Passage du temps

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CHAPITRE II
(1910-1936)

L’enfant à la poire


Mon père, Gaston Louis Margas, fut conçu à Rouen, rue… des matelas…


… et naquit à Darnétal, 12 rue St Pierre (photo prise en 1997). Son père était ouvrier boulanger et sa mère couturière. Il demeura enfant unique car sa mère avait failli mourir en le mettant au monde.


On l’emmena chez un photographe, qui dut lui donner une poire pour qu’il se tînt sage :


Il y retourna avec sa mère, Maria Augustine, née Vallée (1885-1917), probablement pour que son père, Gaston Casimir Margas (1882-1933) eût leurs portraits à serrer au Chemin des Dames

....

Le soldat revint de la guerre ; mais l’épouse était morte de tuberculose. Mon père fut donc, comme ma mère, orphelin de mère dans sa 8° année. Il passa la fin de la guerre, chez tante Juliette, la sœur de Maria Augustine, demeurée à Imbleville. On ne révéla pas à l’enfant que sa mère était morte et il passa dans cette campagne quelques mois insouciants, avec Alice, Yvonne, ses deux cousines, et des enfants de l’assistance placés chez sa tante. Imbleville demeure un bien joli village (photo 2006)


Au retour de la guerre mon grand-père dut donc annoncer la mort de son épouse à son fils de 8 ans. Mon père évoque ce souvenir dans un manuscrit qu’il écrivit pour moi, près de … 70 ans plus tard, que je garde précieusement, mais dont j’ai déposé un double à l’A.P.A. (association pour l’autobiographie, http://sitapa.free.fr)
Mon grand-père se remaria, avec une demoiselle prénommée Joséphine, rencontrée à un mariage familial. Il ne fut pas heureux, mourut noyé dans une citerne, en 1933, sans qu’il puisse être établi s’il s’agissait d’un accident ou d’un suicide. Il est en tout cas bien sombre sur cette photo :


L’enfant que fut mon père avait grandi. C’est une cigarette que lui fit tenir le photographe, l’ayant vêtu d’un costume militaire de fantaisie


Ce service militaire (effectué en Alsace) a un temps suspendu l’activité professionnelle de mon père, qui avait choisi de devenir pâtissier. Il a travaillé dans plusieurs villes de la Seine-Maritime et de l’Eure, dont Rouen, où il retrouve sa cousine Alice, mariée à un Hollandais. Ci-dessous baptême de leur fils Walter Voorhoeve, dont Gaston est le parrain. Sa cousine est à sa gauche (mais la demoiselle sur ses genoux demeure une inconnue)


Finalement il trouve une place à Beaumont-le-Roger, chez M. Lemarié (ci-dessous), en 1933. C’est dans ce village qu’il apprend la mort de son père, qu’il rencontre ma mère (arrivée là, pour travailler chez une tante, en 1927)

copyright Simone Arese   dernière mise à jour
le 05 juin 09