Passage du temps
CHAPITRE I
(fin XIX°-1936)

Mais qui sont donc tous ces gens d’un autre siècle ?



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Mariage des « cousins de Poissy », où figurent, au 2° rang, de profil, mon grand-père maternel Albert Gaston Echalard, dit Prudent (1874-1941), avec, à sa gauche, sa sœur. Je n’ai connu ni l’un ni l’autre, mais je trouve certaine ressemblance entre cette grand-tante et moi (sur la photo de mon 20° anniversaire, en chapitre V)


Encore un mariage, plus campagnard semble-t-il. Je crois identifier (dernier rang au centre) ma grand-mère maternelle Berthe Ernestine Landrin (1878-1920), que je n’ai pas connue non plus.


Derrière la maison natale de ma mère, au centre, ses parents Berthe et Albert, encadrés des parents d’Albert : Joseph Xavier Echalard (né en 1834) et Prudence (née Desmares, en 1839). Entre Joseph et Berthe, la sœur d’Albert, et sur les genoux de Berthe un de leurs cinq enfants. S’agit-il de Marcelle, morte dans sa cinquième année, ou du premier fils, Fernand ? La robe n’indique pas forcément qu’il s’agit de Marcelle puisqu’au début de ce 20° siècle, les garçons la portaient également durant leurs premières années. Cette photo est antérieure à 1910, car après Marcelle et Fernand, il y eut René, Thérèse Alyette (ma mère, 1913-1997) et Jeanne (née en 1915, toujours vaillante en cette fin d’année 2008).


En 1991, mon neveu Patrice Margas et moi-même avons pu emmener ma mère en pèlerinage à La Brosse. Les habitants de la maison ont été assez aimables pour nous inviter à entrer et j’ai pris cette photo avec un peu plus de recul que le photographe d’avant 1910, mais devant la même fenêtre :


Ma mère put nous indiquer l’endroit où son père avait creusé une citerne, le bâtiment où était situé la forge, la pièce qui avait été le café et la salle de bal, un noyer planté par son père, et le petit carré d’herbe où sa sœur et elle avaient cultivé quelques fleurs.
En 1995 et 2006 je retournais encore à La Brosse photographier cette maison, côté rue :

...

Je pus encore apercevoir le jardin, à travers la grille qu’avait forgée mon grand-père :


Je me rendis également à l’église de La Forêt du Parc, dont dépend le hameau de La Brosse :

...

Sur un mur extérieur de cette église, je remarquais une statue de la Vierge, qui devait être vénérée depuis longtemps à en juger par l’orthographe de la plaque : TRONC A LONNEUR DE NOTRE DAME DES EGAREE DIEU VOIT TOUT


Nulle tombe familiale n’existait plus dans le cimetière jouxtant l’église, hormis celle d’un des deux frères de ma grand-mère, mort à la guerre, et dont la plaque indiquait : Ici repose Raoul Landrin mort pour la France à Tahure le 9 octobre 1915 dans sa 29° année regretté de toute sa famille croix de guerre et médaille militaire :


Il n’existe aucune photo de l’enfance de ma mère, mais j’ai encore une autre photo de son père, plus récente :


Ma mère se souvenait – avant que le maladie d’Alzheimer ne détruise sa mémoire – qu’il jouait du violon et du hautbois, car leur village était proche de La Couture Boussey, célèbre pour ses fabriques d’instruments de musique. J’ai évoqué cela dans un texte d’atelier d’écriture (Vibrations) qu’on trouvera sur mon site :

http://pagesperso-orange.fr/simarese

Encore une photo de mariage, où ma mère, jeune fille, se trouve, en robe claire, derrière le marié. Et, proche de la mariée il y a le cousin de ma mère, Maurice (fils de Paul Landrin), avec sa fiancée Léa :


Maurice et Léa se marièrent à Hénin-Lietard. Derrière la mariée, ma mère, et, au-dessus d’elle, sa sœur Jeanne. Au premier rang à gauche, après la fillette, je crois identifier la mère de Maurice, et, par déduction, son père. Je reconnais également, aux 2° et 3° rang, deux jeunes hommes, amis du marié, venus de Beaumont-Le-Roger, où résidaient Maurice, et ses deux cousines :


A Beaumont, ma mère devint amie d’une cliente de L’hôtel de la gare, tenu d’une main de fer par la mère de Maurice, qui ne fut guère tendre avec ses nièces (orphelines de mère dans leur 8° et 6° année) qu’elle employait. Cette amie, Jeanne-Hélène Salvadori, deviendra ma marraine. On les voit ici dans le jardin de la belle maison que louaient, en été, Jeanne-Hélène et son mari, un militaire corse, qui devait mourir d’une crise cardiaque en 1945.

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Toujours dans la clientèle de L’hôtel de la gare, ma mère se fit une autre amie : Jeanne Oder (née Rapin)


Et voici, sur une carte postale ancienne, cette gare de Beaumont, avec, sur la gauche, son Hotel de la gare.


copyright Simone Arese   dernière mise à jour
le 05 juin 09