (qui a fermé il y a quelques années) est restée en l’état et se visite, toutes machines en marche. Cela seul vaudrait le déplacement. Mais il y avait pour cette fois deux expositions, l’une, dispersée entre le rez-de-chaussée et l’étage, de tableaux textiles dus à Katherine Roumanoff


… et l’autre (dans ce qui fut un vaste grenier) intitulée Le bois dans tous ses états, de la forêt à l’artisanat, vaste programme. L’accueil charmant, est assuré par des chants d’oiseaux. C’est une mine de renseignements, avec quelques jeux pour aider à la science forestière, et quatre vidéos. Celles consacrées au fabricant de jouets Jorelle (http://www.jorelle-France.com) m’a évidemment séduite, mais j’ai également admiré le travail du menuisier-ébéniste Olivier Bourgeois (www.atelier-olivier-bourgeois.com) restaurant des lambris anciens. Ces deux entreprises sont normandes, tout comme le charpentier Bruno Dudout et le menuisier-charpentier Serge Mouquet
Des catalogues de ces expositions sont en vente à l’accueil, où j’ai évidemment acquis celui consacré à Katherine Roumanoff.
Plus tard dans la soirée (à 21h très exactement), j’assistais au spectacle de la Compagnie Nicollet, intitulé la Révolution des cathédrales, titre emprunté à une formidable critique d’art de … Georges Clémenceau (1841-1929), surtout connu pour avoir été un homme politique. Il était l’ami de Claude Monet, et ce spectacle nous permit d’entendre des extraits de sa correspondance avec le peintre – à des débuts décrié et que Clémenceau défendit. Mais la compagnie Nicollet étant constituée de comédiens-chanteurs et du cithariste bien connu Martial Murray, ce spectacle était un agréable montage des textes de Clémenceau, panachés de chansons d’époque (dite la belle époque et qui ne l’était pas pour tout le monde !), et de vieilles publicités désuètes, avec dans le rôle du monsieur Loyal causant dans le poste Martial Muray. Il se dégageait de l’ensemble beaucoup de charme, de joie, d’émotion, sur ce merveilleux fond de scène que constituait le mur du château. Et j’avais en outre le bonheur de voisiner, au premier rang, avec ma chère Françoise Boudier, propriétaire du lieu.
Pour ceux qui étaient absents ce soir-là, ils peuvent retrouver cette Révolution des cathédrales au Parc des Moutiers, à Varengeville sur mer, les 2,3 et 4 septembre (réservations au 02 35 32 64 52) ou au château de Vascoeuil le 18 septembre (réservations au 02 35 23 62 35).
Ce spectacle fut pour moi une forte incitation à me rendre enfin au musée des beaux-arts de Rouen, pour l’exposition consacrée aux Impressionnistes, le 30. Je traînais un peu les pieds pour m’y rendre, forte de raisons diverses, dont celle de ne pas aimer faire le mouton (de Panurge) dans les foules de gogos qui se ruent là où on leur dit d’aller.
Mais je n’ai pas regretté cette visite, dont je ne dirai rien cependant car on peut trouver les renseignements et commentaires absolument partout.
Je conseille seulement, une nouvelle fois, la lecture du délicieux Lumière d’Eva Figes, paru en 1983.


27 août 2010

Je m’en fus, le dimanche 22 août, en compagnie de Claude Duty, rejoindre, dans ma modeste Twingo, nos amis Marc Prieur et Annick Vasse Delaunay, invités à présenter leur superbe Austin Healey 1967 dans le parc du château de Bois-Guilbert, où avait lieu un rassemblement de voitures de collection. On pouvait apporter son pique-nique, ce que nous fîmes. Le parc est assez grand pour que chacun pût choisir son arbre préféré pour déjeuner à l’ombre – car il faisait très beau, c’est à signaler en ce mois d’août pour le moins instable. Les quelques 80 voitures étaient toutes plus belles les unes que les autres, et nous pouvions rêver. Pour ma part j’aurais aimé posséder la plus grande : une Oldsmobile des années 60, qui outre avoir un coffre assez vaste pour m’y installer une chambre à coucher, était de cette couleur turquoise dont je suis quasi obsédée. Tant qu’à faire de rêver, il faut rêver grand et large! Bien sûr, si j’avais eu les moyens de m’offrir ce superbe monstre, j’aurais pu également m’offrir le chauffeur allant de pair, afin qu’il sache me le garer sans une seule rayure sur sa laque impeccable, et qu’il puisse le surveiller pendant que j’aurais fait mes petites emplettes chez Dior, Fauchon et Ladurée, ce qui m’aurait changé de Lidl, Mutant et Top Déco.
La plus ancienne de ces merveilles me plaisait beaucoup aussi car elle ressemblait un peu à une voiture à pédales, modèle adulte, dont la particularité était un phare tournant.


Cette Pégase
était l’œuvre de Etienne d’Arboval, grand-père de l’ actuel propriétaire du lieu, lequel l’a immortalisée dans la pierre…


… car le châtelain de Bois-Guilbert, Jean-Marc de Pas (qui compte également Corneille et Fontenelle dans ses ancêtres), est un sculpteur renommé, qui a semé nombre de ses œuvres dans son grand parc, dont le plan est fourni à l’entrée :


Ce parc est extrêmement structuré, en différents jardins…


… et on peut y rencontrer, parmi ces 70 sculptures, des amoureux…


… une créature fantastique…


… mais aussi Antoine de Saint Exupéry et l’abbé Pierre

...

En fait je connaissais parc, jardins et propriétaire de longue date, car Philippe Galmiche (éditeur de Rouen-lecture, qui publia nombre de mes nouvelles) avait installé, dans la chapelle du lieu, une exposition sur Guy de Maupassant, pour le 150° anniversaire de la naissance de l’auteur normand. Cette chapelle, ainsi qu’un petit pavillon sont également dans le parc.
Quant au château, construit en 1780, il ne livre pas de ces pièces démesurées et froides mais de charmants salons, dont l’un est d’esprit pompéien, comme ce fut de mode aux XVIII° et XIX° siècle :


Bref : il faut absolument visiter ce lieu (ouvert du 1er mai au 15 novembre), où Jean-Marc de Pas assure également des cours de modelage, des animations pédagogiques. Pour tous renseignements :
http://perso-orange.fr/le-jardin-des-sculptures
jardinsdeboisguilbert@wanadoo.fr
Tel/fax : 02 35 34 86 56
Et merci à mon photographe habituel : Marc Prieur


26 août 2010

Pour les mêmes raisons d’attente du développement de mes photos argentiques, les nouvelles ci-dessous datent déjà…
Mes bon amis Annick et Marc m’emmenèrent, le 16 août, écouter notre ami commun Philippe Davenet, à un concert privé dans le Berry (voir annonce dans l’actualité du 11 août 2010). C’était, en quelque sorte, le même type d’expédition que celle de l’année précédente, où nous étions allés écouter Philippe, accompagnant Jean-Laurent Cochet en Vendée (voir actualité du 26 juillet 2009).
Partis à 9h30, nous pûmes, arrivés à Bourges (où était notre hôtel), visiter la cathédrale Saint Etienne. Construite à la charnière des XII° et XIII° siècle, elle fut classée monument historique en 1862 et inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1992. Ses vitraux (XIII°-XVII° siècles) sont particulièrement beaux. Deux exemples :



L’annonciation
(XV° s.)


L’assomption de la Vierge
(1619, d’après Tadoléo Zuccaro)
en bas, selon la tradition, les portraits des donateurs :
François de la Grange et Gabrielle de Crevant
Les peintures murales (XV° s.), probablement œuvres d’un artiste venu d’Italie, ne déparent pas…

...
… le statuaire non plus :


La duchesse de Berry en prières
(Jeanne II d’Auvergne, née en 1378, dite Jeanne Boulogne, épouse de Jean de Berry (de 40 ans son aîné !), dont elle fut veuve en 1416, se remariant rapidement avec Georges de La Tremoille, comte de Guines (de 7 ans son cadet !) Elle mourut en 1424)
Mais les deux particularités de cette cathédrale sont l’horloge astronomique conçue par Jean Fusoris et construite par André Cassart


… et, en place de l’habituel coq surmontant le clocher, un pélican, dont le large bec, censé fouiller ses entrailles pour en nourrir ses petits, en fit le symbole de la Charité, cette vertu chrétienne. N’ayant pas de photo de ce pélican de pierre, je propose à mes internautes un portrait de Péli, la mascotte des pêcheurs d’Antifer, qui fit quelques séjours au C.H.E.N.E (voir ma rubrique animaux du C.H.E.N.E) :


copyright Didier Pazery

Nos pas nous mènent ensuite à la maison de Jacques Cœur (dite Palais car elle servit un temps de palais de justice), où son épouse Macée de Léodepart semble nous attendre à une fausse fenêtre du pavillon d’entrée :


Nous visitons la cour …

...

Sans oublier de nous attarder sur les détails des sculptures, qu’il s’agisse de la végétation exotique que Jacques Cœur put voir durant ses expéditions en Méditerranée…


ou des portraits de serviteurs au-dessus de la porte des cuisines…


…et, suivant le guide, nous entrons dans les diverses pièces (d’apparat ou privées)…


… dont nous pouvons admirer les plafonds…

...

… et le plus ancien vitrail civil du XV° siècle, dit des galées..


… tout cela n’étant pas sans nous rappeler L’hôtel de Bourgtheroulde et le palais de justice de Rouen, notre capitale normande (allons, un peu de chauvinisme n’a jamais nui au tourisme !).
Puis, admirant au passage les derniers pans de murs de l’enceinte romaine sur laquelle fut édifiée cette somptueuse demeure, nous visitons encore le charmant musée du Berry, dans l’ancien hôtel Cujas (du nom du célèbre juriste Jacques Cujas (1520-1590), qui en fut un des propriétaires, dont le premier, qui l’avait commandité (vers 1515) à un architecte dont l’Histoire n’a pas retenu le nom, fut Durand Salvi, marchand italien installé à Bourges)
Ce musée, dont l’intitulé du Berry, peut laisser croire qu’il s’agit d’une musée uniquement ethnographique, a également de riches collections archéologiques et médiévales, dans une présentation particulièrement soignée. Il accueille aussi dans sa cour une jolie sculpture contemporaine de sanglier rondouillard :


Et je prie mes amis de poser dans cette cour :


Au passage : merci à eux de toujours m’embarquer dans de belles aventures (et merci à Marc pour les photos du concert, comme pour celles prises lors du mariage de l’actualité précédente).
Une certaine fatigue se faisant sentir, nous nous posons un peu à une terrasse de café voisinant la cathédrale et l’Office de tourisme, bien fleuris :

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Mais il est bientôt l’heure de nous rendre, dans un joli village campagnard à la Grand’Maison


…où a lieu ce concert – absolument sublime – pour lequel nous avons fait le déplacement :


Présentés par François Vicaire (également déplacé de Normandie) Hélène Jossouf-Graviloff nous lit des extraits d’Histoire de ma vie de Georges Sand, que notre Philippe Davenet orne de son talent, entièrement voué à Frédéric Chopin ce soir-là.


Et, sous un portrait de la célèbre femme de lettres ayant inspiré la soirée, nous partageons un délicieux buffet dans cette magnifique maison aux hôtes si généreux :

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25 août 2010

Petit retour en arrière avec quelques photos du mariage auquel j’étais invitée le 24 juillet :


Maman conduit son fils à l’autel


Papa conduit sa fille à l’autel


L’instant solennel, si joliment fleuri


La très élégante sœur du marié et leur papa


C’est fait !


Portrait de famille


La grand-mère du marié, au bras de sa petite-fille


Hé oui, pense maman, me voici devenue belle-mère !


La voiture des mariés, admirée par la foule des badauds


Un peu de champagne après toutes ces émotions !


Martin Scorcese et la star glamour April Verdura partant pour Cannes dans l’Austin Healey 1967 du producteur Harry Bronxwater ?

Et le 25 juillet, arrivée en avance au brunch, en compagnie du sosie de Martin Scorsese (on aura reconnu Claude Duty), je fais un court reportage sur le si beau lieu des multiples agapes, avant que les joyeux fêtards ne soient levés :








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15 août 2010

Etonnante soirée que celle de vendredi : je partis avec un ami pour assister à un spectacle intitulé Cagliostro ou l’Intrigue libertine au somptueux château de Beaumesnil (http://chateaubeaumesnil.com), qui m’est familier puisque à 10 kilomètres de Beaumont-le-Roger, le village de ma jeunesse, et que j’y retournais, en 2004 et 2005 assurer des ateliers d’écriture - voir la rubrique Mellicie hallucine et la rubrique actualité en date du 5/13 septembre 2008 ; ce spectacle n’étant qu’un des éléments du 4° festival littéraire…


… dont Marie-Christine Barrault est la marraine :


Le spectacle n’ayant lieu qu’à 21h, nous fîmes au préalable un arrêt dînatoire au Bouche à oreille de Beaumont (http://www.leboucheaoreille27.fr). Ce bar à musique si original (situé dans l’ancienne église médiévale du quartier de Vieilles), qui était aussi une brocante, a changé de propriétaires en même temps qu’il a troqué son commerce de brocante pour une collection de … motos absolument superbe (avec atelier de réparations, avis aux amateurs). Le mobilier (qui faisait partie de la brocante : on pouvait ainsi repartir avec la chaise sur laquelle on était assis si elle plaisait) a donc été changé, au profit d’une belle harmonie de sièges noirs contemporains). Mais l’esprit est resté le même puisque vendredi il y avait un musicien, cow-boy en attente de son public (nous étions arrivés avant qu’il ne grattât sa guitare, pour grignoter rapidement), en compagnie des deux jolies femmes, fort aimables, assurant le service. Notre repas se révéla excellent. Et nous nous amusions beaucoup à l’idée de passer, en si peu de temps et si peu de kilomètres d’un climat country au merveilleux langage du XVIII° siècle, dans le plus beau château Louis XIII de France (qu’on retrouve, sous le nom de Mesnil-Royal, dans le roman Nez-de-Cuir de Jean de La Varende (http://lavarende.free.fr), écrivain (1887-1959) qui, dans son château du Chamblac, était son voisin)…
Le spectacle commençait quasi avant le spectacle puisque des loups de velours noir étaient imposés au public avant un trajet labyrinthe à l’intérieur du château jusqu’au salon éclairé à la bougie, et où une belle dame masquée (la comédienne Isabelle Linnartz), en atours d’époque, patientait en compagnie d’une jeune harpiste (Cécile Frontier). Ses deux complices (Marie-Christine Barrault et Frédéric Andrau) parurent bientôt et nous pûmes réjouir nos oreilles grâce à ce montage de textes littéraires, dans une mise en espace (soyons mode : on ne dit plus mise en scène) de Bruno Gantillon.
Arrivés à la plus belle heure du jour (la dernière : celle de la lumière rasante), nous repartîmes dans la nuit, par des routes fort tranquilles malgré la menace de la Prévention Routière, qui prédit l’apocalypse chaque weed-end estival (à sa décharge : Beaumont-le-Roger et Beaumesnil ne sont pas les destinations les plus courues des vacanciers !)


11 août 2010

Ce mois d’août est pour moi musical :
Après avoir entendu les merveilleux chanteurs de la Capella de Saint Petersbourg (sous la direction de Yulia Khutoretskaya) le 5 août, dans l’abbatiale St Ouen de Rouen…


… je serai au château d’Etelan le 15, où sera présenté un bien joli programme…


… et dans le Berry pour écouter Philippe Davenet

… si je trouve quelque bonne âme pour venir garder mes chats, dont les nouvelles sont bonnes :
Mademoiselle Mira de Courtequeue est tout à fait rétablie de l’accident qui, l’immobilisant au milieu de la circulation, lui aurait été fatal si je ne m’étais arrêtée pour la ramasser (voir actualité du 31 juillet), et Monsieur Cyber de La Maine semble dans les meilleurs dispositions vis-à-vis d’elle (qu’il n’a point encore rencontrée tant que la dernière étape de la convalescence de la blessée n’est pas franchie – ce sera pour le 14, où la vétérinaire ôtera le pansement de ce qui reste de queue à la demoiselle après amputation partielle) car il lui donne régulièrement l’aubade derrière la porte de la pièce où elle est momentanément recluse.
Je rêve que ces deux-ci s’entendent aussi bien que Marino (1981-1999) et Meringue (1981-1994), les deux précédents :

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31 juillet 2010

Non je n’étais pas partie en vacances : je suis en vacances définitives depuis le 17 mai 2007. En conséquence de quoi partir quand ceux qui ne sont pas retraités partent serait une aberration : j’aurais le déplaisir des bouchons sur les routes, dans les gares et les aéroports. Déplaisir d’autant plus grand que je suis de plus en plus agoraphobe…
J’ai seulement été perturbée par (dans l’ordre chronologique) :
- un incident mineur (accrochage en voiture, le 30 juin alors que je sortais de voir l’ excellent film Les Petits ruisseaux)
- un accident qui aurait pu être fatal à … une jeune chatte le 25 juillet, alors que je rentrais d’un fabuleux mariage à Deauville : j’étais à la sortie du passage souterrain du Mont Riboudet (Rouen) quand la voiture devant moi se déporta sur la gauche pour éviter un obstacle, qui se trouva être cet animal blessé, parfaitement immobile au milieu de la route. Je n’hésitais pas une seconde à stopper, descendre de ma Twingo, pour saisir la petite chose sanguinolente, remonter dans ma voiture, où je la déposais sur le siège à côté de moi, redémarrais. Elle haletait, et imprégnait le tissu de son sang. Moi je tremblais de compassion et de peur rétroactive car je m’étais bien évidemment mise en danger en sortant de ma voiture au milieu de la circulation, toujours rapide à cet endroit. Le temps d’arriver au parking de mon domicile, de monter mes 4 étages pour feuilleter les pages jaunes de l’annuaire téléphonique, d’appeler 3 n° avant d’être en rapport avec le service de garde dominical, de reprendre ma voiture pour parvenir jusqu’à cette clinique, ma peur de n’arriver que pour une euthanasie charitable augmenta. Mais si l’état de la blessée était spectaculaire, il ne semblait pas grave : queue scalpée en son extrémité, diverses petites plaies à l’arrière du corps. Le vétérinaire apporta les soins nécessaires à la blessée, me la rendit (elle n’avait ni tatouage ni puce électronique pour identifier un propriétaire), avec une réserve de pronostic vital pour les 24 prochaines heures. Elle les a bien passées, est en voie de rétablissement. Mais je n’ai pas encore fait les présentations entre mon cher Cyber et sa petite sœur, que j’ai nommée … Miracle. Elle est claquemurée dans mon salon de lecture, avec tout le confort d’un lit improvisé (carton à sa dimension - elle est toute légère : 2Kg100 - avec rembourrage d’un vieux gilet en laine), d’une litière, d’un plateau repas régulier (pour lequel elle montre un solide appétit). Cyber dispose du reste de l’appartement. Il n’a d’ailleurs pas eu immédiatement conscience de la présence de cette intruse, car il n’avait vu passer qu’un carton (celui où le vétérinaire avait installé la blessée). L’affaire s’est cependant compliquée le lendemain où trois ouvriers prirent possession de notre appartement, pour changer les fenêtres de la cuisine, ma chambre et le salon de lecture. Je fus donc occupée en divers jeux de portes, ce lundi, et encore le mardi matin. Le bruit occasionné par ces travaux empêcha Cyber d’entendre ceux, beaucoup plus menus de la petite chatte (qui n’a d’ailleurs pas encore émis un seul miaulement. Mais elle n’hésite pas à souffler, voire gronder quand je prétends l’approcher de trop près). Chacun sait à présent qu’un congénère est dans l’appartement, mais Cyber, philosophe, feint d’ignorer que le salon de lecture existe encore. Quant à Miracle, non contente de m’engueuler régulièrement (quel manque de reconnaissance !) elle s’est découvert les plaisirs de l’escalade, préférant à présent les sommets de mes bibliothèques au carton-lit sur le sol. Je tremble pour tous mes objets fragiles. Et, l’euphorie du sauvetage passé, je m’interroge sur l’avenir : parviendrai-je à apprivoiser Cyber à Miracle et réciproquement ? On m’a soufflé de chercher de nouveaux maîtres à Miracle, mais j’aimerais la garder. Avoir mis ma vie en péril pour sauver la sienne a créé un lien très fort !
Hors ces émotions diverses, j’ai eu mes divertissements habituels : quelques dîners entre amis, un concert consacré à Claude Debussy (au château d’Etelan), une soirée théâtrale au manoir de Villers (La Mouette, annoncée dans mon actualité du 19 juin), deux vernissages, le salon du livre de Rouen, un ciné (Tournée, qui ne m’a pas enthousiasmée). Et je suis allée à Trouville avec le comédien Sergueï Vladimirov, en repérages pour un futur kino (le prochain festival Off courts approche !) qu’il souhaite réaliser, sur un scénar que je lui concocterai (qu’emploie-je le futur puisque je l’ai déjà écrit ?). Nous avons eu le plaisir d’y rencontrer la comédienne Dorothée Blanck, dans la célèbre rue des Bains. Je signale qu’on peut actuellement entendre Sergueï sur France-Culture (de 13h30 à 13h50, quotidiennement, encore pour deux semaines), dans la série d’émissions consacrée aux Ecrivains du Transsibérien, qu’il accompagna récemment.
Et puis, il y eut aussi ce fabuleux mariage à Deauville, que j’évoquerai ultérieurement, dès que j’en aurai quelques photos.
Bonnes vacances à ceux qui partent. Et qu’ils ne blessent ni chats, chiens, hérissons… Il n’y a pas toujours des inconscients de mon espèce pour jouer les secouristes…


5 juillet 2010

Le vernissage de l’expo d’Annie-Claude Ferrando à la cathédrale de Rouen fut un beau succès.


Comme d’habitude, j’y suis allée d’un petit texte (qu’on peut lire au titre Cathédrales à la rubrique Ferrando de ce site), lequel fut précédé par celui d’Olivier Bonnet, responsable de la galerie du parc de Notre-Dame de Gravenchon où la rétrospective d’Annie-Claude est encore en place tout ce mois de juillet – comme l’expo à la cathédrale (déambulatoire gauche).
Olivier Bonnet a un site que je recommande à mes internautes : http://www.obonnet.canalblog.com


l’artiste et ses lecteurs


l ’auditoire


l’artiste près d’une œuvre

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un aperçu de l’exposition (photos de Claude Ferrando et André Ruellan)

Je recommande également un spectacle que j’eus le grand bonheur de voir il y a quelques années, et qui est repris cet été :

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Et dans la catégorie patrimoine des bibliothèques, ne négligez pas une promenade à Montivilliers (où Annie-Claude eut une fort belle expo en 2002 (pour laquelle j’écrivis le texte intitulé , qu’on peut également retrouver à la rubrique qui lui est consacrée)


1er Juillet 2010

Les vacances scolaires débutent, on évite ça au moment des départs :


Ce dessin est dû à l’humoriste Roger Blachon (1941-2008), bien connu des lecteurs de L’Equipe et d’ Okapi, auxquels il manque cruellement.
Et maintenant, les annonces :
1er juillet : début de l’expo d’ Annie-Claude Ferrando (pour tout le mois) : ses cathédrales seront … dans la cathédrale de Rouen…


… et son expo à la galerie du parc de Notre Dame de Gravenchon continue également tout ce mois de juillet.
3 et 4 juillet : le salon du livre de Rouen se tiendra à la Halle aux toiles (10h-19h). Renseignements sur :
http://www.salondulivrederouen.com
3 et 4 juillet également : de la musique, dans la verdure, avec les flamands roses, les kangourous et autres sympathiques espèces du parc de Clères :

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J’en profite pour dire que la lecture musicale d’Alain Bézu et Philippe Davenet fut un moment de grâce dans ce parc, le soir du 23 juin. En sus des spectateurs humains, un gentil kangourou se tint fort sagement pour écouter nos amis, et les paons assurèrent l’écho. Les pieds dans l’herbe, nous sentions monter les parfums de menthe, alors que le jour finissait ; et la cloche, aussi bien élevée que le gentil kangourou, et pleine d’à-propos, attendit les derniers mots du lecteur pour sonner 10 heures…


23 juin 2010

L’actualité sera quelque peu … intemporelle puisqu’il s’agira d’écriture et de lecture.
Côté écriture :
il s’agit de celle que je pratique – et fais pratiquer – dans les ateliers que je mène depuis une quinzaine d’années (emploi du présent injustifié : la demande s’est tarie depuis 2008, faute de subventions dans l’Education Nationale. Mais si quelque école, collège ou lycée retrouvait des fonds oubliés, cet établissement peut toujours me contacter pour monter un projet : simarese@wanadoo.fr )
Donc, pour ces ateliers, il y a la trace visible : les textes commis par les élèves, profs et moi-même (voir à la rubrique ateliers d’écriture), et la trace invisible : ce qui restera dans les mémoires. Inconnue serait plus exact qu’invisible d’ailleurs, car les élèves quittent l’école, le collège, le lycée, ou, changeant de classe, changent de professeur : nous n’avons plus de nouvelles d’eux.
Sauf exception justement. Le hasard a fait que Jean-Pierre Fournier, enseignant au collège de Neuville-les-Dieppe, rencontra récemment deux anciennes élèves, qui avaient participé aux ateliers 2008 consacrés au 400° anniversaire de la fondation de Québec (voir rubrique : Dieppe et le Canada). Elles évoquèrent ces ateliers, précisant qu’elles y avaient découvert qu’on pouvait écrire pour le plaisir, et qu’en conséquence, elles continuaient ! Quelle émotion pour lui et pour moi, qui aurions donc suscité des vocations ! Merci Marine, merci Camille de cette récompense.
Côté lecture :
Je viens d’avaler un court roman anglais : La reine des lectrices (titre d’origine : The uncommon reader), qui m’a beaucoup réjouie, et que je conseille donc à mes internautes. L’idée d’origine est pour le moins farfelue, bien dans le ton habituel de son auteur Alan Bennett : si la Reine se prenait d’une passion tardive pour la lecture, qu’adviendrait-il de cette institution qu’est la royauté ?
Sur cette lancée d’évoquer mes lectures, je vais avouer les noms des pensionnaires occupant le rayon mes livres préférés. J’y ai récemment puisé pour une amie immobilisée par une chute malencontreuse en Martinique (bilan : rupture du tendon d’Achille + phlébite). La liste en est par ordre alphabétique d’auteurs car je n’irai pas jusqu’à attribuer un premier prix, un second, des accessits… Pour les livres suivis d’un * je renvoie à des commentaires faits dans cette rubrique actualité, en date du 5 août 2009
Atwood (Margaret) pour Faire surface
Barrico (Alessandro) pour Soie
Berberova (Nina) pour Le livre du bonheur
Blixen (Karen) pour L’éternelle histoire
Bosco (Henri) pour L’enfant et la rivière
Cavallari (Alberto) pour La fuite de Tolstoï
Desbordes (Michèle) pour La demande
Duteurtre (Benoît) pour Tout doit disparaître
Figes (Eva) pour Lumière
Frayn (Michael) pour L’art et la manière
Frégni (René) pour Elle danse dans le noir
Lacarrière (Jacques) pour Le pays sous l’écorce
Makine (Andreï) pour Le testament français
Paasilina (Arto) pour … l’ensemble de son œuvre *
Seghers (Anna) pour L’excursion des jeunes filles qui ne sont plus
Shaffer (M.A.) pour le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates *
Tourgueniev (Ivan) pour Eaux printanières
Vassilikos (Vassilis) pour Les photographies
Wiazemsky (Anne) pour Une poignée de gens
Zweig (Stefan) pour Vingt-quatre heures de la vie d’une femme
Voici donc, chers internautes, 20 suggestions (non 21, avec La reine des lectrices) pour vos lectures d’été. La vie des livres étant de plus en plus courte hélas, certains titres sont peut-être épuisés. Il ne vous restera que de les chercher dans les bibliothèques, les bouquinistes ou sur Internet…


19 juin 2010

Avec un peu d’avance (afin que les spectateurs potentiels puissent retenir leurs places) quelques annonces de concerts et soirées théâtrales :
Les 22, 23 et 24 juin, à 20h30, au parc de Clères, Alain Bézu lira des textes de J.K. Huysmans, accompagné au piano par Philippe Davenet (réservations au 02 35 33 23 08)
A dater du 22 juin également, du théâtre en plein air :


Et pour ceux qui rateront cette Mouette à l’Aître St Maclou, ils pourront la voir ultérieurement, dans d’autres lieux :
Moulin d’Andé : (9 et 10 juillet)
Abbaye de Bonport (près de Pont-de-l’arche) : 13 et 14 juillet
Château de Beaumesnil (dans l’Eure) : 17 juillet
Manoir de Villers (St Pierre de Manneville) : 23 et 24 juillet
Ensuite, la saison estivale terminée, la mouette se mettra à l' abri dans plusieurs salles de la région : le Rive gauche (St Etienne du Rouvray), Les Chalands à Val-de-Reuil, l’Espace Mitterrand à Canteleu, l’Eclat à Pont-Audemer etc (dates non encore communiquées)
La compagnie Catherine Delattres n’est heureusement pas la seule à se souvenir que cette année 2010 (150° anniversaire de la mort de Tchékhov) est celle de la Russie en France, de la France en Russie, car le festival Octobre en Normandie présentera plusieurs spectacles concernant ce double évènement http://automne-en-normandie.com Quant au théâtre de l’Echo du Robec à Darnétal, il présente, à la veille des vacances ses travaux d’élèves :




14 juin 2010

Tandis qu’ Annie-Claude Ferrando continuait d’accueillir de nombreux visiteurs à la galerie du Parc…


… j’étais à l’assemblée générale annuelle de l’Association des Amis du parc et du château d’Etelan (http://www.château-etelan.fr)…


... j’ai pu constater que Françoise Boudier, qui a subi une délicate opération des vertèbres cervicales en janvier était pleinement rétablie, toute sa vigueur et son enthousiasme intacts.
Et pourtant…
Comme nombre d’associations à présent délaissées par les pouvoirs publics, la situation financière n’est pas brillante. J’en appelle donc, solennellement, à tous mes internautes régionaux, pour :
- qu’ils amènent de nombreux visiteurs au château cet été
- qu’ils adhèrent à l’association (ce qui ne les ruinera pas car le montant d’adhésion devrait probablement être inscrit au Guinness book des records pour sa modestie : 5 euros !)
- qu’ils assistent aux brillants concerts :
27 juin (18 h.) : récital Chopin , avec Laurent Caillet au piano
17 et 18 juillet (18h) : hommage à Claude Debussy, avec Patricia Heidsieck au piano
15 août (18h) : les Musicales de Normandie, avec la cantatrice Isabelle Druet

26,27 et 28 août (21h.) : le nouveau programme de la compagnie Nicollet :

...

Il y aura encore d’autres réjouissances en septembre, dont notre personnelle participation à l’année de la Russie en France (dont nous avons donné la 1ere mondiale au … Liban en avril dernier !) :


Exception faite du spectacle de la compagnie Nicollet où il est nécessaire de réserver au 02 35 32 64 52, pour les concerts ou nos Méfaits divers, les réservations sont à faire au château d’Etelan : 02 35 39 91 27 ou : etelan@orange.fr
Mais revenons-en à ce mois de juin, avec de bucoliques promenades pour cette fin de semaine :





12-13 juin 2010

Le choix est large, pour cette fin de semaine, car non seulement il y a de la peinture, sculpture, musique, danse et lecture de quelques-unes de mes nouvelles à la galerie du Parc de Notre-Dame-de-Gravenchon, mais il y a aussi :

...

Et une exposition (jusqu’au 4 juillet, à l’AREHN, cloître des Pénitents, 48 rue St Hilaire, à Rouen, renseignements au 02 35 15 78 00), consacrée à une des crues majeures de la Seine : celle de 1910, dont c’est le centenaire.
Tremblez, bonnes gens : ça peut recommencer…




8 juin 2010

Quelques photos du vernissage de « Mémoires, 40 ans de création » d’Annie-Claude Ferrando, dans la magnifique galerie du Parc (400 m. carrés ! De quoi permettre une présentation aérée d’une grande quantité d’œuvres !) à Notre-Dame de Gravenchon.



...

Vous m’aurez reconnue, lisant un court texte de circonstance (voir en fin de rubrique Ferrando, sur ce même site). Je recommencerai en fin de semaine (samedi 12), pour des lectures de nouvelles, durant cette Nuit blanche, où il y aura aussi, à partir de 19h, de la musique et de la danse.
Et dans la catégorie Voyages en patrimoine, c’est au tour de la bibliothèque d’Evreux d’être en vedette :



4-5 juin 2010

Pour cette première semaine de juin, du théâtre, avec la Compagnie Nicolas Degremont, qui présente ses travaux d’élèves à l’Espace Guillaume le Conquérant de Bois-Guillaume (réservations au 06 62 67 00 93 ou nicolas.degremont@free.fr)


Et de la peinture :


Pour l’occasion, j’ai écrit quelques lignes, qu’on trouvera évidemment sur ce site, à la rubrique Ferrando, dès le lendemain du vernissage.
Et je prends un peu d’avance pour la seconde partie de ces festivités autour d’Annie-Claude, car j’y suis décidément impliquée :




1er juin 2010




Jolies cartes, n’est-ce pas ?
Mais un peu muettes (hé oui : en ce siècle voué aux images, les commentaires écrits demeurent nécessaires !)
Il s’agit du bilan anniversaire (le 3° !) de ce site, ouvert en mai 2007.
En ces 5 premiers mois de l’année, je comptabilise 4538 visiteurs, soit une moyenne de 30 par jour (nette progression de cette moyenne quotidienne : 7 en 2008, 22 en 2009).
Ces visiteurs se répartissent sur 60 pays :
3096 en France
770 au Canada
210 en Belgique
83 aux USA
à peu près une trentaine en Allemagne, Espagne, Italie, Suisse et les pays du Maghreb
1 ou 2 dans les 49 autres pays.
Quant à la carte de France, c’est évidemment en Haute-Normandie (où je vis) et Ile-de-France (à très forte densité de population) que j’ai le plus de visiteurs.
MERCI à tous ces internautes. Et à Michel Hubin, mon web-master, auquel je donne tant de travail, car il ne gère pas que ce site, mais également les deux autres : Passage du temps (http://passagedutemps.fr) et Un écrivain face à la critique (http://simone.arese.free.fr)


31 mai 2010

Donc, je m’en fus au moulin St Gilles l’après-midi du 29 découvrir les éditions Christophe Chomant. C’est de la belle ouvrage, sur des papiers magnifiques. Et je n’ai pas résisté à l’acquisition de cet album…


… que j’ai évidemment offert à ... mon chat, espérant le consoler un peu du déménagement de nos voisins de palier, qui étaient ses esclaves au même titre que moi.
Comment, sursautent peut-être quelques internautes : son chat sait lire ? Evidemment puisque c’est un chat d’écrivain ! J’ai même une photo qui en témoigne :


Il sait également écrire (sur ordinateur !) puisqu’il fut, de décembre 2004 à juin 2006, le piquant chroniqueur du C.H.E.N.E (voir ici-même à la rubrique Cyber’s chroniques) :


Le moulin St Gilles abritant l’association EXPOTEC, qui sauva tant de machines d’un patrimoine industriel voué à la casse, je fis de nouveau le tour des lieux (que je fréquente de longue date), m’arrêtant non sans nostalgie dans le quartier de l’atelier typographique, où trône la presse Perfection, de 1932


Et j’ajoutais à ma provende, cette image des débuts de l’imprimerie :


Quant au dimanche 30, j’eus le bonheur d’entendre Philippe Davenet, en concert privé, dans une fort belle maison tenue par une hôtesse remarquable (qui nous avait déjà reçus l’an passé, voir à l’actualité du 9 mai 2009). Il avait privilégié Claude Debussy et, surtout, Eric Satie. Il alterna morceaux de piano et lecture, d’un texte sur Satie justement, écrit par François Vicaire (qui, sur son site http://theatreennormandie.com, nous informe, chaque mois, de l’actualité des scènes normandes).
Des photos ont été prises, que j’ajouterai ci-dessous dans les prochains jours, si … j’en obtiens.


29 mai 2010

Un samedi bien rempli :
Le matin : salon du livre pour la jeunesse au centre Bourvil de Franqueville Saint Pierre. On y trouve non seulement des livres, mais les enfants peuvent suivre divers ateliers (BD, fabrication de livres, peinture, écriture…)
L’après-midi :


Là aussi , il y en a pour tous les goûts :

...

...

Quant à la suite des Voyage en patrimoine, c’est à Dieppe que ça se passe :



23-24 mai 2010

Le temps magnifique vide les villes. J’en profite donc pour, tournant le dos à la destination générale (la mer !), descendre dans Rouen, où je peux garer ma voiture au plus près des cinémas Gaumont, afin d’y voir Les Invités de mon père, The Ghost writer, et Tête de Turc (titre identique au livre de Gunter Wallraff, publié en 1986 ; mais le film est une fiction qui n’a rien à voir avec le témoignage de l’auteur allemand) ; je compte 8 spectateurs pour le premier, 6 pour le second, et je suis seule au 3°… La qualité des films n’est pas en cause car ils sont tous trois excellents.
Je me rends également à la Halle aux Toiles, où se tient, sur deux étages la principale exposition d’ Art et déchirure, à laquelle je suis fidèle chaque année, car on y trouve mêlées, sur deux étages, œuvres d’artistes et d’handicapés mentaux (travaillant en solitaires ou au sein d’ateliers dans des établissements spécialisés). Il y en a pour tous les goûts, du beau, du moins beau, mais, en tout cas : de l’étrange (et c’est en ça que résident le charme, la puissance de cette exposition).
Quelques exemples ci-dessous :


Valérie Bidaud


François Bidaud Bazin
(père de la précédente)


Joël Lorand


Hubert Dupriot


Claire Lézé-Schmite

Je poursuis ce périple artistique par la chapelle Saint-Julien de Petit-Quevilly (construite en 1150, présentant d’admirables fresques du XII° siècle) où Art et déchirure a également installé une artiste :


Marie-Rose Lortet

Ce festival (qui comprend une 3° expo à l’Hôtel de Région et divers spectacles) s’achève le 30 mai.
Pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer, il existe un site : http://art.et.déchirure.over-blog.com
J’en terminerai en signalant, dans ce même esprit de Récup inspirant certains de ces singuliers créateurs La compagnie des Bidulistes (http://www.bidulistes.com), qui, installée quai Guy de Maupassant à Fécamp est une … déchetterie artistique, réhabilitant déchets, objets divers, vieux meubles pour leur donner une seconde vie.


Ils assurent également des ateliers pédagogiques. Tous renseignements au 06.86.05.85.84


19 mai 2010

Donc, la date exacte de mon anniversaire était le 17. Et j’avais, pour ce jour, un cadeau imprévu, offert par Pathé-Gaumont : une place gratuite au cinéma. Je choisis d’aller voir Robin des bois aux Docks 76, à la séance du matin (toujours moins de monde qu’en après-midi ou en soirée). J’avais évidemment lu cette histoire et vu quelques précédentes moutures, notamment ce délicieux La Rose et la flèche de Richard Lester, avec Sean Connery et Audrey Hepburn. Cette version était la fin de l’histoire : les deux héros sont vieux (relativement !), l’un sort de ses bois, l’autre est devenue nonne. Ils s’aiment toujours et meurent ensemble. Film romantique ? Certes. Mais non dépourvu de cet indispensable humour, sans lequel rien n’aurait de sel. Dans la version 2010, de Ridley Scott (dont j’avais antérieurement apprécié Duellites, Blade runner, Alien et Gladiator), il s’agit du début de l’histoire : avant que Robin ne devienne « des bois ». J’aurais titré Robin de la ferraille, tant le personnage (incarné par Russell Crowe) passe son temps à ferrailler :
- Aux côtés de Richard 1er d’Angleterre (dit Cœur de Lion) fils d’Aliénor d’Aquitaine, et donc né en France (1157), où il mourut (1199) en assiégeant Châlus.
- Contre les traîtres à Richard, partisans des Normands (ayant conquis l’Angleterre en 1066)
- Contre les troupes de Phillippe II de France (dit Auguste)
Entre trois flèches (n’oublions pas qu’il est archer), deux coups d’épée et quelques bastonnades, Robin va remettre :
- la couronne de Richard à Aliénor, qui en ceint son dernier fils Jean sans terre

- l’épée du comte de Lester (mort en embuscade alors qu’il transportait la couronne de Richard mort à Châlus – ça suit au fond de la classe ?) à son vieux père aveugle (rôle tenu par le toujours magistral Max Von Sydow (que j’eus le bonheur de rencontrer lors d’un festival nordique à Rouen il y a quelques années).
Tout cela ne se passe guère facilement, on s’en doutera. Et Marianne (belle-fille du vieil aveugle) n’est pas de tout repos.
J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ces diverses péripéties (où les comparses de la légende à venir sont déjà présents) car tous les comédiens y sont fort convaincants. Quant au morceau de bravoure du débarquement raté de Philippe Auguste sur les côtes anglaises, il n’est pas sans rappeler le débarquement de 1944 sur les côtes françaises, tant les barges se ressemblent !
Bref : on est à la fois en territoire connu et en terres de découvertes. La musique soutient très bien l’action (tout comme dans Gladiator, où le doudouk arménien mettait son poids de mélancolie). Ne partez pas avant le générique final car c’est une très belle fresque picturale…
Bien sûr je n’ai pas vu tout cela sans me souvenir des lectures et films de ma jeunesse. Je suis d’ailleurs allée rechercher une gouache que j’avais faite en classe de 6°, sur le thème du feu, et qui était une copie conforme de l’illustration (de Roger Brard) dans mon Robin des bois. La voici. Elle porte même au dos, la note donnée par le professeur de dessin : 14. J’y ajoute une autre gouache (sans thème ni note reportés au dos ; c’était donc sûrement une « œuvre » de plaisir et non point de commande), où le feu est encore présent. Que les Freud aux petits pieds interprètent comme ils veulent. J’ai aimé les péplums, les films de cape et d’épée, et de rares westerns (ceux où les Indiens étaient victorieux)

...

Ce film me renvoie également à la série des romans policiers médiévaux d’Ellis Peters, dont le héros est le moine apothicaire Cadfael, menant ses enquêtes criminelles en même temps qu’herborisant, au XII° siècle. Que ceux qui ne connaîtraient pas encore (ils doivent être rares !) se précipitent dans les librairies ou bibliothèques.
Et l’abbaye de Cadfael me renvoie à l’abbaye Notre-Dame des Dombes, où, dans mon adolescence, je fis connaissance d’un moine, dont l’amitié ne se démentit jamais (photo de septembre 2000) :


Et ce moine me renvoie à ceux de Tibéhirine, car l’un d’eux avait passé quelques années dans cette abbaye des Dombes. Je ne manquerai donc pas d’aller voir Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, actuellement présenté au festival de Cannes.
Ah, ce fil rouge d’un livre à un film, d’un film à un patrimoine architectural, historique (ci-dessous photos de ce qui fut deux forteresses construites par Richard Cœur de Lion, aux Andelys et Arques-la-bataille), fil qui court tout au long de ma vie, quel bonheur…

...

Pour en rester à ce patrimoine, j’ai vu aujourd’hui une très belle exposition au Musée des antiquités de Rouen…

...

… demain j’irai écouter de la littérature à l’Echo du Robec…


… et (je ne sais encore quel jour prochain) j’irai respirer les jardins de Saint-Georges de Boscherville, où il y aura des balades théâtrales, du 22 au 30 mai, ainsi qu’une exposition des aquarelles d’Yves Saint Jean.
Renseignements au 02.35.32.10.82
J’ai eu le bonheur d’assurer des ateliers d’écriture dans ce très beau lieu. J’y ai fait parler un … chat (se reporter, dans la table des titres, au texte titré Bruits


15 mai 2010

Avec deux jours d’avance, mon anniversaire à Lintot-les bois, où nos hôtes, Martine et Jean-Pierre Fournier, ont conçu un repas… libanais…


… à présenter sur une nappe libanaise.

...

La boîte contenant la bouteille d’Arak est sur le bar…


… mais les vins sont français.

...

Les bougies ne sont pas oubliées sur le gâteau ananas/coco…

...

… tandis que l’un des convives découpe le Succès avec sérieux…


Et nous terminons ces agapes par des loukoums…


… avant un petit tour digestif dans le si joli jardin…

...


… et le verger.

...

Merci à Geneviève Seminel pour ces témoignages photographiques d’un jour de bonheur.



12 mai 2010

De quoi bien occuper cette fin de semaine :
Pour commencer, une exposition :


Puis de la musique et de la danse :


Et enfin, un salon du livre, le 15, à Eu, sur ce thème de perdition, tellement à la mode : la gastronomie. Soixante auteurs seront présents. Renseignements au 02 35 86 44 00
Bons divertissements


6 mai 2010

Je sais qu’on s’impatiente autour de moi quant à mon compte-rendu de voyage au Liban (7-15 avril)
C’est fait ! C’est en ligne !
Nous avons hésité quant à la rubrique où insérer ce compte-rendu, qui concerne à la fois le théâtre (voir genèse de ce projet dans cette actualité, en date du 16 avril) et la rubrique voyages (où il est question de Grèce, d’Italie, de Sénégal, encore de Grèce et d’Egypte), mais finalement, comme c’est un gros dossier (17 pages de texte, entrelardé de 147 photos), nous avons pris le parti de créer une nouvelle rubrique, dont le nom serait tout simplement : Liban. Donc : d’un seul clic sur ce nom (dans le sommaire de ce site) vous serez transporté à Beyrouth, Tripoli, Byblos, Baalbeck, Anjar, Saïda.
Et pour ne pas quitter le théâtre, j’ai vu hier, dans une salle comble (Chapelle Saint Louis, à Rouen), une merveille absolue : Le Balcon de Jean Genet dans la version qu’en a concoctée la célèbre troupe La Pie rouge, qui fait les beaux soirs de Rouen depuis des décennies (voir compte-rendu de leur Voyage de noces, cru 2009, à la rubrique théâtre). A chaque spectacle (impatiemment attendu !) que monte cette équipe, on suppose qu’il va leur être impossible de faire mieux qu’au précédent. Hé si : toujours mieux, toujours plus haut ! Ils ont une imagination débridée, qu’il s’agisse de l’adaptation d’un texte connu, de leur jeu, de leurs inventions scéniques, musicales (avec, toujours, leur fidèle Philippe Davenet), de leurs décors (aussi mobiles qu’ils le sont eux-mêmes). Et quand le rideau se referme, on se dit : quoi ? C’est déjà fini ? Encore, encore, encore…
Qu’on se rassure : pour ceux qui ont raté ces grands moments, il y aura quelques séances de rattrapage : ce Balcon mâtiné Pie rouge sera à Paris, au théâtre Mouffetard, durant trois semaines en septembre prochain. Qu’on se le dise ! Je ne manquerai pas de préciser bientôt, les jours, horaires, et n° de tel, adresse électronique où réserver. Ou trouvera ci-dessous, outre quelques photos, le texte de présentation de Guy Faucon.



. . .

On peut également se reporter à l’excellente critique de François Vicaire, dans sa lettre mensuelle, sur :
http://www.theatreennormandie.com
Quant aux Voyages en patrimoine, en voici la dernière actualité :


22 avril 2010

Pour aujourd’hui : une belle exposition



.. ..

Pour les 23,24,25 : festival de théâtre à Saint-Saëns, avec, entre autres : Madame Marguerite, déjà évoqué dans mon actualité du 29 mars 2010
Et, bien sûr, quelques salons littéraires




17 avril 2010

En attendant photos et récit de ma tournée théâtrale au Liban (dont la genèse figure ci-dessous), une dernière image saisie sous la tente du festival de cinéma nordique (10-21 mars), que je dois à la charmante cinéphile Michelle Uppman, intitulée Pierrot retourne à l’école



16 avril 2010

Une actualité qui ne va pas, en ses premières lignes vous paraître très … actuelle. Mais j’aime bien raconter les évènements dans l’ordre, en commençant par leur genèse…
Au commencement, était mon amour de la Scène.
Dès l’école primaire. Puis dans les établissements secondaires (pour les détails et photos, se reporter à ma rubrique théâtre). J’ai d’ailleurs retrouvé deux programmes (dessinés par les élèves), d’une représentation en extérieurs – au théâtre de Vernon…


… où nous présentions, regroupés sous un faux titre générique Ne nous fâchons pas, quelques extraits de : Les Précieuses ridicules (Molière), La Guerre de Troie n’aura pas lieu (Giraudoux), et, dans son intégralité, de : La Paix chez soi (Courteline), L’Ours (Tchékhov). J’étais l’une des Précieuses et la Valentine de La Paix chez soi. C’était le 19 juin… 1965. L’année suivante, autre programme…


… pour un spectacle moins théâtral (uniquement constitué de chants, poèmes, et ballet), dont l’objectif n’était plus, ce 30 avril 1966, un simple divertissement mais une récolte de fonds, pour une Campagne contre la faim, qui nous valut les honneurs de la presse locale :


Parmi mes camarades de scène, il y avait un certain Hervé Boudin (qu’on retrouve, à plusieurs reprises, dans ma rubrique théâtre, à laquelle je renvoie une nouvelle fois mes internautes)…
Là, ellipse : un bond dans le temps nous amène à … 2009. Hervé et moi sommes toujours amis, même si nos vies ont été différentes, souvent éloignées par ses postes à l’étranger (Libye, Finlande, Yougoslavie, Inde). Je suis déjà en retraite. Il va l’être bientôt, et il rêve à ce qu’il fera quand il mettra un terme à sa carrière (qui se termine en France).


L’évidence s’impose à lui : il remontera sur scène. Mais… en quel état est sa mémoire ? Serait-il encore capable de mémoriser un texte ? Vérifier la chose, en apprenant secrètement ce monologue d’Anton Tchékhov : Les Méfaits du tabac… Victoire, il le sait bientôt! Et il m’entraîne dans un projet un peu (tout à fait) fou : rallonger la sauce, en ajoutant un second monologue (de ma plume) à celui de l’auteur russe. J’écris donc Les Méfaits du mariage, que j’apprendrai également (avec difficulté, je l’avoue).
Et où irons-nous présenter cela (en 2010, qui est l’année de la Russie en France et de la France en Russie) ?
Au … Liban
Nous en revenons…
Il faudra attendre quelques jours pour découvrir le récit (illustré de photos) sur ce site (dans l’actualité ? la rubrique théâtre ? la rubrique voyages ? Je n’ai pas encore tranché).
Pour conclure cette introduction au futur récit, l’affiche que Claude Duty a eu la gentillesse de créer pour nous :


Et que nos amis normands se rassurent : ils pourront découvrir nos Méfaits dans la région : au château d’Etelan pour commencer, le 26 septembre (avec le renfort de Philippe Davenet au piano). D’autres lieux et d’autres dates sont également prévus, que je n’omettrai pas de préciser.


8 avril 2010

Fort agréable invitation que me fit parvenir Eric Thierry :

J’ai évoqué cet aimable confrère ici-même, à plusieurs reprises, car j’ai fait sa connaissance (électronique) suite à mes ateliers d’écriture concernant Dieppe et le Canada (rubrique à ce titre sur ce site)
Hélas je ne pourrai assister à sa conférence (regrettant donc de ne pouvoir le connaître en vrai !), car j’en donnerai une moi-même, le même jour, quasi à la même heure, titrée Les Méfaits du mariage.
Que mes internautes hésitant à convoler se rassurent : ils/elles sauront bientôt tout sur cette conférence, qui pourrait évidemment leur être d’un grand secours…


1er avril- etc…

Quelques expositions à voir :
A la bibliothèque de Rouen
Aux cimaises de Notre-Dame-de-Bondeville, Bois-Guillaume et Rouen :






29 mars 2010

Ah, quel régal, samedi, que de voir Geneviève Tourret incarner magistralement, avec toute la démesure nécessaire, cette Madame Marguerite du Brésilien Roberto Athayde, dans une mise en scène du non moins talentueux Daniel Charlot. Décidément le théâtre de L’Echo du Robec fait très fort…
Et que ceux qui ont raté les 6 représentations de ce mois se rassurent : je ne manquerai de les rappeler à l’ordre, quand la pièce sera de nouveau programmée, au dernier trimestre 2010…
J’eus moins de chance, dimanche, car je trouvais porte close à l’église de Saint Paer, où je comptais entendre un concert. Nulle affiche n’étant punaisée sur cette porte, je fus prise d’un doute : probablement, j’aurais mal noté le rendez-vous sur mon agenda. Je repartis, contrariée d’avoir perdu mon temps (en ce moment précieux pour cause de répétitions théâtrales). Mais Dieu avait sûrement prévu l’affaire, car il mit sur ma route de retour, en plein milieu, un beau faisan, parfaitement immobile, qui ne se déplaça pas. Le supposant blessé, je stoppais ma voiture, en descendis, me saisis délicatement de l’oiseau, pour l’emporter à la clinique du C.H.E.N.E., où il recevrait les soins appropriés. C’est alors qu’une autre voiture arriva, dans le sens inverse, stoppa à notre hauteur, le chauffeur baissant la vitre, interrogatif. Je précisais mon projet de sauvetage, il me dit : donnez-le moi, je connais quelqu’un qui saura s’en occuper. Je n’avais pas très envie de céder la bête confiante car je trouvais à l’homme (autant qu’à sa compagne) une expression à aimer le pâté de faisan. Et le faisan dut éprouver la même sensation car… il s’envola, ne laissant que deux plumes sur le bitume. J’en conclus avec joie qu’il n’était pas blessé; la vitre des supposés gourmets fut remontée, sans commentaires (ils avaient dû me prendre pour une cinglée, ou une menteuse. Soigner un faisan en place de l’estourbir, quelle farce – ah, farci, il eût été encore meilleur !), je ramassais les deux plumes, alors qu’une nouvelle voiture ralentissait derrière la mienne, intriguée par mes warnings. Et, enfin rentrée, heureuse d’avoir eu cette jolie bête entre les mains, de l’avoir sauvée des écraseurs et des pâtéphiles, je partageais les deux plumes entre Cyber et moi, à lui la moins jolie, divertissement de choix avec laquelle il joua un moment, la plus jolie pour ma collection (de quoi ne fais-je pas collection ? Qu’on en juge en se reportant à ma nouvelle justement intitulée La Plume, écrite il y a une dizaine d’années)


Dieu est grand (en cette fête des Rameaux, Il ne pouvait pas faire moins), Simone Arese est son François d’Assise (oh, mon frère loup, ma sœur araignée…)


26 mars 2010


Que dites-vous de cette Schtroumpfette navigant sur un bateau à sa taille ?
C’est évidemment moi, posant sans honte pour un de mes compères cinéphiles du festival nordique, qui immortalisa plus sérieusement nos comédiennes préférées Kaarina Hazard et Marilou Mermans (voir actualité du 22 mars).
Cette photo batelière pourrait illustrer la quatrième de couverture de mon roman biblique Dieu m’a menée en bateau … si ce roman devait paraître. Ecrit en 1982, remanié en 1984 (il avait suscité l’intérêt d’un éditeur, qui finalement ne se décida pas à le publier), il n’essuya pas moins de 20 refus d’éditeurs, exactement comme La Nuit d’Etelan (voir mon site http://simone.arese.free.fr) qui eut la chance de plaire à un 21° éditeur…
Dieu… est, pour le moment, au placard.
Ce n’était pas moi qu’Il menait en bateau dans ce roman (qu’aurait-Il à faire - si tant est qu’Il existât - de cette insignifiante fourmi dont des milliards sont répandues sur la planète ?) mais l’épouse de Noé, partant, ainsi que ses trois belles-filles, à la recherche des animaux à mettre dans l’Arche, tandis que Noé et ses 3 fils construisaient cette Arche. Ce roman est de la veine dans laquelle je me suis illustrée pour les 4 premiers publiés : burlesque.
Et il est plus actuel en 2010 que dans les années 1980, car le déluge est pour bientôt, notre si belle planète vouée à sombrer comme ne cessent de nous en avertir (vainement semble-t-il) mes chers écologistes (qui eurent évidemment mon bulletin de vote aux récentes élections régionales)


25 mars 2010

Une actualité en forme d’annonces :
4 salons du livre :
du 25 au 28 mars, consacré au livre d’aventures, à Vernon
http://www.salonlivre-vernon.org
02 32 64 53 06
du 26 au 31 mars, les éditeurs de Haute-Normandie seront présents au salon du livre de Paris (stand de l’ARL)
sfauche@arl-haute-normandie.fr
06 77 26 83 43
du 27 au 28 mars, consacré à la jeunesse, à Rugles
Acr6@wanadoo.fr
02 32 35 07 38
28 mars, sans thème particulier, à Fauville en Caux
fauvilleencaux@wanadoo.fr
02 35 96 72 23
02 35 96 74 11
1 concert :
le 28 mars, en l’église de Saint Paer, à 17h, Germain Bésus au piano (Schubert, Schuman, Mozart, Chopin)
06 23 44 43 11
02 35 89 77 48


22 mars 2010

Donc le 23° festival du cinéma nordique s’est achevé hier…
82 films (longs et courts-métrages confondus) étaient proposés aux habituels cinéphiles, qui ont fini par constituer, au fil du temps, une chaleureuse famille, dont les membres se retrouvent avec bonheur chaque année.
Impossible de tout voir, difficile de faire un choix. J’ai d’abord été au plus simple, plus évident : voir les 8 longs-métrages en compétition :
Nord de Rune Denstad Langlo (Norvège, 2009)
Courrier pour le pasteur Jacob de Klaus Häro (Finlande, 2009)
La Tempête de Ben Sombogaart (Pays-Bas, 2009)
Upperdog de Sara Johnsen (Norvège, 2009)
Eternel regret de Pal Jackman (Norvège, 2009)
Les filles de Geoffrey Enthoven (Belgique, 2009)
White night wedding de Baltasar Kormakur (Islande, 2008)
Ovation de Martin Pieter Zandvliet (Danemark, 2009)
Je note qu’à l’exception de Ben Sombogaart, né en 1947, tous les réalisateurs de ces films sont jeunes : un peu moins ou un peu plus de 40 ans.
Sur le petit bulletin à glisser dans l’urne pour le prix du public, c’est, sans hésitation aucune, que j’ai écrit : Courrier pour le pasteur Jacob.
Nous avons été nombreux à faire ce choix puisque ce film, particulièrement original, émouvant, a eu ce prix du public, et que le jury a également décerné les prix d’interprétation féminine et masculine à ses deux interprètes : Kaarina Hazard (visiblement très émue lors de la remise de ces prix) et Heikki Nousiainen
Il serait temps, peut-être, de vous présenter les membres de ce jury ? Les voici :
Ingrid Thobois
écrivaine, Edwin Bailly réalisateur, Jacques Boudet comédien, Claude Duty réalisateur (qu’on rencontre souvent sur ce site !) Khaled Ghorbal réalisateur.
Ce jury a par ailleurs accordé son grand prix à Upperdog (dont la réalisatrice était également présente).
Quant au prix du jeune public européen (élargi au monde puisque un étudiant indien en faisait partie) il a été décerné à White night wedding et le prix de l’association Le second souffle est allé à Ovation.
Les primés – ou leurs représentants – sont donc repartis avec leurs différents trophées :


Quant aux autres films que j’ai choisi de voir, il s’agissait de 11 longs-métrages :
Divorce à la finlandaise de Mika Kaurismäki (Finlande, 2009)
De l’autre côté de Fatih Akin (Allemagne, 2007)
Le second lieutenant de Hans Petter Moland (Norvège, 1993)
Soul kitchen de Fatih Akin (Allemagne, 2009)
Sans rancune de Yves Hanchar (Belgique, 2009)
Un conte finlandais de Mika Kaurismäki (Finlande, 2008)
En eaux troubles de Erik Poope (Norvège, 2008)
Comme deux gouttes d’eau de Fons Rademakers (Pays-Bas, 1963)
Thomas de Milka Soini (Finlande, 2008)
Un hiver en temps de guerre de Martin Koolhoven (Pays-Bas, Belgique, 2008)
06/05 de Theo van Gogh (Pays-Bas, 2004)
Nulle récompense n’étant prévue pour eux, je m’offre ici le luxe de faire comme si, décernant mes prix personnels à ces films :
Premier prix : En eaux troubles
Prix d’interprétation féminine : la comédienne incarnant la mère de l’enfant noyé dans En eaux troubles
Prix d’interprétation masculine : Pal Sverre Vallheim Hagen dans En eaux troubles (et ce comédien est également excellent dans Eternel regret)
Second prix : De l’autre côté, précédemment récompensé par le prix du parlement européen, tout à fait justifié car c’est un beau plaidoyer pour la compréhension entre diverses communautés. L’histoire est complexe, faisant s’y croiser des individus qui, à l’origine, avaient peu de chance de se rencontrer. Une des comédiennes, et non des moindres, fut présente pour nous présenter ce film : la toujours belle Hanna Schygulla


Prix de la meilleure musique : En eaux troubles (où l’orgue est vraiment cette matérialisation d’une âme tourmentée)
Prix de la meilleure fiction politique : 06/05 où un complot est imaginé par Théo van Gogh, à partir de l’assassinat bien réel de Pim Fortuyn, le 6 mai 2002. L’année même de la sortie de ce film, c’était Théo van Gogh qui était à son tour assassiné, comme nous le rappela Herman de Wit directeur du festival d’Utrecht
Prix des plans les plus tordus pour (ne pas) divorcer : Divorce à la finlandaise, où j’ai vraiment beaucoup ri
Prix des cuisiniers atrabilaires : Soul kitchen qui m’a également beaucoup réjouie
1er Prix de l’ennui : Thomas (que j’ai quitté en cours de projection)
2° Prix de l’ennui : Un conte finlandais (que j’aurais plutôt titré Un cauchemar finlandais) où les personnages masculins m’ont paru d’une eau à convertir toutes les femmes au… lesbianisme. Cette eau étant d’ailleurs fortement alcoolisée. Serait-ce donc le seul remède quand les vies vont mal ?
Prix de l’hommage raté (au Cercle des poètes disparus de Peter Weir) : Sans rancune
Parmi les films en sélection, auxquels je reviens pour ajouter d’autres prix de mon crû, il y aurait également un :
Prix de l’hommage ratéJohn Cassavetes et à Qui a peur de Virginia Woolf pièce d’ Edward Albee puis film de Mike Nichols) : Ovation. Certains spectateurs auraient aimé que le prix d’interprétation féminine aille à sa comédienne Paprika Steen mais j’ai pour ma part vraiment préféré (à ses cris, ses jeux de chevelure et de cigarettes) Kaarina Hazard (ci-dessous) dont le personnage impassible, fermé, corps et visage tels un mur compact m’a semblé un travail beaucoup plus difficile


Comme on constate, je n’hésite pas à décerner aussi généreusement bons et mauvais points. Pour terminer positivement, un dernier bon prix :
Prix du troisième âge triomphant : Les filles où trois septuagénaires reforment le trio chantant de leur jeunesse, en s’adaptant à un répertoire beaucoup plus actuel.


Et une espièglerie :
Prix du meilleur chanteur (hors la sélection Chorales nordiques, dont je n’ai vu aucun film) : Loulou, le chien (accompagné à l’accordéon) de Eternel regret
Quant à moi, j’aurai probablement mérité les :
Prix de la gourmandise car je n’ai pas manqué d’apprécier les croissants et gâteaux au chocolat offerts par l’école de boulangerie…
Prix du troisième âge dérouillé car je n’ai pas hésité à danser des rocks and rolls endiablés, dans la salle Sainte Croix des Pelletiers où avait lieu cette fête de clôture du 23° festival
Que mes fidèles internautes ne manquent pas d’aller visiter le site du festival :
http://wwwfestival-cinema-nordique.asso.fr
Ils y trouveront beaucoup plus d’informations et de photos (de Pierre Olingue).
Et qu’ils reviennent ici-même, dans quelques jours, car il se pourrait que je puisse ajouter des photos prises par des amis.

En voici une (que je dois à Pierre Beltante, que je remercie) des comédiennes de "Courrier pour le pasteur Jacob" et "Les filles", au naturel, sous la tente du festival: Kaarina Hazard (à droite) et Marilou Mermans



17 mars 2010

Un oubli dans mes annonces d’hier ! En effet, pour fêter l’arrivée du printemps, le Parc des Boucles de la Seine organise :
La nuit de la chouette
au château d’Etelan
le 19 Mars, à 19h,
sur rendez-vous (02 35 39 91 27)


16 mars 2010

Entre deux films nordiques (c’est une expression, car j’en ai déjà vu une dizaine et compte bien continuer sur le même rythme) et deux répétitions, quelques nouvelles d’amis artistes :
Annie-Claude Ferrando (voir rubrique à ce nom) a un nouveau site, très complet (où vous pourrez, entre autres, trouver la longue liste de ses prochaines expositions) :
http://www.ferrandoannieclaude.com
Geneviève Tourret se prépare à affronter la scène en solitaire dans la célèbre pièce de Roberto Athayde : Madame Marguerite


La mise en scène est de Daniel Charlot
à l’Echo du Robec (4 impasse des Marais de Carville, à Darnétal), aux dates et heures suivantes :
19,20,26, 27 mars à 20h30
21 et 28 mars à 16h30

Il serait prudent de réserver :
contact@echodurobec.fr
02 35 88 98 86
Quant aux amis musiciens, Charles Maletras et ses complices habituels donneront un concert de jazz, intitulé Hommage à Nougaro, le 27 mars, à l’Espace 123 à St Léger du Bourg Denis. Là encore il serait prudent de réserver :
acla76@wanadoo.fr
02 35 08 04 24
Le même soir Philippe Davenet accompagnera une fois de plus, au piano, Anne Sylvestre, à … Montreal, pour les 20 ans du théâtre de cette ville. J’ai le regret d’avouer à mes fidèles internautes que j’ignore adresse électronique et n° de tel. où réserver des places (s’il en reste !)


10-21 mars 2009


Bien sûr, je fréquente assidûment ce festival… Mais, au contraire des deux années précédentes, je n’ai pas le temps de rendre compte de chaque film vu, car je dois aussi me consacrer aux répétitions d’une courte pièce de théâtre, que j’ai écrite, me prépare à jouer, et pour laquelle, également costumière, je crée une tenue (couture à l’ancienne : tout à la main !).
Donc : compte-rendu général du festival, plus succinct, quand il sera terminé.
Quant à la pièce ci-dessus évoquée, je donnerai toutes précisions dans la seconde quinzaine d’avril.


9 mars 2010



Etonnante photo d’un très jeune phoque en passager aérien, curieux du paysage, alors qu’il voyageait entre la baie du Mont Saint Michel et Allouville-Bellefosse, où il était attendu à la clinique du C.H.E.N.E., consacrée à la faune sauvage.
Il avait été repéré, en situation de détresse, par l’infatigable Gérard Gautier, naturaliste, photographe, correspondant local du Centre de Recherches sur les Mammifères Marins de La Rochelle et membre du Réseau National Echouage. C’est à lui que nous devons cette belle image, prise à bord de son ULM Mistral.
Le phoque a été soigné, sauvé, rendu aux eaux de la Baie…
Gérard, hélas, a quitté ce ciel, d’où il surveillait inlassablement la faune : son ULM s’est écrasé au sol, le 16 février, peu après un décollage de l’aérodrome de Breville-sur-mer, alors qu’il partait en mission scientifique (comptage des macreuses sur les côtes de Normandie, pour la Direction Régionale de l’Environnement). Il est mort au moment de l’impact, et son passager grièvement blessé. Toute les habitants de la baie et les nombreux amis de la faune sont en deuil.
Gérard avait 55 ans, son passager 30.
J’apprends cette nouvelle avec retard, par un mail de Sophie Hébert, qui fut, au C.H.E.N.E, une infatigable nurse pour phoques, hérissons, renards, lièvres, faons, et oiseaux divers (on pourra se reporter, pour la voir, à mon actualité de juin 2009). Elle fut d’ailleurs présente aux obsèques de Gérard, avec quelques membres du C.H.E.N.E., dont Jean-Pierre Jacques, son fondateur, à présent (hélas) retraité.
Nul écho cependant, aucun remerciement à Gérard sur le site du C.H.E.N.E. (qui n’est plus aux mains de Michel Hubin depuis quelques années, et ceci explique probablement cela).
Pour les internautes ignorant ce que fut le C.H.E.N.E. à ce moment-là, ils peuvent se reporter, ici-même, aux rubriques animaux du C.H.E.N.E et Cybers’chroniques, où ils trouveront tous mes textes écrits pour la revue La Feuille du C.H.E.N.E. et l’ancien site.


2-7 mars 2010

Une semaine riche en divertissements culturels :


5-6-7 mars : si vous avez raté les représentations de Cumparsita (théâtre de l’Almendra, rue Paul Baudoin, Rouen) le dernier week-end de février, vous pouvez encore voir ce spectacle à ces 3 dates. Réservations au 02 35 70 52 14.
6 mars : à l’Académie de Rouen (Hôtel des sociétés savantes, rue Beauvoisine), à 17h, Alain Bézu lira un texte de Jean-Marc de Pas, accompagné au piano par Philippe Davenet. Entrée gratuite
Le 7 mars, Salon de la Bande Dessinée à Caudebec-les-Elbeuf (espace culturel André Bourvil, 02 35 74 64 10)


26 février 2010


Séduisante affiche pour ces voyages… dans les livres (ceux que je préfère, on l’aura depuis longtemps compris), manifestation itinérante co-organisée par l’ARL (Agence régionale pour le livre) et les bibliothécaires de Haute-Normandie : chaque mois (du 27 février au 31 décembre) une nouvelle exposition est proposée dans un lieu culturel.
De même que j’ai commencé de signaler, dans l’actualité précédente, les salons littéraires, je ferai de même pour ces expositions. Voici donc, pour commencer ce qui attend le public, en ouverture, au Musée Canel de Pont-Audemer.


Et pour les impatients qui voudraient déjà noter tous les rendez-vous de l’année dans leurs agendas, il n’est que de cliquer sur : http://www-voyages-en-patrimoine.fr
Autre rendez-vous, plasticien, à Rouen :


Annie-Claude Ferrando sera parmi les exposants de ce salon, avec un travail sur le thème des marionnettes


19 février 2010

L’ARL (Agence régionale du livre) m’a envoyé son Agenda des festivals, fêtes, salons du livre et autres manifestations littéraires pour l’année 2010. En conséquence de quoi, chaque mois je le ferai figurer sur ce site. Donc voici février pendant qu’il est encore temps :


Je signale également deux expositions à ne pas manquer, la première à Bois-Guillaume, du 21 au 28 février


La seconde…


… intitulée Figure-toi, présente des œuvres de la collection du FRAC (Fonds régional d’art contemporain de Haute-Normandie) à l’IUFM (Institut de formation des maîtres) de Mont Saint-Aignan, 2 rue Tronquet, du 23 février au 12 mars, du lundi au vendredi, de 8h30 à 19h
Et je rappelle aux amateurs de théâtre qui auraient raté Le vent des peupliers (voir actualité du 22 novembre 2009) qu’une reprise de ce succès aura lieu à L’Echo du Robec (Darnétal) :

Le vendredi 26 février à 20h30
Le samedi 27 février à 20h30
Le dimanche 28 février à 16h30
Le vendredi 5 mars à 20h30
Le samedi 6 mars à 20h30
Le dimanche 7 mars à 16h30

Pour réserver vos places (15 euros, 11 pour les seniors) : 02 35 88 98 86 ou : contact@echodurobec.fr


17 février 2010

Une triste actualité : Roger Balavoine, qui tenait un si grand rôle dans la vie culturelle rouennaise, est mort soudainement, dans la nuit du 12 au 13 février.
Nous serons nombreux à lui rendre un dernier hommage, le 22 février, à 10h30, en l’église St Romain (Rouen, près de la gare) afin qu’Eliane, sa très chère épouse, puisse retrouver un peu de la chaleur qui fait tant défaut dans ces moments de deuil, où ceux qui en sont frappés se sentent comme pris dans les glaces.
Des confrères journalistes retraceront probablement sa carrière ces jours-ci. Et on trouvera quelques nouvelles de sa plume dans le prochain numéro de Rouen-Lecture.
Pour ma part, j’évoquerai plutôt l’homme – même si c’est par son métier que je l’ai connu –
Je le rencontrais en effet une première fois chez moi, car il m’avait demandé un rendez-vous, afin d’évoquer la seconde édition de mon premier roman. La sympathie fut immédiate, réciproque entre nous, et l’échange fut, selon l’expression, à bâtons rompus, avec des parenthèses, des digressions, car, ainsi que me le confirmeraient d’autres rencontres, il s’intéressait plus aux personnes qu’aux fonctions. Derrière les écrivains, les peintres, les musiciens, les cinéastes, il cherchait l’Humain. Il était d’ailleurs ce jour-là enthousiasmé par avance d’un autre rendez-vous : je dois aller rencontrer quelqu’un d’extraordinaire : le gardien du donjon, dont on m’a dit qu’il passe son temps à lire. Je lui appris alors que cet homme extraordinaire était … mon mari, ce qui le mit en joie. L’article me concernant parut peu de jours après (on le trouvera, sur mon site http://simone.arese.free.fr qui recense toutes les critiques suscitées par mes 5 romans), mais celui sur le fameux gardien du donjon (rédigé la même semaine) dut attendre l’année suivante car la série estivale de Paris-Normandie un jour avec … était bouclée pour la saison 1984 (on le trouvera sur mon site http://passagedutemps.fr , chapitre VI).
Je le revis ponctuellement, car il était par nature fidèle et ne manqua aucune de mes parutions suivantes. Il m’invita aussi à partager des émissions de radios (et tout le personnel de RCF-Rouen doit être à présent affligé par sa disparition).
Je le croisais également au théâtre, au cinéma (particulièrement le Melville et son festival de cinéma nordique, dont il fut une année juré), dans les galeries de peinture. Et comme, ultérieurement, je vécus avec un peintre, j’eus de nouvelles raisons collatérales de le rencontrer, une des expositions du peintre étant placée sous sa présidence, en juin 1995

...

C’est peu avant qu’il avait pris une retraite bien méritée (et qui ne devait jamais se révéler un abandon de tout ce bouillon culturel ayant animé sa vie !), pour laquelle ces peintres qui lui devaient tant lui organisèrent un dîner surprise dans un restaurant rouennais. Nous en étions évidemment, et je garde précieusement cette photo d’un moment très chaleureux.


Finalement, je vécus seule. Et devins, à Maromme, conseillère municipale (avec délégation pour le livre). Durant cette brève carrière politique ( !) j’organisais, dans le cadre de l’annuel salon littéraire, un concours de nouvelles, et Roger, sollicité, accepta volontiers de faire partie du jury. Comme il accepta, beaucoup plus récemment, notre invitation à la projection rouennaise de Little Appaloosa, ce court-métrage réalisé avec Claude Duty, et à la thé-partie militante au théâtre de la Chapelle Saint Louis. La conversation que Claude et moi eûmes alors avec lui (et dont nous ignorions évidemment qu’elle serait, pour nous, la dernière) tourna beaucoup autour du Melville, dont l’avenir, incertain, l’affectait.
Savait-il ne pas répondre présent, d’ailleurs, quelle que soit la sollicitation, le combat à mener ? J’en doute. Il était ainsi, serviable sur tous les fronts, comme inamovible, éternel.
Le mot est lâché : éternel. C’est à cause de ce mot que nous sommes tous si terriblement frappés : nous venons de découvrir que Roger était, contrairement à ce que nous avions naïvement cru, mortel.


14 février 2010

En ce jour de la saint Valentin…


… un peu d’hagiographie, tirée d’un magazine officiel. Du conseil général ou régional ? ou de l’Agglo, la Crea ? Je ne sais plus… Désolée d’une telle désinvolture (pour le moins inhabituelle) quant à mes sources…



8 février 2010

Appel irrésistible sur l’étal d’un bouquiniste hier : ce fascicule (de 1965)


Et le bouquiniste de me mettre sous le nez diverses cartes postales anciennes de mon cher village natal. Aucune ne m’était inconnue hormis celle-ci


Je vais me pencher attentivement sur le fascicule, et enrichir prochainement de nouvelles images et informations mes deux sites où il est question de Beaumont et d’Albert Parissot (qui fut propriétaire du château de Fumechon) :
http://passagedutemps.fr
http://parissot.free.fr
Rendez-vous sur ces sites dans quelques jours donc (où dès aujourd’hui si vous ne les avez pas encore découverts car ils présentent déjà une abondante iconographie.


7 février 2010


Daniel Caplain (qu’on voit ici entre les époux Leho) fut l’invité d’honneur du 5° salon de peinture/sculpture de Thuit-Signol, en 1995


Quinze ans ont passé…
Daniel Leho est toujours maire de ce village de l’Eure (et conseiller général), le salon perdure, et, pour fêter son 20° anniversaire, ses organisateurs ont décidé d’inviter les 20 artistes qui furent ses invités d’honneur. Hélas, il en est deux qui manquent à l’appel : Michel Leclerc et Daniel Caplain (voir rubriques à ces noms), morts le 17 mai 2004 et le 15 avril 2005. Le premier était un ami de longue date, le second fut mon compagnon pendant 4 ans (1994-1998). Pour cette exposition on m’a donc demandé de prêter des œuvres de Daniel Caplain. J’ai immédiatement accepté (comment résister à la si gracieuse Florence Anquetin peintre elle-même et commissaire de ce salon ?) sans prévoir l’angoisse que me susciterait ce prêt, jusqu’alors jamais consenti. On ne se défait pas, même temporairement, d’œuvres d’art, par nature uniques, et ce d’autant plus que leur auteur n’en commettra plus…
C’est le mari de Florence qui s’est acquitté du transport. J’ai donc pu voir les 3 pastels et les 3 toiles en bonne place, lors du vernissage, où je n’ai pu passer que brièvement avant ma soirée au Trianon de Sotteville (voir actualité du 29 janvier). Cette exposition se termine aujourd’hui, mais j’ai eu le plaisir de retourner là-bas hier soir (en compagnie de Claude et Annie-Claude Ferrando
– autre invitée d’honneur, voir rubrique à ce nom) pour le traditionnel dîner entre artistes et organisateurs du salon. J’y ai retrouvé Alain Doher, le plus ancien ami de Daniel Caplain, aquarelliste et pastelliste (et de ces 20 invités d’honneur), qui m’accueillit si chaleureusement chez lui, à Morlaix (voir actualité du 28 mai 2008).


2 février 2010

On me fait parvenir ces lignes d’Elisabeth Badinter…
Partageant tout à fait son point de vue je ne peux que m’en faire l’écho sur ce site :



30 janvier 2010

Je découvre sur mon portail Orange que parmi les 16 sites classés au patrimoine mondial par l’UNESCO en 2009 figure « la grande saline de Salins-les-Bains en tant qu’extension de la saline d’Arc-et-Senans classée en 1982 ». Extension me paraît un terme bien ambigu en la circonstance, car il pourrait laisser supposer que la saline de Salins fut postérieure à celle d’Arc-et-Senans. C’est en fait Arc-et-Senans qui fut l’extension – tardive – de Salins…
Un peu d’histoire donc :
Plusieurs sources salées parcouraient le sous-sol de Salins (Jura), et furent exploitées à partir du XI° siècle (même s’il est probable que les Gallo-Romains en avaient usé bien avant, et que la première mention écrite de leur existence date de 523, lors que le roi burgonde Sigismond fit don à une abbaye d’un puits à Salins). Au XIII° siècle, Salins comptait trois sauneries, dont la dernière fonctionna jusqu’en … 1962 (avant d’être convertie en musée 4 ans plus tard).



...

Ces sources salées continuent cependant d’alimenter l’établissement thermal de cette charmante ville encaissée, traversée par une rivière à juste titre nommée La Furieuse, et surmontée de deux jolis forts (fort Belin ci-dessous)


La salinité de ces sources, très élevée à l’origine, diminua avec le temps, et il fallut de plus en plus de bois pour chauffer les fours (car le sel était recueilli en faisant évaporer l’eau). C’est donc vers 1760 que fut décidé le transfert des installations de chauffe aux abords de la forêt de Chaux car, ainsi que le dit Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), il était plus facile de faire voyager l’eau salée que de voiturer une forêt en détail


portrait par Marguerite Gérard

C’est en effet à cet architecte que Louis XV confia ce transfert (sur intervention de Madame du Barry). Malgré les affirmations de l’architecte, ce ne fut pas une mince affaire que d’enterrer des canalisations de bois sur les kilomètres séparant Salins du grand chantier entrepris, entre les villages d’Arc et Senans, en 1775 et qui dura 4 ans.


cliquer sur le plan pour l’agrandir puis
sur un point précis pour avoir les détails

La nouvelle saline ne fut en usage que 120 ans, avec nombre de vicissitudes (dont je vous épargnerai les fastidieux détails). Les bâtiments tournèrent ensuite à la ruine jusqu’à leur rachat (1927) par le département du Doubs, qui commença leur restauration en 1930. Ils furent classés monuments historiques en 1940, devinrent un Centre international d’études de futurologie en 1970. Partiellement ouverts au public ils accueillent à présent de très nombreux visiteurs… qui négligent généralement de commencer la visite par Salins-les-bains, où toute cette histoire a pourtant commencé. Souhaitons que cette inscription au Patrimoine de l’humanité leur fasse élargir le cercle de leur curiosité.


29 janvier 2009

Lors du spectacle final de la Fête des vendanges à Montmartre (voir actualité du 11 octobre 2009), où m’avaient si gentiment emmenée mes amis Marc et Annick, nous avions remarqué la chanteuse Carmen Maria Vega. Mais, comme la plupart des nombreux artistes présents ce soir-là, elle n’avait guère pu nous livrer qu’un mince échantillon de son talent, juste assez pour avoir envie d’y goûter à nouveau. Ce fut fait ce 29 janvier, toujours en compagnie de Marc et Annick, au Trianon de Sotteville-les-Rouen.


Notre attente n’a pas été déçue ! Quel phénomène, que ce joli lutin dont sort une voix si puissante, si modulable, pour des textes pétris d’humour et d’émotion, écrits par un de ses 3 complices, guitariste. Les deux autres (contrebasse et percutions) tiennent également bien leur rôle, car on sent en permanence la jubilation qu’ont ces quatre-là d’être ensemble, sur une scène de théâtre. Car Carmen Maria Vega n’est pas une chanteuse accompagnée de trois musiciens, mais bien la meneuse d’une troupe de comédiens s’exprimant avec une voix et quelques instruments.
S’ ils passent dans votre ville, ne les ratez pas. Et faute de live immédiat, vous pouvez déjà trouver leur premier C.D. dans le commerce…


27 janvier 2010

Cet après-midi, le comédien Maxime Leroux, mort récemment (à 58 ans), sera incinéré au cimetière monumental de Rouen. Nul doute qu’il y aura foule, car non seulement il était aimé du public, mais plus particulièrement de cette ville où il vécut, et apprit son métier.
Quelques photos ci-dessous, lors du tournage, en février 1995, de la Pucelle des zincs, court-métrage musical de Claude Duty et Alain Ade, tourné à Rouen

...
Maxime Leroux


Alain Ade Claude Duty


Un figurant qui m’était cher :
Daniel Caplain
(mettant à profit une pause du tournage pour dessiner)



22 janvier 2009

J’introduirai cette actualité d’une phrase empruntée à Fernando Pessoa : la littérature est la manière la plus agréable d’ignorer la vie.
Hélas, la vie nous rattrape toujours, non seulement dans ce qu’elle a hélas, parfois, de plus tragique, mais aussi, quotidiennement, dans ce qu’elle a de plus prosaïque. Ainsi, j’étais en 1479 avant Jésus-Christ, dans la vallée des rois (que je visualisais d’autant mieux que je m’y rendis en novembre 2008, voir à ma rubrique voyages), avec la reine-pharaon Hatchepsout et ses archers nubiens, guettant, dans le silence total d’une nuit fort sombre, l’apparition des pillards venant de violer la tombe de Thouthmosis 1er, père vénéré d’Hatchepsout. L’attaque royale était imminente. On sonna chez moi. Ce tir sonore, incongru (nul ne vient déranger ma solitude sans rendez-vous) me fit lâcher mon bouquin (La Malédiction d’Anubis de Paul Doherty), paniquer (je n’étais pas montrable car mes très seyantes tunique de lin et perruque de laine étaient aussi brutalement redevenus pyjama chiffonné et tignasse broussailleuse), m’interroger : qui ose ? Et même insiste, tambourinant sur le bois de la porte à présent que la sonnette n’a pas suffi à me faire paraître? C’était Mercure, dans sa tenue de facteur, qui me portait, en fait de papyrus, la convocation pour la réunion annuelle des copropriétaires, exigeant que j’accuse réception de mon petit hiéroglyphe personnel. Je dus obtempérer, tandis que les Nubiens, arc bandés en vain, sentaient la crampe venir…
Quand tout fut réglé (la convoc. lancée rageusement sur mon bureau, les pillards zigouillés, Thouthmosis ayant récupéré ses p’tites affaires pour l’Au-delà, la lectrice lavée, habillée, coiffée), je pus continuer mon voyage dans le temps. J’étais cette fois au cinéma, et toujours en Egypte, au IV° siècle après Jésus-Christ, dans la bibliothèque d’Alexandrie, dont le directeur (Michael Lonsdale) et les étudiants ressemblaient assez peu à ceux que j’ai côtoyés à la bibliothèque universitaire de Rouen. Les anciennes et nouvelle religions (égyptienne, gréco-romaine, juive, chrétienne) jouaient de l’argutie, vindicte et caillassage (Nihil novi sub sole, pensais-je en V.O.) ; la porte de la bibliothèque était refermée, enfoncée, les précieux manuscrits brûlés, tandis que la fille du directeur, Hypatie (l’héroïne de cet Agora d’Alejandro Amenabar) continuait à s’interroger sur les théories stellaires d’Aristaque et Ptolémée.
On peut dire que je fréquente du beau monde entre les pages de mes bouquins ou dans les salles obscures…
Et je ne les abandonne pas que contrainte par l’employé des postes. En effet, retournée consentante dans la vie réelle, je m’en fus à l’exposition de Simonne L’hermitte (voir rubrique à ce nom) : 60 ans de peinture en 60 œuvres ; ça commençait en effet par un petit dessin d’enfant, pour s’achever, après aquarelles et pastels, par des chevaux sur … papiers goudronnés. Tout est superbe dans cette exposition d’une artiste qui est aussi une cavalière (d’où ce nombre impressionnant de chevaux). Cette mostra, actuellement à l’ancienne chapelle des carmélites de Bois-Guillaume, se poursuivra à Paris. Je n’ai rien acheté parce que je suis fauchée (et que je n’ai plus de place sur mes murs), mais me suis consolée, au retour, en regardant de nouveau cette jolie aquarelle que Simonne m’offrit, un jour que nous fêtions ensemble nos anniversaires :



21 janvier 2010

SCANDALEUX !


Cette villa, que Maupassant se fit construire en 1883 à Etretat, n’a finalement pas été rachetée par les collectivités locales, contrairement à ce qui avait été annoncé au moment de sa mise en vente au printemps 2007. Motif : le dossier de faisabilité (quel mot barbare !) n’a pas été fait assez rapidement. Cette maison ne deviendra donc ni un musée, ni quelque autre lieu culturel de mémoire.
La propriétaire en était une vieille parisienne (sans lien avec l’écrivain) qui en demandait 1.148.000 euros, confondant probablement le prix des mètres carrés de la capitale avec ceux de la campagne normande. C’était trop cher sans doute, car La Guillette a finalement été cédée pour 600 000 euros à un … voisin, dont on ignore pour le moment ce qu’il en fera.
En tout cas : honte aux collectivités locales, aux lenteurs de ses administrations, honte même au ministère culturel qui, pour autant que je sache, ne s’est jamais penché sur ce dossier.
Tous les admirateurs de Maupassant seront probablement aussi furieux, aussi affligés que moi. Et quand on compare au coût pharaonique de la très médiatique opération Normandie Impressionniste (juin-septembre 2010) on peut également frémir. Deux poids deux mesures, semble-t-il dans le choix des dépenses publiques…


16-17 janvier 2010



N’est-il pas charmant ce Mickey ? Il doit mesurer 20 ou 25 cm. de haut. Il est composé de diverses chutes de tissus, fourré de coton hydrophile (made in Turquie), orné de deux très vieux boutons (souvenirs d’un gilet de ma petite enfance), cousu à la main, la … mienne. Quatorze heures de travail pour fabriquer ce cadeau destiné à Claude Duty, histoire d’augmenter sa collection de la plus célèbre souris. J’ai fait retour à la couture, ma très ancienne passion, jadis en compétition avec l’écriture. J’ai en effet fabriqué des vêtements pour mes poupées en même temps que j’écrivais mon premier conte, bien avant ma 10° année.
Claude était, ce 16 janvier, très content du cadeau.
Et le hasard ( ?) voulut que le 17, flânant dans un salon de bouquinistes surtout consacré aux documents régionaux, je tombais en arrêt sur un des rares albums pour enfants :


Je m’étais pourtant promis de seulement regarder les livres et cartes postales de ce salon, mais je n’ai pu résister à acquérir ce Mickey fait du cinéma (édition française de 1947, d’après l’édition originale de 1941) pour également l’offrir à Claude (dont on se souviendra qu’il est cinéaste). Les bulles des bandes dessinées n’étaient pas encore en usage, le texte écrit en une ligne continue sous chacune des 3 rangées de 2 ou 3 images. Voici deux de ces images (et leur texte) cueillies en première et dernière page :


(…) Mickey et l’acteur qui incarne Robinson Crusoé prennent place sur un radeau chargé des objets qu’ils sont censés avoir pu arracher à leur navire en perdition. On entend les phrases rituelles : « Caméra prête ? – Prêt ! – Prêt pour le son ? – Prêt »


La scène finale de « Mickey et Robinson Crusoé » vient d’être tournée. On rassemble le matériel, dépêchons-nous ordonne le metteur en scène, il est temps de partir – Alors, demande Mickey, que pensez-vous de mon jeu ? – Ce n’était pas mal ; ça prouve qu’un metteur en scène de grande classe peut obtenir d’excellents résultats avec le premier venu. »(…)
Cet album était vraiment fait pour tomber entre les mains de Claude ! Avant que nous n’allions ensemble à la thé-partie où nous étions invités au théâtre de la Chapelle St Louis, il l’a ajouté à la collection de ses livres pour enfants, qu’il a précieusement gardés, tout comme moi (on en trouvera de nombreuses photos sur mon autre site : http://passagedutemps.fr). Parmi eux, j’ai d’ailleurs un album concernant Mickey (édition française: 1950), où apparaît Minnie, son éternelle fiancée (née comme lui en 1928) et Goffy (né en 1932, et dont le nom n’avait pas encore été traduit en Dingo), participant à la ruée vers l’or et la chasse aux bandits à Val-Pépites :


C’était un peu de légèreté dans mon actualité, indispensable en cette semaine d’intense pression médiatique sur le tremblement de terre en Haïti …


15 janvier 2010

La neige a cessé de tomber, le dégel est venu, je suis enfin retournée au cinéma, pour le très esthétisant (mais aussi très languide !) film de Jane Campion : Bright star.
La période étant aux bilans, j’ai compté combien de longs-métrages j’avais vus en 2009 : 48 (dont 17 lors du festival nordique : les seuls dont j’ai rendu compte dans ma rubrique cinéma) ; je n’ai pas compté le nombre de livres lus (faute d’avoir noté les titres dans mon agenda), mais je peux au moins nommer le dernier (qui n’est pas paru récemment car je n’ai guère d’attirance pour ce qui se publie actuellement) : Les confessions de Nat Turner de William Styron, gros roman inspiré de la vie de ce Nat Turner, qui rédigea une confession d’une vingtaine de pages, peu avant d’être pendu (1831). Nat Turner, esclave noir né en Virginie (1800), apprit à lire, et, la tête quelque peu dérangée par sa Bible (un livre plein de bruit et de fureur, qui lui suscita des hallucinations) il mena bientôt une révolte d’esclaves, commencée par une grande tuerie de blancs. Cette révolte échoua rapidement, mais l’abolition de l’esclavage, qui était déjà en chemin dans certains esprits (pas seulement noirs) aboutit à la guerre de Sécession (1861-1865), qui eut effectivement pour conclusion l’abolition de l’esclavage aux Etats-Unis.
Le destin de Nat Turner m’a frappée par ses similitudes avec celui de Toussaint Louverture, au moins dans leurs premières années où, esclaves, remarqués pour leur intelligence, ils purent apprendre à lire, à écrire, à monter à cheval et eurent bientôt des responsabilités sur les domaines de leurs propriétaires. Toussaint, dont le père fut déporté du Dahomey (où il était d’une famille royale), naquit à Saint Domingue, en 1746. Affranchi en 1776, il participe (1791) à une révolte d’esclaves, qui s’allient aux Espagnols en 1793. Mais, cette même année 1793, les révolutionnaires français ayant émancipé les esclaves (à l’initiative de l’abbé Grégoire), Toussaint se tourne vers cette alliance pour bouter Espagnols et Anglais hors de son île d’Haïti. Il est victorieux. Mais, finalement jugé dangereux par Napoléon (qui, devenu empereur, rétablit l’esclavage en 1802) il est arrêté (1802), expédié en France avec toute sa famille. Incarcéré au château de Joux (construit aux XI°/XII°, devenu, au fil des siècles et des guerres, forteresse puis prison d’état, à présent musée).

...

Il y mourra un an plus tard, de maladie. Mais l’abolition de l’esclavage sera de nouveau légalisée en France, en 1848, grâce à Victor Schoelcher (1804-1893).
C’est en visitant, dans ma jeunesse, le fort de Joux (où furent également emprisonnés, entre autres, Mirabeau et Henrich von Kleist) que j’appris l’histoire de Toussaint Louverture.
Et j’ai revu son portrait hier, avant-hier, à la télévision, en arrière-plan, derrière l’ambassadeur d’Haïti en France, pleurant les victimes du tremblement de terre. Cette image s’est superposée à ma récente lecture, et au souvenir du film de Bertrand Tavernier
Dans la brume électrique, tiré d’un roman de James Lee Burke, dont le titre complet est Dans la brume électrique avec les morts confédérés. Présent et passé se télescopent en effet dans ce film où un policier contemporain (joué par l’extraordinaire Tommy Lee Jones), enquêtant sur le meurtre d’une prostituée, croise quelques fantômes de la guerre de Sécession et d’un prisonnier noir qu’il vit s’échapper et être mis à mort dans son enfance.
Et certains songeraient à supprimer l’enseignement de l’Histoire dans les établissements scolaires ? Mais comment les générations à venir comprendraient-elles leur présent, amputées qu’elles seraient du passé ? Comment connaîtraient-elles ce sentiment indispensable, qui nous mobilise tous, aujourd’hui, pour les Haïtiens : la compassion ?


9 janvier 2010

La NEIGE encore, et les vœux (enneigés) suite…


La photo est de Danielle Vignal. On remarquera, sur la flèche de la cathédrale de Rouen, le clocheton manquant, que la tempête de décembre 1999 bouscula assez pour qu’il s’effondrât, malgré son poids, traversant le toit du bâtiment pour s’écraser dans le chœur (ci-dessous, photo de Jean-Marie Thuillier pour le quotidien Paris-Normandie)


C’était heureusement beaucoup trop tôt pour qu’il fût ouvert au public, car pareille chute aurait fait de nombreuses victimes. La cathédrale fut fermée un moment, nettoyée, son toit réparé. Mais la flèche (qui en remplaçait une plus ancienne, en bois) n’a pas retrouvé son 4° clocheton.

L’EPIPHANIE, encore…


… dans un excellent documentaire de Stéphane Bégoin, sur Arte, qui passait en revue tous les éléments, historiques, archéologiques, légendaires (mis en place par l’Eglise catholique), picturaux. Mes versions personnelles de l’affaire sont dans mes textes intitulés La petite caille (2008) – que j’aurais pu aussi bien titrer L’Evangile selon Joseph – et L’œil du bœuf (1985) qui est le premier des contes que me commanda le regretté Roger Parment, pour son hebdomadaire Liberté-Dimanche. Ils sont toujours d’actualité l’un et l’autre, comme on pourra le constater en s’y reportant (cliquer sur leurs titres dans la table des titres). Quant à Roger Parment, on trouvera le texte que j’écrivis à sa mort (1992) dans ma rubrique In Mémoriam).
Si j’avais mieux connu Oleg Yankovsky, j’aurais sans doute aussi écrit quelques lignes à sa mort. Mais je ne l’ai croisé qu’une semaine, sur le tournage du film Mado poste restante (d’après mon roman Mado), l’été 1989. Et je n’ai guère pu communiquer avec lui car il ne parlait pas plus ma langue que je ne parlais la sienne. Ce qui ne l’empêchait pas de tenir son rôle en français, prouesse que j’admirais beaucoup. Pourquoi l’évoquer aujourd’hui ? C’est que, lisant une critique du film Tsar (de Pavel Longuine)…


… qui sera sur les écrans français dès le 13 janvier, j’apprends sa mort, qui date de mai 2009, au moment même où ce film était projeté au festival de Cannes. Brutalement rendue mélancolique par cette nouvelle, j’ai cherché quelques détails sur Internet, apprenant qu’Oleg, né en 1944, brilla non seulement au cinéma et à la télévision, mais également au théâtre. C’est d’ailleurs au théâtre Lenkom de Moscou (où il travaillait depuis 1973) que ses obsèques civiles ont eu lieu, avant qu’il ne soit enterré, dans l’intimité familiale, au cimetière Novodievitchi.
Ci-dessous deux photos prises à l’Hôtel du Parc, de Port-Lesney (Jura) pendant le tournage de Mado poste restante



Oleg Yankovsky, Hélène Maisse, Simone Arese




5 janvier 2010


J’ai donc été reine (éphémère !), couronnée par Philippe Davenet (qui n’avait guère le choix vu que nous avons dégusté la galette de l’Epiphanie en tête-à-tête !).
C’était le gâteau que mon père (pâtissier, voir mon site http://passagedutemps.fr) préférait faire. Et celui qu’il n’aimait pas fabriquer ? Les pièces montées ! Car la température du sucre (pour coller les choux) était délicate, il lui arrivait de se brûler avec ce sucre bouillant en édifiant cette tour, qui pouvait prendre de la gîte si le temps était trop humide !
Il aimait beaucoup faire les gâteaux qui demandaient du décor. Et j’ai gardé, entre autres souvenirs (son fouet à battre la Chantilly, les moules à madeleines (ce gâteau si proustien !) son rouleau – portant la marque de ses doigts là où le passage régulier de ses mains en avait usé le bois) ce mince rectangle de cuivre…


… pochoir qu’il posait sur les gâteaux glacés au chocolat, pour y semer, d’un sucre volatil, ce blanc décor d’un village enneigé.
Qu’il vous porte aujourd’hui mes vœux.
Que nous prenions, tous, un peu plus soin de notre si merveilleuse planète, afin que la vidéo ci-dessous ne puisse devenir réalité
1,3.pps (cliquez)

Votre Cassandre…



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